LES FORCES POLITIQUES ET SOCIALES EXIGENTS LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES, NOTAMMENT EUGENE DIOMI NDONGALA ET FERNANDO KUTINO / CONFERENCE DE PRESSE DU 16.07.14

Vedette

LES FORCES POLITIQUES ET SOCIALES EXIGENT LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES, NOTAMMENT EUGENE DIOMI NDONGALA ET FERNANDO KUTINO / CONFERENCE DE PRESSE DU 16.07.14

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DIOMI NDONGALA: "LE CAPITALISME DU DESASTRE A PRIS LA PLACE DU PANAFRICANISME PARTOUT EN AFRIQUE"

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lettre aux congolais

LETTRE N°2

REVISION DE LA CONSTITUTION, INCURIE DIPLOMATIQUE, SECURITAIRE ET ECONOMIQUE: LES CONGOLAIS DOIVENT TROUVER LE COURAGE DE DIRE « NON » POUR PERMETTRE A LA NATION CONGOLAISE DE SURVIVRE

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J’ai pris habitude d’analyser l’actualité politique à partir des évènements qui, comme des images et des portraits de certaines réalités de notre pays, ont marqué mon esprit. Cette semaine, à partir de ma cellule, mon attention c’est focalisée sur trois évènements dont j’ai eu écho :

  1. Les mini-congres du PPRD, annoncé pour finaliser le projet scélérat de la révision constitutionnelle afin d’ adapter la Loi Fondamentale de la République Démocratique du Congo aux ambitions centralistes et anti-démocratiques de l’actuel « locataire » du Palais de la Nation qui ambitionne d’en devenir le « propriétaire » ;
  2. Le refoulement violent, accompagné d’exécutions extra-judiciaires, pillages et agressions de toutes sortes dont ont été victimes nos compatriotes par nos voisins « congolais » ;
  3. L’affaiblissement extrême de l’Etat de droit en RDC.

A ces problèmes actuels, j’ajouterai la persistance, surtout à Kinshasa, avec le « généralissime Kanyama » alias « Esprit de mort » en première ligne dans ses œuvres, de la volonté politique d’ infantiliser nos compatriotes, en limitant les libertés des congolais par des initiatives malencontreuses où se manifeste toujours le visage de l’Etat Destructeur, l’Etat qui Interdit et Censure et jamais l’Etat qui Aide ou Protège l’exercice des droits civils et politiques des congolais.

Cela trahit une conception « négative » de la force publique et de la fonction essentielle de l’Etat.

L’Etat Léviathan, contre l’Etat des citoyens.

Ouvrons les yeux, chers compatriotes, car les congolais ne sont plus des vrais « citoyens »  chez-eux:

le représentants politiques sont issus d’un processus électoral vicieux qui n’a pas respecté le principe constitutionnel d’une élection démocratique par suffrage direct, libre et transparent. D’ailleurs, les décisions de ces Elus semblent systématiquement orientées contre les intérêts supérieurs du peuple, visant plutôt les intérêts des individus au pouvoir qui exploitent leur majorité mécanique et apprivoisée pour imposer leur volonté, sans aucun vrai dialogue républicain et dans un climat d’affrontement perpétuel avec une opposition politique résignée et systématiquement obligée de quitter l’hémicycle pour se faire, au moins, entendre…

Les congolais sont, depuis 15 ans, privés d’identité citoyenne clairement établie :

ni carte d’identité, ni registre d’Etat civil ne peuvent être évoquée pour établir la citoyenneté des congolais, avec toutes les dérivent qui s’en suivent en termes d’usurpation d’identité et nationalité.

Après l’Angola – pour ne pas parler de l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi – voilà le Congo d’en face se lancer dans la chasse aux congolais. La réaction des prétendues autorités politiques et diplomatiques R.D.congolais est tellement mitigée qu’elle est inaudible…

Le bilan diplomatique, sécuritaire et économique de l’exécutif Kabila est tellement négatif que les congolais s’étonnent, à chaque fois, quand ils entendent certains partenaires de la RDC évoquer des performances économiques ou sécuritaires qu’eux-mêmes n’arrivent pas à apercevoir.

Quand j’entends M.me Mary Robinson vanter le progrès dans l’Application de l’Accord Cadre, dont le volet politique interne n’a même pas un début d’exécution et celui militaire ou sécuritaire est toujours inappliqué, je me dis que peut être l’Analyste Politique et Abbé congolais Jean-Pierre Mbelu a raison quand il nous dit, avec franchise et sans détours, que la RDC est colonisée et les congolais ne sont pas libres chez eux.

Beaucoup de congolais tombent même dans l’erreur d’attribuer à Kabila deux mandats – frauduleusement acquis – alors qu’en réalité il en a consommé déjà trois : avec quel bilan ?

Pas seulement les congolais demeurent les damnés de la terre en occident, faisant l’objet d’expulsions et traitements dégradants mais, maintenant, ces traitements sont adoptés par nos voisins africains, même ceux qui nous sont le plus proches, s’appelant « congolais », comme nous.

A force de plier l’échine face à la violence d’état, aux abus et à la chosification qui nous est imposée depuis 15 ans, nous avons perdu le respect des autres pays africains. Tout le monde connait comment le Congo se fait voler ses richesses sans réagir ; tout le monde sait que les institutions politiques congolaises sont délégitimée et que notre armée n’est pas prête à nous défendre des menaces extérieures. Les services de sécurités sont plus habitués à traquer et extorquer les civils congolais, traquer les opposants pacifiques ou bien les acteurs de la société civile plutôt que les ennemis de la République. Les Prisons sont remplies par les victimes de leur haine aveugle.

En réalité, les congolais sont marginalisées chez-eux : finaliser un hôpital en construction depuis 30 ans – l’Hôpital dit du Cinquantenaire – et confier sa direction administrative et médicale à des ressortissants Indiens anglophones n’est-ce pas une manière de ridiculiser les congolais, qu’il y a 15 ans, exportaient leurs médecins jusqu’en Afrique du Sud?

Et le même phénomène s’affirme un peu partout : la citoyenneté congolaise est moribonde, notre dignité bafouée.

La Constitution qui nous régit actuellement fut le résultat d’un compromis politique majeur, celui de L’Accord Politique de Pretoria, qui établit ses fondations de principe. J’en parle car je suis un des signataires de cet Accord.

Modifier les dispositions intangibles de la Constitution en vigueur n’est-ce pas une tentative de miner les fondations de l’Accord Politique Global qui est reconnu par toutes les forces politiques réunie après la chute de Mobutu ?

Le Congo –Kinshasa aurait-il assisté à la mort de plus de 8.000.000 de ses ressortissants tout simplement pour revenir à la case de départ, avec une dictature à vie en gestation, maquillée et soutenue par les mêmes cerveaux pervertis mobutistes qui avaient entêté le Marechal à ne pas céder à la pleine démocratisation du pays ? Ils sont toujours là, toujours les mêmes, prêts à tout pour ramasser les miettes tombées de la table de leur nouveau patron.

Certes Mobutu, s’il ne nous avait pas assuré  la démocratie, il nous avait assuré, au moins, jusqu’en 1996, la sécurité et le respect de nos voisins.

Maintenant, à nous, peuple congolais, il nous ne reste plus rien :

ni le respect de nos voisin, ni la sécurité et encore moins le développement économique, impossible dans un pays où la patrimonialisation des biens de l’Etat et la corruption sont le règles de base de la gestion économique du pays, des antivaleurs auxquels s’ajoute le manque absolu de sécurité juridique.

C’est comme si le Capitalisme du Désastre avait pris la place du Panafricanisme, partout en Afrique.

Sur le plan économique le pillage s’installe : la Miba a été placé en faillite, la Gecamines est émiettée et aucune entreprise publique ne fait plus de bénéfice depuis des lustres. L’électricité produite à Inga est vendue et les entrées relatives à ces ventes sont partagés entre apparatchiks au pouvoir, alors que 90% des congolais n’ont pas accès à l’électricité et le 10% restant en profite avec « délestage ».

Les « Contrats chinois » ont privé la RDC des mines les plus rentables du Katanga, avec une contrepartie inconnue à ce jour.

Tout est aliéné et, maintenant, ils veulent nous prendre aussi notre dignité : nous sommes devenus les damnés d’une Afrique pervertie et cela ne pourra que s’empirer, vu les velléités de présidence à vie qui animent les esprits de ceux qui sont en train d’anéantir l’Etat Congolais, à cause de leur vision nombriliste de la politique.

Ne permettons pas à ce régime de nous priver de l’espoir du changement qui s’accompagne à l’alternance politique ; luttons pour pouvoir laisser un héritage à nos enfants et aux générations futures.

Je suis sûr que quand le Congolais auront pris conscience qu’ils sont en train de tout perdre – leur terre, leur liberté et leur dignité – alors ils seront prêts à ressembler toutes leurs énergies pour dire : NON.

Non à l’imposture ;

Non à la chosification des congolais,

Non à toute forme de Dictature à vie.

Vérité et Justice pour le Congo,

Eugène Diomi Ndongala,

Prisonnier Politique en RDC

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lire aussi/

LETTRE N°1 D’EUGENE DIOMI NDONGALA AUX CONGOLAIS: "CE QUI TUE EN MASSE LES CONGOLAIS EST LA PEUR" http://democratiechretienne.org/2013/12/19/lettre-n1-deugene-diomi-ndongala-aux-congolais-ce-qui-tue-en-masse-les-congolais-est-la-peur/

 

La DC dénonce la différence de traitement des dossiers Diomi et Ewanga de la part des Ju ges de la CSJ /TEMPETE DES TROPIQUES

La DC dénonce la différence de traitement des dossiers Diomi et Ewanga de la part des Juges de la CSJ /TEMPETE DES TROPIQUES

14 heures

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Dans une déclaration faite hier à Kinshasa

Dans une déclaration lue hier jeudi 11 septembre 2014 par Me Maguy Yabakuli, conseillère politique en charge des Affaires juridiques, la Démocratie chrétienne (DC) dénonce, après analyse, la différence de traitement entre les dossiers similaires concernant le député Ewanga par rapport au traitement « singulier » et « discriminatoire » réservé au député Eugène Diomi Ndongala.

A en croire la Démocratie chrétienne, « dans les cas, il apparaît une réelle différence de traitement de forme de ces deux dossiers, alors que, du point de vue formel, ils sont identiques », peut-on lire dans cette déclaration.

Pour cette formation politique, dans la procédure concernant le leader de la DC, la Cour suprême de justice a « manifestement violé », de manière « flagrante », l’article 34 de la loi organique n°13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétence de juridiction de l’ordre judiciaire.

Cette disposition exige que la Cour de cassation siégeant en premier et dernier ressort comprenne sept magistrats. Force est de constater que dans l’arrêt d’Eugène Diomi Ndongala, la Cour suprême de justice de la République démocratique du Congo a siégé à cinq au lieu de sept magistrats.

Au contraire, dans la procédure concernant Ewanga, la Cour suprême de justice a curieusement siégé à sept magistrats. Il convient d’admettre que la Cour qui a observé la loi organique ci-haut indiquée, a été respectée dans l’affaire Ewanga, l’a ignorée pour Diomi Ndongala.

D’où, « il ressort que l’arrêt prononcé contre Eugène Diomi Ndongala étant dépourvu de légalité, manque de force exécutoire et est, par conséquent, nul », conclut la déclaration de la Démocratie chrétienne.
Il faut rappeler que les cinq juges qui ont rendu cet arrêt sont pris à partie et devront répondre pour « dol ». Car il apparaît que leur volonté de ne pas se conformer à l’article 34 de la loi régissant la composition de la chambre en matière de cassation ne procède pas de l’ignorance de la loi mais plutôt d’une « faute grave et sérieuse » qui s’assimile au dol et elle ouvre la voie à cette dénonciation formelle à leur encontre.
Par Stone

Piller le pétrole congolais sans même en sortir une goutte

Piller le pétrole congolais sans même en sortir une goutte

par FreeDiomi le 12 septembre 2014
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Le milliardaire qui compte Fleurette au Congo-Kinshasa

par Xavier Monnier

La RDC a beau se traîner dans les tréfonds des classements mondiaux sur le développement, pour très peu elle demeure un eldorado… Petit exemple illustré.
La piscine lorgne de loin vers l’art déco. Elle prend naissance aux abords de la première batisse, destinée à la sentinelle et aux chauffeurs. Ce petit personnels, dès lors que le salaire le permet, se révèle indispensable à Kinshasa, mégalopole d’au moins 10 millions d’habitants à la circulation aussi anarchique qu’erratique. Alternent les boulevards bitumés, les rues défoncées qui ont enfoui le goudron sous les cratères et les pistes. Dans tous les coins de la ville. Anarchie éprouvante. La route qui a mené vers ce rendez vous s’est révélée correcte. Sans trop de trous. Donnant à ce quartier résidentiel une impression de quiétude. Là, pas de tout à l’égout parfumant la ruelle, ni de tas d’immondices, décorum banal de l’ancienne Léopoldville. Dans la salle d’attente de la maison du maître des lieux, des photos de l’hôte avec les présidents de la sous-région. Angola, Ouganda, République démocratique du Congo évidemment et même Rwanda. La climatisation n’est pas poussée, l’hiver australe baigne l’autorise.

Le sphinx replet de Kinshasa

Excellence, honorable, le visiteur peut se perdre dans les titres dont s’affublent les hommes politiques congolais. Celui-là est passé par tous les états depuis deux décennies, à l’instar de son pays, traversés par deux grandes guerres, baignant toujours dans des conflits de faible intensité. Et de grands drames. 5, 7, 10 millions de morts dus aux conflits depuis 1996. Les spécialistes se perdent dans leurs calculs, les médias se détournent, et le Congo demeure, comme son fleuve, impétueux, peu navigable, gigantesque.

Il propose un café, demande l’anonymat. Puis, parle librement. Intime du président Kabila, au pouvoir depuis 2001, il l’a vu évoluer. Un sphinx replet. Là où ses prédecesseurs Mobutu ou son père ont aimé à parler, enivrant le peuple de grandes tirades, Joseph se tait. Son visage se contente d’orner bien les affiches 4×3 du boulevard du 30 juin, la plus grande avenue de la ville, assurant que le pays fait cap vers l’émergence. Alternant dernière et avant dernière place du classement de l’indice de développement humain du Pnud, le défi semble relevable…
En 13 ans de pouvoir, Kabila a grossi, son emprise sur le pays ne s’est pas vraiment renforcée. Et l’opposition lui montre la sortie, avec un appui de taille les Etats-Unis. John Kerry en personne s’est rendu en RDC. Le secrétaire d’Etat américain a insisté sur la nécessité de ne pas changer la constitution de 2006, qui interdit plus de deux mandats consécutifs. Elu en 2006 puis 2011, Kabila doit passer la main ou tordre la loi fondamentale.

Derrière la constitution, le pétrole

«C’est ce qui vous amène? demande le maitre des lieux. D’accord mais après nous parlerons d’un vrai sujet.» L’homme entonne le refrain du 2 poids 2 mesures. Que le Congo voisin où sévit depuis 1997 Denis Sassou Nguesso, ou le Togo, ou le Rwanda se retrouvent peu ou prou dans la même situation. «Pour que leurs présidents se maintiennent il faudra qu’ils changent leurs textes. Vous entendez les Etats-Unis parler contre eux». L’interlocuteur déroule. «Que le président se représente n’est pas la meileure solution mais en existe-il? La peur de la vengeance si l’alternance se réalise fige un peu les choses. Même dans la majorité présidentielle, l’émergence d’un dauphin inquiète.» Alors? «Nul ne sait si le président va se représenter». Le ton est un peu las. Une teinte de regret pointe. « Ce n’est pas nécessaire de changer la constitution, ni que le président se représente. On pourrait, qui sait, opter pour un modèle russe, où le président devient chef de gouvernement avant de reprendre le poste. Mais pour l’heure nul ne songe à cela, on s’interdit même la réflexion.» Le sujet ne le passionne guère. Peut-être sait-il l’issue inévitable. C’est un autre thème qui le passionne, l’agace. Le pétrole. Le dernier trésor du scandale géologique congolais. Riche de tous les minerais possibles et imaginable, de l’or au diamant en passant par le cuivre, le coltan si nécessaire aux téléphones portables. Des minerais de sang qui alimentent les guerres du Congo. Ne manquait que la matière première par excellence. Le pétrole. «C’est l’avenir du pays». Ses yeux s’enflamment, les mots sont plus appuyés. Et l’ennemi désigné. Un financier israélien, basé en Afrique du sud et très actif en RDC. Dan Gertler.

Gertler, roi de la bascule congolaise

En début d’année Global Witness révéle que, l’hommes d’affaires a revendu à l’Angola des permis pétroliers raflé sur la Zic, la zone d’intérêt commun entre Angola et Congo. « Luanda a payé la facture avant de rendre l’exploitation à la compagnie pétrolière congolaise, assure notre interlocuteur qui a participé aux négociations. Ils étaient furieux.» Et un peu honteux pour leurs voisins. Vendus 500 000 dollars en 2006, ces permis ont été rachetés «150 millions de dollars» fin 2012.

«Il a fait la bascule sans commencer ni l’exploitation ni la structuration de la production, seulement quelques études pour faire monter la sauce». Un superbe coup, agrémenté en début d’années de communiqués et papiers vengeurs à l’encontre de Global Witness qui a osé évoquer les dessous de la transactions. Que les détails donnés à Bakchich par ce négociateur confirme… «Et la manoeuvre se répète. Vous avez lu ses déclarations à la presse sur les blocs du lac Albert». A la frontière avec l’Ouganda, à l’est du pays, le pétrole affleure. Là aussi, Dan Gertler, dont la holding consacré à la RDC porte le joli nom de Fleurette, dispose de deux blocs pétroliers encore inexploités. Début août Gertler s’est répandu dans la presse mondiale pour assurer qu’il était assis sur 3 milliards de barils…

«Il veut nous refaire le coup», pronostique le négociateur, prêt à repartir en mission. Selon cette source présidentielle, les blocs du Lac Albert ont été vendus à Gertler pour moins d’une dizaine de millions d’euros. «Il veut nous refaire le coup de la ZIC sans même faire de forage».

Piller le pétrole congolais sans même en sortir une goutte.

Du grand art, impossible sans muse…Deux ombres accompagnent les cessions de ces permis à Gertler. L’ancienne éminence grise du président, Augustin Katumba Mwanke, disparu dans un accident d’avion en 2012, a été ciblé par un cable de l’ambassade américaine de 2009, révélé par Wikileaks. Proche de l’homme d’affaires israélien, il aurait joué un grand rôle dans la signatures de ces contrats. Difficile dès lors de ne pas pointer la responsabilité du chef de l’Etat, Kabila lui-même dans l’imbroglio. «C’était une autre époque, défend son fidèle. Il faut désormais que les entrepreneurs comprennent que le Congo évolue.» Voeu très pieu… A moins que le Sphinx ne soit vraiment replet.

https://www.bakchich.info/soci%C3%A9t%C3%A9/2014/09/10/le-milliardaire-qui-compte-fleurette-au-congo-kinshasa-63621

Affaire Diomi : une requête de prise à partie déposée contre 5 magistrats /TEMPETE DES TROPIQUES

Affaire Diomi : une requête de prise à partie déposée contre 5 magistrats /TEMPETE DES TROPIQUES

par FreeDiomi le 10 septembre 2014
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A la suite d’un procès « politique » dépourvu de légalité

Ces derniers sont accusés de « violer expressément » la loi et les droits fondamentaux du leader de la DC dont la libération immédiate est exigées
Dans une déclaration rendue publique hier mardi 9 septembre 2014 et signée par son porte-parole, Marc Mawete, la Démocratie chrétienne (DC), à travers son bureau politique, informe l’opinion tant nationale qu’internationale qu’en date du 1er septembre 2014, les avocats d’Eugène Diomi Ndongala ont introduit une requête de libération de leur client à cause des irrégularités flagrantes ayant vicié la parodie de « procès politique » qui a abouti à sa condamnation scélérate.
En effet, il ressort de leur analyse et dénonciation une différence de traitement entre les dossiers similaires concernant le député Ewanga par rapport au traitement singulier et discriminatoire réservé au député Eugène Diomi Ndongala.
Dans les cas, il apparait une réelle différence de traitement de forme de ces deux dossiers, alors que, du point de vue formel, ils sont identiques.

Dans la procédure concernant Diomi Ndongala, la Cour suprême de Justice a manifestement violé, de manière flagrante, l’article 34 de la loi organique n° 13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétence de juridiction de l’ordre judiciaire, peut-on lire dans cette déclaration.

Cette disposition, poursuit-elle, exige que la Cour de Cassation, siégeant en 1er et dernier ressort, comprenne 7 magistrats. Force est de constater que dans l’arrêt de l’affaire Eugène Diomi Ndongala, la Cour Suprême de Justice de la République Démocratique du Congo a siégé à 5 au lieu de 7 magistrats.
Au contraire, dans la procédure concernant le député Ewanga, la Cour Suprême de Justice siège curieusement à 7 magistrats.
Il convient d’admettre que la Cour qui a respecté la loi organique plus haut indiquée dans l’affaire Ewanga, l’a superbement ignorée pour Diomi.

« Voilà pourquoi nous dénonçons le fait que l’arrêt condamnant Eugène Diomi Ndongala est dépourvu de légalité. D’où, il ressort que l’arrêt prononcé contre Eugène Diomi Ndongala étant dépourvu de légalité, manque de force exécutoire et est, par conséquent, nul ».

Le bureau politique de la DC fait savoir qu’Eugène Diomi Ndongala a été jugé par une chambre incompétente dont le seul objectif était de « l’emprisonner à n’importe quel prix ». Il suffit de rappeler que le député de la DC, tout en étant assigné à résidence par 4 ordonnances de la CSJ, a été maintenu en prison et son mandat invalidé alors qu’il été illégalement détenu.

La conséquence légale de la nullité du procès Diomi Ndongala, soutiennent les avocats, est que le président national de la DC, n’ayant pas été jugé dans la forme prescrite par la loi en matière de Cour de Cassation, n’a pas été jugé par son juge naturel et, par conséquent, doit être immédiatement libéré, sa détention étant illégale.

Vu le manque de réponse de la part du président de la Cour suprême de Justice à cette revendication légale, légitime et conforme au droit, le collectif des avocats du leader de la DC ont déposé le 4 septembre 2014 une requête de prise à partie contre les magistrats ayant « violé expressément » la loi et les droits fondamentaux de Diomi.
Ces juges sont pris à partie et devront répondre pour « dol » car il apparaît que leur volonté de ne pas se conformer à l’article 34 de la loi régissant la composition de la Chambre en matière de Cassation ne procède pas de l’ignorance de la loi mais plutôt d’une faute grave et sérieuse qui s’assimile au dol.

Dans la plainte contre les juges, le collectif des avocats demande à la CSJ de constater que ceux-ci ont délibérément violé l’article 34 de la loi organique n°13/011-b du 11 avril 2013, portant organisation, fonctionnement et compétence des juridictions de l’ordre judiciaire en siégeant à cinq plutôt qu’à sept ; d’annuler le RP 014/CR du 26 mars 2014 émis contre Eugène Diomi Ndongala et le remettre immédiatement en liberté; de condamner la République Démocratique du Congo, civilement responsable « in solidum » avec les 5 magistrats, à l’équivalent en Francs congolais de deux millions de dollars de dommages et intérêts.

Vu ce qui précède, la DC exige la libération immédiate et sans condition du prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, victime d’un harcèlement politico-judiciaire de longue date, sa détention n’ayant plus aucune fondation légale.

« Il reste entendu que si la CSJ continue son déni de justice envers Diomi Ndongala, la Démocratie Chrétienne s’engage à tout mettre en œuvre afin que les instances de la Justice Internationale se saisissent de ce cas extrême de violation des droits de l’homme ainsi que de violation des droits civils et politiques d’un opposant politique incarcéré illégalement depuis deux ans à cause de ses opinions et son noble combat politique pour la vérité des urnes », conclut cette déclaration.
Par Stone

http://latempete.info/affaire-diomi-une-requete-de-prise-a-partie-deposee-contre-5-magistrats-2/

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LA DEMOCRATIE CHRETIENNE EXIGE LA LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITIONS DE SON PRESIDENT NATIONAL, EUGENE DIOMI NDONGALA, DETENU ILLEGALEMENT A LA SUITE D’UN PROCES POLITIQUE D EPOURVU DE LEGALITE, NON EXECUTOIRE ET NUL / COMMUNIQUE DC

LA DEMOCRATIE CHRETIENNE EXIGE LA LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITIONS DE SON PRESIDENT NATIONAL, EUGENE DIOMI NDONGALA, DETENU ILLEGALEMENT A LA SUITE D’UN PROCES POLITIQUE DEPOURVU DE LEGALITE, NON EXECUTOIRE ET NUL / COMMUNIQUE DC

par FreeDiomi le 9 septembre 2014
comm.dc 09.09.14

LA DEMOCRATIE CHRETIENNE EXIGE LA LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITIONS DE SON PRESIDENT NATIONAL, EUGENE DIOMI NDONGALA, DETENU ILLEGALEMENT A LA SUITE D’UN PROCES POLITIQUE DEPOURVU DE LEGALITE, NON EXECUTOIRE ET NUL
Le Bureau politique de la Démocratie Chrétienne, DC en sigle, tient à informer l’opinion tant nationale qu’internationale, qu’en date du 01/09/2014 le collectif des Avocat du Président National de la DC a introduit une requête de libération de leur client à cause des irrégularités flagrantes ayant vicié la parodie de procès politique qui a abouti à sa condamnation scélérate.
En effet, il ressort de leur analyse et dénonciation, une différence de traitement entre les dossiers similaires concernant le député Ewanga par rapport au traitement singulier et discriminatoire réservé au député Eugène Diomi Ndongala.
Dans les cas, il apparait une réelle différence de traitement de forme de ces deux dossiers, alors que, du point de vue formel, ils sont identiques.

Dans la procédure concernant le Président Diomi Ndongala, la Cour suprême de Justice a manifestement violé, de manière flagrante, l’art.34 de la loi organique n° 13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétence de juridiction de l’ordre judiciaire.

Cette disposition exige que la Cour de Cassation siégeant en 1° et dernier ressort, comprenne 7 magistrats. Force est de constater que dans l’arrêt d’Eugène Diomi Ndongala, la Cour Suprême de Justice de la République Démocratique du Congo, a siégé à 5 au lieu de 7 magistrats.
Au contraire, dans la procédure concernant le député Ewanga, la Cour Suprême de Justice siège curieusement à 7 magistrats.
Il convient d’admettre que la Cour, qui a respecté la loi organique plus haut indiquée a été respectée dans l’Affaire Ewanga , l’a superbement ignorée pour le Président Diomi Ndongala ; voilà pourquoi nous dénonçons que l’arrêt condamnant Eugène Diomi Ndongala est dépourvu de légalité.

D’où, il ressort que l’arrêt prononcé contre Eugène Diomi ndongala étant dépourvu de légalité, manque de force exécutoire et il est, par conséquent, NUL.

En effet, Eugène Diomi Ndongala, prisonnier politique du régime Kabila depuis 2 ans, a été jugé par une chambre incompétente, dont le seul objectif était de l’emprisonner à n’importe quel prix, sur la base d’injonctions politiques qui déshonorent la magistrature et minent les fondations de l’Etat de Droit en RDC. Il suffit de rappeler que le Député de la DC, tout en étant placé en résidence surveillée par 4 ordonnances de la CSJ, il a été maintenu en prison et son mandat invalidé alors qu’il été illégalement détenu.
La conséquence légale de la nullité du procès Diomi Ndongala, que nous dénonçons formellement prenant l’opinion nationale et internationale à témoins, est que le Président National de la DC , n’ayant pas été jugé dans la forme prescrite par la loi en matière de Cour de Cassation, n’a pas été jugé par son juge naturel et, par conséquent, il doit être immédiatement libéré, sa détention étant illégale.
Vu le manque de réponse de la part du président de la Cour suprême de Justice à cette revendication légale, légitime et conforme au droit, le collectif des Avocats du Président National de la Démocratie Chrétienne ont déposé le 04 septembre 2014 une REQUETE DE PRISE A PARTIE contre les Magistrats ayant violé expressément la loi et les droits fondamentaux de M Eugène Diomi Ndongala ;
Il s’agit des juges suivants :

  1. NGOIE KALENDA ,
  2. BUSHIRI IMANI MWATA ,
  3. MULAMBA MWAMBA ,
  4. IBANDA DUDU ,
  5. MWANGILWA MUSALI.

Ces juges sont pris à partie et ils devront répondre pour « dol » car il apparaît que leur volonté de ne pas se conformer à l’art. 34 de la loi régissant la composition de la Chambre en matière de Cassation ne procède pas de l’ignorance de la loi mais plutôt d’une faute grave et sérieuse qui s’assimile au dol et elle ouvre la voie à cette dénonciation formelle à leur encontre.
Il sied de souligner que la violation de droit est avérée d’autant que dans les mêmes conditions, la Cour Suprême de Justice faisant office de la Cour de Cassation, dans la cause 017/CR Jean Bertand Ewanga, a siégé à sept juges, conformément aux dispositions de la loi organique n°13/011-b du 11 avril 2013 portant organisation et compétence des juridictions de l’ordre judiciaire.
Dans la plainte contre les juges, le collectif des avocats demande à la CSJ de

  1. constater que ceux-ci ont délibérément violé l’art.34 de la loi organique n° 13/011-b du 11 avril 2013, portant organisation, fonctionnement et compétence des juridictions de l’ordre judiciaire en siégeant à cinq plutôt qu’ à sept ;
  2. d’annuler le RP 014/CR du 26 mars 2014 émis contre Eugène Diomi Ndongala et le remettre immédiatement en liberté;
  3. Condamner la République Démocratique du Congo, civilement responsable « in solidum » avec les 5 magistrats, à l’équivalent en francs congolais de deux millions de dollars, de dommages et intérêts.

Vu ce qui précède, la Démocratie Chrétienne exige la libération immédiate et sans condition du prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, victime d’un harcèlement politico-judiciaire de longue date, sa détention n’ayant plus aucune fondation légale.

Il reste entendu que si la CSJ continuera son déni de justice envers le prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, à cause d’injonctions politiques scélérates, la Démocratie Chrétienne s’engage à tout mettre en œuvre afin que les instances de Justice Internationales se saisissent de ce cas extrême de violation des droits de l’homme ainsi que de violations des droits civils et politiques d’un opposant politique qui est incarcéré illégalement depuis deux ans à cause de ses opinions et son noble combat politique pour la vérité des urnes.
Vérité et Justice pour le Congo,
Fait à Kinshasa, le 09/09/2014,
Marc Mawete,
Porte-Parole,
Démocratie Chrétienne, DC
CACHE DC
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Le Congo, république Démocratique, riche en ressources humaines et naturelles, éclaté par la guerre économique, animée par nos voisins et certains voutours de la Communauté Internationale, a besoin de tous ses fils, pour recoller les morceaux et engager le pays dans un grand processus de Développement. C’est aussi l’engagement que se fixe le Groupe le POLITIQUE CONGO RDC, afin d’ouvrir les débats d’idées et des projets susceptibles de contribuer à la construction du Pays.

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LA DEMOCRATIE CHRETIENNE EXIGE LA LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITIONS DE SON PRESIDENT NATIONAL, EUGENE DIOMI NDONGALA, DETENU ILLEGALEMENT A LA SUITE D’UN PROCES POLITIQUE D EPOURVU DE LEGALITE, NON EXECUTOIRE ET NUL / COMMUNIQUE DC

LA DEMOCRATIE CHRETIENNE EXIGE LA LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITIONS DE SON PRESIDENT NATIONAL, EUGENE DIOMI NDONGALA, DETENU ILLEGALEMENT A LA SUITE D’UN PROCES POLITIQUE DEPOURVU DE LEGALITE, NON EXECUTOIRE ET NUL / COMMUNIQUE DC

par FreeDiomi le 9 septembre 2014
comm.dc 09.09.14

LA DEMOCRATIE CHRETIENNE EXIGE LA LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITIONS DE SON PRESIDENT NATIONAL, EUGENE DIOMI NDONGALA, DETENU ILLEGALEMENT A LA SUITE D’UN PROCES POLITIQUE DEPOURVU DE LEGALITE, NON EXECUTOIRE ET NUL
Le Bureau politique de la Démocratie Chrétienne, DC en sigle, tient à informer l’opinion tant nationale qu’internationale, qu’en date du 01/09/2014 le collectif des Avocat du Président National de la DC a introduit une requête de libération de leur client à cause des irrégularités flagrantes ayant vicié la parodie de procès politique qui a abouti à sa condamnation scélérate.
En effet, il ressort de leur analyse et dénonciation, une différence de traitement entre les dossiers similaires concernant le député Ewanga par rapport au traitement singulier et discriminatoire réservé au député Eugène Diomi Ndongala.
Dans les cas, il apparait une réelle différence de traitement de forme de ces deux dossiers, alors que, du point de vue formel, ils sont identiques.

Dans la procédure concernant le Président Diomi Ndongala, la Cour suprême de Justice a manifestement violé, de manière flagrante, l’art.34 de la loi organique n° 13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétence de juridiction de l’ordre judiciaire.

Cette disposition exige que la Cour de Cassation siégeant en 1° et dernier ressort, comprenne 7 magistrats. Force est de constater que dans l’arrêt d’Eugène Diomi Ndongala, la Cour Suprême de Justice de la République Démocratique du Congo, a siégé à 5 au lieu de 7 magistrats.
Au contraire, dans la procédure concernant le député Ewanga, la Cour Suprême de Justice siège curieusement à 7 magistrats.
Il convient d’admettre que la Cour, qui a respecté la loi organique plus haut indiquée a été respectée dans l’Affaire Ewanga , l’a superbement ignorée pour le Président Diomi Ndongala ; voilà pourquoi nous dénonçons que l’arrêt condamnant Eugène Diomi Ndongala est dépourvu de légalité.

D’où, il ressort que l’arrêt prononcé contre Eugène Diomi ndongala étant dépourvu de légalité, manque de force exécutoire et il est, par conséquent, NUL.

En effet, Eugène Diomi Ndongala, prisonnier politique du régime Kabila depuis 2 ans, a été jugé par une chambre incompétente, dont le seul objectif était de l’emprisonner à n’importe quel prix, sur la base d’injonctions politiques qui déshonorent la magistrature et minent les fondations de l’Etat de Droit en RDC. Il suffit de rappeler que le Député de la DC, tout en étant placé en résidence surveillée par 4 ordonnances de la CSJ, il a été maintenu en prison et son mandat invalidé alors qu’il été illégalement détenu.
La conséquence légale de la nullité du procès Diomi Ndongala, que nous dénonçons formellement prenant l’opinion nationale et internationale à témoins, est que le Président National de la DC , n’ayant pas été jugé dans la forme prescrite par la loi en matière de Cour de Cassation, n’a pas été jugé par son juge naturel et, par conséquent, il doit être immédiatement libéré, sa détention étant illégale.
Vu le manque de réponse de la part du président de la Cour suprême de Justice à cette revendication légale, légitime et conforme au droit, le collectif des Avocats du Président National de la Démocratie Chrétienne ont déposé le 04 septembre 2014 une REQUETE DE PRISE A PARTIE contre les Magistrats ayant violé expressément la loi et les droits fondamentaux de M Eugène Diomi Ndongala ;
Il s’agit des juges suivants :

  1. NGOIE KALENDA ,
  2. BUSHIRI IMANI MWATA ,
  3. MULAMBA MWAMBA ,
  4. IBANDA DUDU ,
  5. MWANGILWA MUSALI.

Ces juges sont pris à partie et ils devront répondre pour « dol » car il apparaît que leur volonté de ne pas se conformer à l’art. 34 de la loi régissant la composition de la Chambre en matière de Cassation ne procède pas de l’ignorance de la loi mais plutôt d’une faute grave et sérieuse qui s’assimile au dol et elle ouvre la voie à cette dénonciation formelle à leur encontre.
Il sied de souligner que la violation de droit est avérée d’autant que dans les mêmes conditions, la Cour Suprême de Justice faisant office de la Cour de Cassation, dans la cause 017/CR Jean Bertand Ewanga, a siégé à sept juges, conformément aux dispositions de la loi organique n°13/011-b du 11 avril 2013 portant organisation et compétence des juridictions de l’ordre judiciaire.
Dans la plainte contre les juges, le collectif des avocats demande à la CSJ de

  1. constater que ceux-ci ont délibérément violé l’art.34 de la loi organique n° 13/011-b du 11 avril 2013, portant organisation, fonctionnement et compétence des juridictions de l’ordre judiciaire en siégeant à cinq plutôt qu’ à sept ;
  2. d’annuler le RP 014/CR du 26 mars 2014 émis contre Eugène Diomi Ndongala et le remettre immédiatement en liberté;
  3. Condamner la République Démocratique du Congo, civilement responsable « in solidum » avec les 5 magistrats, à l’équivalent en francs congolais de deux millions de dollars, de dommages et intérêts.

Vu ce qui précède, la Démocratie Chrétienne exige la libération immédiate et sans condition du prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, victime d’un harcèlement politico-judiciaire de longue date, sa détention n’ayant plus aucune fondation légale.

Il reste entendu que si la CSJ continuera son déni de justice envers le prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, à cause d’injonctions politiques scélérates, la Démocratie Chrétienne s’engage à tout mettre en œuvre afin que les instances de Justice Internationales se saisissent de ce cas extrême de violation des droits de l’homme ainsi que de violations des droits civils et politiques d’un opposant politique qui est incarcéré illégalement depuis deux ans à cause de ses opinions et son noble combat politique pour la vérité des urnes.
Vérité et Justice pour le Congo,
Fait à Kinshasa, le 09/09/2014,
Marc Mawete,
Porte-Parole,
Démocratie Chrétienne, DC
CACHE DC
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LA DEMOCRATIE CHRETIENNE EXIGE LA LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITIONS DE SON PRESIDENT NATIONAL, EUGENE DIOMI NDONGALA, DETENU ILLEGALEMENT A LA SUITE D’UN PROCES POLITIQUE D EPOURVU DE LEGALITE, NON EXECUTOIRE ET NUL / COMMUNIQUE DC

LA DEMOCRATIE CHRETIENNE EXIGE LA LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITIONS DE SON PRESIDENT NATIONAL, EUGENE DIOMI NDONGALA, DETENU ILLEGALEMENT A LA SUITE D’UN PROCES POLITIQUE DEPOURVU DE LEGALITE, NON EXECUTOIRE ET NUL / COMMUNIQUE DC

par FreeDiomi le 9 septembre 2014
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LA DEMOCRATIE CHRETIENNE EXIGE LA LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITIONS DE SON PRESIDENT NATIONAL, EUGENE DIOMI NDONGALA, DETENU ILLEGALEMENT A LA SUITE D’UN PROCES POLITIQUE DEPOURVU DE LEGALITE, NON EXECUTOIRE ET NUL
Le Bureau politique de la Démocratie Chrétienne, DC en sigle, tient à informer l’opinion tant nationale qu’internationale, qu’en date du 01/09/2014 le collectif des Avocat du Président National de la DC a introduit une requête de libération de leur client à cause des irrégularités flagrantes ayant vicié la parodie de procès politique qui a abouti à sa condamnation scélérate.
En effet, il ressort de leur analyse et dénonciation, une différence de traitement entre les dossiers similaires concernant le député Ewanga par rapport au traitement singulier et discriminatoire réservé au député Eugène Diomi Ndongala.
Dans les cas, il apparait une réelle différence de traitement de forme de ces deux dossiers, alors que, du point de vue formel, ils sont identiques.

Dans la procédure concernant le Président Diomi Ndongala, la Cour suprême de Justice a manifestement violé, de manière flagrante, l’art.34 de la loi organique n° 13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétence de juridiction de l’ordre judiciaire.

Cette disposition exige que la Cour de Cassation siégeant en 1° et dernier ressort, comprenne 7 magistrats. Force est de constater que dans l’arrêt d’Eugène Diomi Ndongala, la Cour Suprême de Justice de la République Démocratique du Congo, a siégé à 5 au lieu de 7 magistrats.
Au contraire, dans la procédure concernant le député Ewanga, la Cour Suprême de Justice siège curieusement à 7 magistrats.
Il convient d’admettre que la Cour, qui a respecté la loi organique plus haut indiquée a été respectée dans l’Affaire Ewanga , l’a superbement ignorée pour le Président Diomi Ndongala ; voilà pourquoi nous dénonçons que l’arrêt condamnant Eugène Diomi Ndongala est dépourvu de légalité.

D’où, il ressort que l’arrêt prononcé contre Eugène Diomi ndongala étant dépourvu de légalité, manque de force exécutoire et il est, par conséquent, NUL.

En effet, Eugène Diomi Ndongala, prisonnier politique du régime Kabila depuis 2 ans, a été jugé par une chambre incompétente, dont le seul objectif était de l’emprisonner à n’importe quel prix, sur la base d’injonctions politiques qui déshonorent la magistrature et minent les fondations de l’Etat de Droit en RDC. Il suffit de rappeler que le Député de la DC, tout en étant placé en résidence surveillée par 4 ordonnances de la CSJ, il a été maintenu en prison et son mandat invalidé alors qu’il été illégalement détenu.
La conséquence légale de la nullité du procès Diomi Ndongala, que nous dénonçons formellement prenant l’opinion nationale et internationale à témoins, est que le Président National de la DC , n’ayant pas été jugé dans la forme prescrite par la loi en matière de Cour de Cassation, n’a pas été jugé par son juge naturel et, par conséquent, il doit être immédiatement libéré, sa détention étant illégale.
Vu le manque de réponse de la part du président de la Cour suprême de Justice à cette revendication légale, légitime et conforme au droit, le collectif des Avocats du Président National de la Démocratie Chrétienne ont déposé le 04 septembre 2014 une REQUETE DE PRISE A PARTIE contre les Magistrats ayant violé expressément la loi et les droits fondamentaux de M Eugène Diomi Ndongala ;
Il s’agit des juges suivants :

  1. NGOIE KALENDA ,
  2. BUSHIRI IMANI MWATA ,
  3. MULAMBA MWAMBA ,
  4. IBANDA DUDU ,
  5. MWANGILWA MUSALI.

Ces juges sont pris à partie et ils devront répondre pour « dol » car il apparaît que leur volonté de ne pas se conformer à l’art. 34 de la loi régissant la composition de la Chambre en matière de Cassation ne procède pas de l’ignorance de la loi mais plutôt d’une faute grave et sérieuse qui s’assimile au dol et elle ouvre la voie à cette dénonciation formelle à leur encontre.
Il sied de souligner que la violation de droit est avérée d’autant que dans les mêmes conditions, la Cour Suprême de Justice faisant office de la Cour de Cassation, dans la cause 017/CR Jean Bertand Ewanga, a siégé à sept juges, conformément aux dispositions de la loi organique n°13/011-b du 11 avril 2013 portant organisation et compétence des juridictions de l’ordre judiciaire.
Dans la plainte contre les juges, le collectif des avocats demande à la CSJ de

  1. constater que ceux-ci ont délibérément violé l’art.34 de la loi organique n° 13/011-b du 11 avril 2013, portant organisation, fonctionnement et compétence des juridictions de l’ordre judiciaire en siégeant à cinq plutôt qu’ à sept ;
  2. d’annuler le RP 014/CR du 26 mars 2014 émis contre Eugène Diomi Ndongala et le remettre immédiatement en liberté;
  3. Condamner la République Démocratique du Congo, civilement responsable « in solidum » avec les 5 magistrats, à l’équivalent en francs congolais de deux millions de dollars, de dommages et intérêts.

Vu ce qui précède, la Démocratie Chrétienne exige la libération immédiate et sans condition du prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, victime d’un harcèlement politico-judiciaire de longue date, sa détention n’ayant plus aucune fondation légale.

Il reste entendu que si la CSJ continuera son déni de justice envers le prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, à cause d’injonctions politiques scélérates, la Démocratie Chrétienne s’engage à tout mettre en œuvre afin que les instances de Justice Internationales se saisissent de ce cas extrême de violation des droits de l’homme ainsi que de violations des droits civils et politiques d’un opposant politique qui est incarcéré illégalement depuis deux ans à cause de ses opinions et son noble combat politique pour la vérité des urnes.
Vérité et Justice pour le Congo,
Fait à Kinshasa, le 09/09/2014,
Marc Mawete,
Porte-Parole,
Démocratie Chrétienne, DC
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Le Congo, république Démocratique, riche en ressources humaines et naturelles, éclaté par la guerre économique, animée par nos voisins et certains voutours de la Communauté Internationale, a besoin de tous ses fils, pour recoller les morceaux et engager le pays dans un grand processus de Développement. C’est aussi l’engagement que se fixe le Groupe le POLITIQUE CONGO RDC, afin d’ouvrir les débats d’idées et des projets susceptibles de contribuer à la construction du Pays.

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LA LIBERATION DE DIOMI NDONGALA DE NOUVEAU SUR LA SELLETTE / DEPECHE DE BRAZZAVILLE

LA LIBERATION DE DIOMI NDONGALA DE NOUVEAU SUR LA SELLETTE / DEPECHE DE BRAZZAVILLE

par FreeDiomi le 5 septembre 2014
DEPECHE050914
DEPECHE2050914

Affaire Diomi Ndongala : l’Acaj exige la remise en liberté du député condamné irrégulièrement

5Septembre 2014

  • L’ONG fait constater que cet opposant avait été jugé et condamné par une chambre composée de manière irrégulière.

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) est revenu sur les incohérences qui ont entaché la procédure dans l’affaire du député Eugène Diomi Ndongala et qui ont dénoté la décision de la Cour suprême de justice (CSJ) dans la condamnation de dix ans de prison ferme et au paiement de quatre millions de francs congolais à titre d’amende. C’était lors d’une conférence de presse organisée le 4 septembre à son siège situé à Gombe.

En effet, Eugène Diomi Ndongala devrait être remis, sans condition, en liberté, étant donné que la CSJ de qui il attendait justice n’a pas pu la lui procurer, les magistrats ayant fait preuve du mépris total de la loi. « Diomi a été dépêché de manière délibérée à pouvoir se défendre. Il n’a pas eu droit à des juges indépendants et impartiaux », a fustigé le président de l’Acaj, Me Georges Kapiamba, qui appuie la prise à partie de ce député incarcéré contre les cinq magistrats qui ont siégé dans son affaire.

L’Acaj affirme avoir transmis au premier président de la CSJ, dans une correspondance du 2 septembre, le condensé de ses observations juridiques sur le déroulement du procès. Dans ce document dans lequel cette ONG a fustigé l’instrumentalisation de cette instance, l’Acaj a notamment relevé toutes les incohérences qui ont entaché le déroulement de ce procès et la décision prise par cette instance. « Nous avons notamment relevé les incohérences qui ont dénotée la décision de la CSJ, qui n’a pas eu le temps d’instruire ce dossier de manière objective », a expliqué Me Georges Kapiamba. Avec cette décision, a-t-il poursuivi, nous avons à suffisance de preuves que les juges qui ont siégé n’étaient pas indépendants et impartiaux.

Pour cette ONG, en effet, Diomi Ndongala n’a jamais eu l’occasion de présenter ses moyens de défense par rapport aux faits qu’on lui a imputés. « Il était non seulement malade et physiquement dans l’impossibilité de prendre la parole, mais que la CSJ avait refusé, à l’audience du 12 mars 2014 à laquelle le dossier était pris en délibéré, de le renvoyer même à un très court délai pour lui permettre de préparer sa défense avec ceux qui venaient de se retirer en signe de protestation… », a souligné le juriste.

Deux poids, deux mesures

L’Acaj, qui s’inspire également de l’affaire Ewanga dans laquelle l’accusé est en résidence surveillée, a noté que Diomi Ndongala a été jugé par une chambre de cinq juges au lieu de sept comme le prescrit la loi en la matière. « Il n’a pas été jugé par son juge naturel ou compétent devant être entendu comme une chambre constituée de sept membres dont quatre présidents et trois conseillers les plus anciens », a dénoncé Me Georges Kapiamba. Pour ce juriste, la CSJ, dans cette affaire du président de la Démocratie chrétienne (DC), était instrumentalisée et partiale. Ce qui l’a poussé à violer l’article 12 de la Constitution, qui interdit tout traitement discriminatoire. « Elle ne s’était même pas intéressée à savoir pourquoi le ministère public avait détenu, pendant l’instruction, Eugène Diomi à la CPRK en lieu et place d’une résidence surveillée comme elle l’avait ordonné à trois reprises », a expliqué le juriste.

Respect de la loi.

Pour l’Acaj, en effet, la condamnation d’Eugène Diomi manque de force exécutoire et donc est nulle, car rendue en violation des instruments juridiques nationaux et internationaux. « L’Acaj rappelle au premier président de la CSJ qu’en droit international des droits de l’Homme, les sanctions qui n’ont pas respecté les normes internationales sont considérées comme des actes de torture », a souligné Me Georges Kapiamba.

C’est dans cette optique que cette ONG encourage Eugène Diomi dans sa requête adressée au premier président de la CSJ de prendre à partie les cinq magistrats, qui ont siégé dans son affaire, ainsi que la RDC comme civilement responsable, aux fins d’obtenir des indemnisations pour différents préjudices subis du fait de cette condamnation en violation de la loi. L’Acaj l’encourage également à se pourvoir devant les instances internationales afin de défendre ses droits au cas où la justice congolaise ne répondrait pas positivement à ses requêtes.

Lucien Dianzenza

http://democratiechretienne.org/2014/09/05/la-liberation-de-diomi-ndongala-de-nouveau-sur-la-sellette-depeche-de-brazzaville/

LE PRISONNIER POLITIQUE DIOMI NDONGALA a été condamné par une chambre irrégulière: s a condamnation est nulle

LE PRISONNIER POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA a été condamné par une chambre irrégulière: sa condamnation est nulle / VIDEO DE LA CONFERENCE DE PRESSE DE L’ACAJ

par FreeDiomi le 4 septembre 2014

https://www.youtube.com/watch?v=xK2BKh3aq7w

acaj2014
COMMUNIQUE DE PRESSE N° 08/ACAJ/2014
« M. DIOMI NDONGALA a été condamné par une chambre irrégulière.
Il doit être remis en liberté sans condition »
Kinshasa, le 04 septembre 2014

L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) demande au Premier Président de la Cour Suprême de Justice (CSJ) de constater que M. Eugène DIOMI NDONGALA a été jugé et condamné par une chambre composée de manière irrégulière, et qu’il doit être remis en liberté.

La Cour suprême de justice, faisant office de Cour de Cassation a condamné Eugène DIOMI, en date du 26 mars 2014, à la peine de dix de prison ferme et au paiement de la somme de quatre millions de francs congolais à titre d’amende, et ce à l’issue d’un procès non équitable organisé sous RP. 014/CR.
Dans sa lettre n° 37/ACAJ/PN/GK/2014 du 02 septembre 2014, ACAJ a communiqué au Premier Président de la CSJ le condensé de ses observations juridiques sur le déroulement du procès. Elle espère recevoir sa position avant leur publication incessante.
Il s’agit notamment de :
1. La narration des faits telle qu’elle résulte de la décision de condamnation n’est pas cohérente, mais plutôt tendancieuse. A titre d’exemple, elle n’indique pas le lieu et le temps où le présumé père des filles serait parti à la découverte de l’immeuble de M. Eugène DIOMI. Le nom du prétendu père des filles n’est pas révélé dans la décision de la CSJ. L’irruption intentionnelle de la jeep de la police au lieu où le prétendu père des filles aurait frappé ses deux filles ne parait pas être une circonstance fortuite, mais résultant d’un stratagème aménagé afin de justifier l’arrestation de cet opposant politique.
2. M. DIOMI n’a jamais eu l’occasion de présenter ses moyens de défense par rapport aux faits lui imputés. Il était non seulement malade et physiquement dans l’impossibilité de prendre la parole, mais que la CSJ avait refusé, à l’audience du 12 mars 2014 à laquelle le dossier était pris en délibéré, de le renvoyer même à un très court délai pour lui permettre de préparer sa défense avec ses avocats qui venaient de se retirer en signe de protestation contre la jonction au fond des exceptions d’ordre public qu’ils avaient soulevées dont celle contestant la filiation du prétendu père avec les filles. La CSJ avait adopté une position partisane, manquant ainsi à son obligation d’impartialité. Son refus de rouvrir les débats, pourtant sollicité par M. Eugène DIOMI, prouve à suffisance son manque d’impartialité.
3. M. Eugène DIOMI a été jugé et condamné par une chambre composée de cinq juges au lieu de sept comme le prescrit l’article 35 de la loi organique n° 13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétence des juridictions de l’ordre judiciaire. Il n’a pas été jugé par son juge naturel ou compétent devant être entendu comme une chambre constituée de sept membres dont quatre présidents et trois conseillers les plus anciens.
L’ACAJ a relevé que dans le dossier concernant le député Jean Bertrand EWANGA (RP. 017/CR), la CSJ a siégé à sept juges, même si elle mentionne qu’il n’y a pas présence de quatre présidents et trois conseillers les plus anciens. Il est en résidence surveillée.
Donc, la CSJ a violé l’article 12 de la constitution qui interdit tout traitement discriminatoire. Elle ne s’était même pas intéressée à savoir pourquoi le Ministère public avait détenu, pendant l’instruction, M. Eugène DIOMI à la prison CPRK en lieu et place d’une résidence surveillée comme elle l’avait ordonné à trois reprises.

La condamnation de M. Eugène DIOMI manque de force exécutoire, et donc est nulle, car rendue en violation des instruments juridiques nationaux et internationaux.

L’ACAJ rappelle le Premier Président de la CSJ qu’en droit international des droits de l’homme, les sanctions qui n’ont pas respecté les normes internationales sont considérées comme des actes de torture au sens de l’article premier de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

L’ACAJ félicite M. Eugène DIOMI pour avoir adressé au Premier Président de la CSJ sa requête de prise à partie contre les cinq magistrats qui avaient siégé dans son dossier, ainsi que la République démocratique du Congo comme civilement responsable, aux fins d’obtenir l’indemnisation pour différents préjudices subis du fait de sa condamnation en violation de la loi.

L’ACAJ encourage vivement M. Eugène DIOMI à se pourvoir devant les organes de traités des Nations Unies afin de défendre fermement ses droits au cas où la justice congolaise ne répond pas positivement à ses requêtes.

Pour tout contact :
Me Georges Kapiamba, président de l’ACAJ

http://democratiechretienne.org/2014/09/04/m-diomi-ndongala-a-ete-condamne-par-une-chambre-irreguliere/

LE PRISONNIER POLITIQUE DIOMI NDONGALA a été condamné par une chambre irrégulière: s a condamnation est nulle

LE PRISONNIER POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA a été condamné par une chambre irrégulière: sa condamnation est nulle / VIDEO DE LA CONFERENCE DE PRESSE DE L’ACAJ

par FreeDiomi le 4 septembre 2014

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COMMUNIQUE DE PRESSE N° 08/ACAJ/2014
« M. DIOMI NDONGALA a été condamné par une chambre irrégulière.
Il doit être remis en liberté sans condition »
Kinshasa, le 04 septembre 2014

L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) demande au Premier Président de la Cour Suprême de Justice (CSJ) de constater que M. Eugène DIOMI NDONGALA a été jugé et condamné par une chambre composée de manière irrégulière, et qu’il doit être remis en liberté.

La Cour suprême de justice, faisant office de Cour de Cassation a condamné Eugène DIOMI, en date du 26 mars 2014, à la peine de dix de prison ferme et au paiement de la somme de quatre millions de francs congolais à titre d’amende, et ce à l’issue d’un procès non équitable organisé sous RP. 014/CR.
Dans sa lettre n° 37/ACAJ/PN/GK/2014 du 02 septembre 2014, ACAJ a communiqué au Premier Président de la CSJ le condensé de ses observations juridiques sur le déroulement du procès. Elle espère recevoir sa position avant leur publication incessante.
Il s’agit notamment de :
1. La narration des faits telle qu’elle résulte de la décision de condamnation n’est pas cohérente, mais plutôt tendancieuse. A titre d’exemple, elle n’indique pas le lieu et le temps où le présumé père des filles serait parti à la découverte de l’immeuble de M. Eugène DIOMI. Le nom du prétendu père des filles n’est pas révélé dans la décision de la CSJ. L’irruption intentionnelle de la jeep de la police au lieu où le prétendu père des filles aurait frappé ses deux filles ne parait pas être une circonstance fortuite, mais résultant d’un stratagème aménagé afin de justifier l’arrestation de cet opposant politique.
2. M. DIOMI n’a jamais eu l’occasion de présenter ses moyens de défense par rapport aux faits lui imputés. Il était non seulement malade et physiquement dans l’impossibilité de prendre la parole, mais que la CSJ avait refusé, à l’audience du 12 mars 2014 à laquelle le dossier était pris en délibéré, de le renvoyer même à un très court délai pour lui permettre de préparer sa défense avec ses avocats qui venaient de se retirer en signe de protestation contre la jonction au fond des exceptions d’ordre public qu’ils avaient soulevées dont celle contestant la filiation du prétendu père avec les filles. La CSJ avait adopté une position partisane, manquant ainsi à son obligation d’impartialité. Son refus de rouvrir les débats, pourtant sollicité par M. Eugène DIOMI, prouve à suffisance son manque d’impartialité.
3. M. Eugène DIOMI a été jugé et condamné par une chambre composée de cinq juges au lieu de sept comme le prescrit l’article 35 de la loi organique n° 13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétence des juridictions de l’ordre judiciaire. Il n’a pas été jugé par son juge naturel ou compétent devant être entendu comme une chambre constituée de sept membres dont quatre présidents et trois conseillers les plus anciens.
L’ACAJ a relevé que dans le dossier concernant le député Jean Bertrand EWANGA (RP. 017/CR), la CSJ a siégé à sept juges, même si elle mentionne qu’il n’y a pas présence de quatre présidents et trois conseillers les plus anciens. Il est en résidence surveillée.
Donc, la CSJ a violé l’article 12 de la constitution qui interdit tout traitement discriminatoire. Elle ne s’était même pas intéressée à savoir pourquoi le Ministère public avait détenu, pendant l’instruction, M. Eugène DIOMI à la prison CPRK en lieu et place d’une résidence surveillée comme elle l’avait ordonné à trois reprises.

La condamnation de M. Eugène DIOMI manque de force exécutoire, et donc est nulle, car rendue en violation des instruments juridiques nationaux et internationaux.

L’ACAJ rappelle le Premier Président de la CSJ qu’en droit international des droits de l’homme, les sanctions qui n’ont pas respecté les normes internationales sont considérées comme des actes de torture au sens de l’article premier de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

L’ACAJ félicite M. Eugène DIOMI pour avoir adressé au Premier Président de la CSJ sa requête de prise à partie contre les cinq magistrats qui avaient siégé dans son dossier, ainsi que la République démocratique du Congo comme civilement responsable, aux fins d’obtenir l’indemnisation pour différents préjudices subis du fait de sa condamnation en violation de la loi.

L’ACAJ encourage vivement M. Eugène DIOMI à se pourvoir devant les organes de traités des Nations Unies afin de défendre fermement ses droits au cas où la justice congolaise ne répond pas positivement à ses requêtes.

Pour tout contact :
Me Georges Kapiamba, président de l’ACAJ

http://democratiechretienne.org/2014/09/04/m-diomi-ndongala-a-ete-condamne-par-une-chambre-irreguliere/

LE PRISONNIER POLITIQUE DIOMI NDONGALA a été condamné par une chambre irrégulière: s a condamnation est nulle

LE PRISONNIER POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA a été condamné par une chambre irrégulière: sa condamnation est nulle / VIDEO DE LA CONFERENCE DE PRESSE DE L’ACAJ

par FreeDiomi le 4 septembre 2014

https://www.youtube.com/watch?v=xK2BKh3aq7w

acaj2014
COMMUNIQUE DE PRESSE N° 08/ACAJ/2014
« M. DIOMI NDONGALA a été condamné par une chambre irrégulière.
Il doit être remis en liberté sans condition »
Kinshasa, le 04 septembre 2014

L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) demande au Premier Président de la Cour Suprême de Justice (CSJ) de constater que M. Eugène DIOMI NDONGALA a été jugé et condamné par une chambre composée de manière irrégulière, et qu’il doit être remis en liberté.

La Cour suprême de justice, faisant office de Cour de Cassation a condamné Eugène DIOMI, en date du 26 mars 2014, à la peine de dix de prison ferme et au paiement de la somme de quatre millions de francs congolais à titre d’amende, et ce à l’issue d’un procès non équitable organisé sous RP. 014/CR.
Dans sa lettre n° 37/ACAJ/PN/GK/2014 du 02 septembre 2014, ACAJ a communiqué au Premier Président de la CSJ le condensé de ses observations juridiques sur le déroulement du procès. Elle espère recevoir sa position avant leur publication incessante.
Il s’agit notamment de :
1. La narration des faits telle qu’elle résulte de la décision de condamnation n’est pas cohérente, mais plutôt tendancieuse. A titre d’exemple, elle n’indique pas le lieu et le temps où le présumé père des filles serait parti à la découverte de l’immeuble de M. Eugène DIOMI. Le nom du prétendu père des filles n’est pas révélé dans la décision de la CSJ. L’irruption intentionnelle de la jeep de la police au lieu où le prétendu père des filles aurait frappé ses deux filles ne parait pas être une circonstance fortuite, mais résultant d’un stratagème aménagé afin de justifier l’arrestation de cet opposant politique.
2. M. DIOMI n’a jamais eu l’occasion de présenter ses moyens de défense par rapport aux faits lui imputés. Il était non seulement malade et physiquement dans l’impossibilité de prendre la parole, mais que la CSJ avait refusé, à l’audience du 12 mars 2014 à laquelle le dossier était pris en délibéré, de le renvoyer même à un très court délai pour lui permettre de préparer sa défense avec ses avocats qui venaient de se retirer en signe de protestation contre la jonction au fond des exceptions d’ordre public qu’ils avaient soulevées dont celle contestant la filiation du prétendu père avec les filles. La CSJ avait adopté une position partisane, manquant ainsi à son obligation d’impartialité. Son refus de rouvrir les débats, pourtant sollicité par M. Eugène DIOMI, prouve à suffisance son manque d’impartialité.
3. M. Eugène DIOMI a été jugé et condamné par une chambre composée de cinq juges au lieu de sept comme le prescrit l’article 35 de la loi organique n° 13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétence des juridictions de l’ordre judiciaire. Il n’a pas été jugé par son juge naturel ou compétent devant être entendu comme une chambre constituée de sept membres dont quatre présidents et trois conseillers les plus anciens.
L’ACAJ a relevé que dans le dossier concernant le député Jean Bertrand EWANGA (RP. 017/CR), la CSJ a siégé à sept juges, même si elle mentionne qu’il n’y a pas présence de quatre présidents et trois conseillers les plus anciens. Il est en résidence surveillée.
Donc, la CSJ a violé l’article 12 de la constitution qui interdit tout traitement discriminatoire. Elle ne s’était même pas intéressée à savoir pourquoi le Ministère public avait détenu, pendant l’instruction, M. Eugène DIOMI à la prison CPRK en lieu et place d’une résidence surveillée comme elle l’avait ordonné à trois reprises.

La condamnation de M. Eugène DIOMI manque de force exécutoire, et donc est nulle, car rendue en violation des instruments juridiques nationaux et internationaux.

L’ACAJ rappelle le Premier Président de la CSJ qu’en droit international des droits de l’homme, les sanctions qui n’ont pas respecté les normes internationales sont considérées comme des actes de torture au sens de l’article premier de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

L’ACAJ félicite M. Eugène DIOMI pour avoir adressé au Premier Président de la CSJ sa requête de prise à partie contre les cinq magistrats qui avaient siégé dans son dossier, ainsi que la République démocratique du Congo comme civilement responsable, aux fins d’obtenir l’indemnisation pour différents préjudices subis du fait de sa condamnation en violation de la loi.

L’ACAJ encourage vivement M. Eugène DIOMI à se pourvoir devant les organes de traités des Nations Unies afin de défendre fermement ses droits au cas où la justice congolaise ne répond pas positivement à ses requêtes.

Pour tout contact :
Me Georges Kapiamba, président de l’ACAJ

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KABILA, A FRANCOIS SOUDAN EN 2007:"Mais Joseph Kabila n’est pas comme les autres. J’ai donné ma parole d’honneur en promulguant cette Constitution, je n’y toucherai donc pas. Le pouvoir use. Il faut savoir s’arrêter" / JEUNE AFRIQUE, FRANCOIS SOUDAN

KABILA, A FRANCOIS SOUDAN EN 2007:"Mais Joseph Kabila n’est pas comme les autres. J’ai donné ma parole d’honneur en promulguant cette Constitution, je n’y toucherai donc pas. Le pouvoir use. Il faut savoir s’arrêter" / JEUNE AFRIQUE, FRANCOIS SOUDAN

kabila constiution

kabila constiution

Kabila, cartes sur table

25/06/2007 à 16:00 Par Propos recueillis à Kinshasa par François Soudan
jeune afrique 2007

Désormais sûr de lui, le président parle sans détour de Bemba, de la guerre à l’Est, de la corruption, des mobutistes… et de Sankara.

Cité de l’Union africaine, quartier du mont Ngaliema, Kinshasa, mardi 12 juin en début de matinée. Joseph Kabila, 36 ans, reçoit Jeune Afrique pour sa première grande interview depuis le début de l’année. La veille encore, il portait au menton la barbe naissante des jeunes sages, qu’il lui arrive de laisser pousser. Mais c’est rasé de près, en costume taillé sur mesure, qu’apparaît le président congolais. Lisse, net, presque impénétrable. Sur son bureau, qui fut celui de son père assassiné en 2001, un ordinateur, un dictionnaire anglais-français, des dossiers aux couleurs de la République, un livre d’art sur la Turquie et, derrière, posée sur une étagère, une photo de lui-même avec Jacques Chirac sur le perron de l’Élysée. Fauteuils de cuir moutarde,
tapis orientaux. L’ensemble est clair, impersonnel, un rien kitsch.
À l’écouter parler de sa voix à la fois adolescente et métallique, dans un français impeccable – que de progrès en ce domaine depuis six ans ! -, on se demande comment le fils du très autoritaire et tonitruant Laurent-Désiré Kabila peut porter sur ses épaules le poids d’un pays continent aussi peuplé que la France. Élu en octobre 2006 avec 58 % des voix, cet homme secret, introverti et énigmatique recèle en vérité une grande habileté politique, une évidente force de caractère, un vrai courage physique, et cette sorte d’aura ambiguë que projettent autour d’elles les personnalités indéchiffrables aux réactions imprévisibles. De son père omnipotent et écrasant, Joseph Kabila a hérité une tendance à se méfier de ses congénères – il n’a, parmi ses pairs chefs d’État, aucun véritable ami – mais aussi un sens exacerbé du patriotisme et de la puissance potentielle du Congo. L’apprenti maladroit et mutique des premières années, que l’on disait manipulé par le « clan des Katangais » et que les présidents recevaient avec condescendance et paternalisme, a cédé la place à un homme sûr de lui, à l’humour acide et dont la réserve naturelle ne passe plus désormais pour de la timidité.
Chez lui, il le sait, la situation reste mouvante. Du Bas-Congo aux deux Kivus, les tensions sont toujours vives. Alors que le riche Katanga rêve d’autonomie les yeux rivés sur l’Afrique australe, Kinshasa, mégapole polluée, vibrante et anarchique de sept millions d’habitants, peine à se relever. Partout, les fruits de la paix et de la démocratie se font attendre pour une population exsangue, prompte à fustiger les lenteurs et les lourdeurs d’un gouvernement obèse. Quant à l’état de grâce, il est mort les 22 et 23 mars dernier, lorsque la Garde républicaine a taillé en pièces les miliciens du sénateur Jean-Pierre Bemba, en plein cœur de la capitale. En quasi-exil au Portugal depuis deux mois et demi, celui qui fut le principal adversaire de Joseph Kabila à la présidentielle de 2006, recueillant 42 % des voix au second tour, ne semble pas près de rentrer à Kinshasa, tant son éloignement arrange tout le monde – y compris ses propres lieutenants et le président du Sénat, l’ex-dinosaure mobutiste Kengo wa Dondo.
De tout cela et de bien d’autres choses, Kabila parle ici sans détour, cartes sur table. À l’issue de notre entretien, dans une grande salle voisine, face à soixante ministres et vice-ministres, sagement assis avec, à sa droite, Antoine Gizenga, 82 ans, Premier ministre aux allures de patriarche, le chef de l’État congolais a présidé le Conseil de gouvernement. Lorsque, après avoir scanné la salle de ses yeux perçants, il a pris la parole d’une voix douce pour nous demander de bien vouloir respecter le huis clos des débats, on aurait pu entendre les mouches voler. Qui a dit que Joseph, fils du mzee, n’avait pas de charisme ?

Jeune Afrique : Au lendemain de votre élection, il y a huit mois, vous avez défini cinq chantiers prioritaires. Cinq défis que vous avez promis de relever pendant votre mandat : les infrastructures, la santé, l’éducation, l’habitat, l’eau et l’électricité. D’ici à 2011, en si peu de temps, la tâche paraît gigantesque. Vous n’avez pas vu trop grand ?
Joseph Kabila : Le mandat de cinq ans, ce n’est pas moi qui en ai défini la durée, c’est la Constitution. Mais n’ayez crainte : en 2011, chacun de ces cinq chantiers aura considérablement évolué. Il y faut, certes, des moyens, bien au-delà des 180 millions de dollars octroyés par la Banque mondiale ou des malheureux 25 millions du FMI. Le gouvernement et moi, nous nous battons pour cela. C’est l’étape actuelle.

Il y faut aussi des conditions. La bonne gouvernance en est une. Dans vos discours, vous ne cessez de fustiger ce que vous appelez « les anti­valeurs » : corruption, gabegie, détournements, etc. Fort bien. Sauf que ce terme d’« antivaleurs » a été forgé par un certain Mobutu Sese Seko, qui prétendait lutter contre, avec les résultats que l’on connaît. Quelles garanties ont les Congolais que l’Histoire ne se répétera pas ?

Mobutu pouvait effectivement faire ce genre de promesses sans que cela soit suivi d’effets. Mais le gouvernement d’aujourd’hui n’est pas celui de Mobutu. Il est issu d’élections démocratiques qui se renouvelleront à l’avenir et il a donc tout intérêt à tenir ses obligations de résultats. Deux exemples : la réforme en cours de la justice et la Commission de révision des contrats miniers. Et puis, c’est une affaire de conviction. La bonne gouvernance est une exigence des Congolais, je me dois d’y répondre.

Les Congolais semblent déçus tout de même par les lenteurs du gouvernement. L’état de grâce est terminé, et le désenchantement pointe. En avez-vous conscience ?
Nul n’est plus pressé dans ce pays que le président de la République. Nul n’est plus impatient que moi de voir des résultats. Mais le Congo est un géant endormi depuis quarante ans et qui commence tout juste à se réveiller. Ce n’est pas une mince affaire, en tout cas pas une affaire de huit mois. Nous sortons de plusieurs années de guerre, ne l’oubliez pas. Cela dit, je comprends la frustration des gens, elle est légitime. Mais qu’on nous laisse travailler un peu avant de juger ce gouvernement. En septembre prochain, il sera possible de tirer un premier bilan.

Votre Premier ministre Antoine Gizenga est une personnalité éminemment respectable. Un monument historique, dit-on. Mais il a 82 ans et derrière lui une vie éprouvante. Son âge n’est-il pas un handicap ?
Je ne le pense pas et je me garderai bien d’émettre sur son action un jugement prématuré. Je vois plutôt qu’il travaille et que son gouvernement travaille. Pour le reste, je vous l’ai dit, attendons septembre.

Jean-Pierre Bemba, votre principal adversaire politique, qui a recueilli 42 % des voix lors de l’élection présidentielle, vit depuis plus de deux mois au Portugal dans une sorte d’exil qui ne dit pas son nom. N’est-ce pas là un raté de taille dans le fonctionnement de la toute jeune démocratie congolaise ?
Écoutez. Ségolène Royal a obtenu 47 % à la présidentielle française. Est-elle partie se cacher ou se soigner en Nouvelle-Zélande ? Non. Elle est restée à Paris pour se battre sur le terrain politique. Le dysfonctionnement est ailleurs. Si M. Bemba est parti, c’est que le terrain sur lequel il a voulu jouer le troisième tour des élections – et sur lequel il a perdu – n’avait rien de politique. Les événements des 22 et 23 mars dernier ont été très graves. Il est indispensable d’en identifier les responsables et de les traduire en justice, sinon on risque de ne jamais en finir avec l’impunité dans ce pays. Ce que je dis là est également valable pour les événements du Bas-Congo, fin janvier, et pour ceux de l’Ituri. Le sénateur Bemba est, certes, parti de Kinshasa le 11 avril avec l’autorisation du président du Sénat. Mais la justice congolaise, elle, réclame son dû. Le procureur général de la République a ouvert une enquête et demandé la levée de l’immunité parlementaire de M. Bemba. Laissons donc la justice faire son travail.

Quelle est votre analyse des événements de mars ? Certains, dans votre entourage, assurent que Jean-Pierre Bemba voulait s’emparer du pouvoir par la force – ce que ce dernier dément formellement. D’autres avancent la thèse de la panique : Bemba refusait de désarmer sa garde parce qu’il craignait pour sa sécurité…
Il y a un peu de tout cela. De l’affolement sans doute, mais aussi une volonté de porter atteinte aux institutions élues de ce pays. Le résultat, vous le connaissez. Vingt-quatre heures de combat à Kinshasa et beaucoup de vies fauchées.

Combien ? Un ambassadeur européen a parlé de deux cents à six cents morts.
C’est exagéré. Plus d’une centaine, sans doute, dont les militaires et les policiers. Mais une centaine de trop.

Avez-vous reçu l’aide de troupes angolaises ?
Non, absolument pas.

Pourtant, cela se dit et se publie toujours.
Vous savez, la rumeur, ici, c’est comme une maladie grave. Elle emporte toujours ceux qui la propagent.

La communauté internationale vous a accusé d’avoir fait à cette occasion un usage disproportionné de la force. Que répondez-vous ?
Lorsque l’armée libanaise utilise ses chars lourds et ses hélicoptères de combat pour venir à bout de deux à trois cents miliciens islamistes terrés dans un camp de réfugiés, tout le monde trouve cela normal. À Kinshasa, nous avions six cents rebelles en face de nous. Aucun hélicoptère n’est entré en action et très peu de blindés. J’ai privilégié l’usage de l’infanterie sur celui des chars, afin de réduire le nombre des victimes. À cause de cela, nous avons perdu plus de quarante hommes. Soyons sérieux : l’usage de la force a été tout à fait proportionnel à la menace, voire en deçà.

Souhaitez-vous que la procédure ouverte contre le sénateur Bemba aille à son terme ?
Je crois que c’est le souhait de tout le monde. En tant que garant de la Constitution, je dois faire en sorte que ces événements ne se reproduisent pas. Il est donc nécessaire que la justice fasse son travail.

Quel était, selon vous, l’objectif de Jean-Pierre Bemba ?
Je vous l’ai dit. La prise du pouvoir.

Et que comptait-il faire de vous dans cette hypothèse ?
M’éliminer physiquement.

En êtes-vous sûr ?
Il le disait ouvertement à tout le monde, en plein Kinshasa : « ce sera moi ou lui », « aujourd’hui, on va le tuer ». Quand on regarde bien le plan de progression de ses troupes les 22 et 23 mars, il est clair que son but était de prendre d’assaut ma résidence. Que voulez-vous de plus ?

Vos proches ont ouvertement critiqué le comportement des Casques bleus de la Monuc lors de ces événements. Partagez-vous ces accusations de passivité ?
J’avoue que je me pose certaines questions. La Monuc n’a pas de rôle proactif, et c’est là tout le problème. Les Casques bleus étaient présents tout autour du QG de Bemba quand les miliciens drogués en sont sortis pour s’attaquer à la police et à l’armée. Ils sont restés l’arme au pied sans intervenir. Il y a de quoi s’interroger.

Une réconciliation est-elle encore possible entre vous et M. Bemba ?
En tant que chef de l’État, je n’en fais pas une affaire personnelle. Mais il faut que la justice passe.

Et s’il se décidait finalement à accepter les conditions sécuritaires prévues par les accords de novembre 2006 pour les anciens vice-présidents, c’est-à-dire douze gardes du corps et pas un de plus, pourriez-vous passer l’éponge ?
Il faudra y réfléchir à deux fois. Après ce qui s’est passé, tout est à revoir. Je vous le rappelle : il y a eu des morts, beaucoup de morts. Et le temps de l’impunité est révolu.

De très violents affrontements ont opposé il y a cinq mois votre armée aux membres du mouvement Bundu dia Kongo, dans la province du Bas-Congo, faisant plus de trois cents morts. Saura-t-on un jour qui est responsable ?
J’y compte bien. Une commission d’enquête s’est rendue sur le terrain à la demande du procureur général. Nous attendons également la levée de l’immunité parlementaire d’un député directement impliqué dans ces incidents(1). L’Assemblée nationale vient d’examiner ce dossier. J’attends son rapport, car j’aimerais bien, moi aussi, savoir exactement ce qui s’est passé.

N’y a-t-il pas eu une occasion manquée au lendemain de votre élection ? Pourquoi n’avez-vous pas profité de votre victoire pour tendre la main à Jean-Pierre Bemba et l’inclure dans une formule d’union, une sorte de partage du pouvoir ?
C’eût été au contraire une erreur historique. Les élections démocratiques de 2006 ont été une vraie révolution, et il était hors de question de donner aux Congolais l’impression que rien n’avait changé. Qu’est-ce qui a plombé ce pays pendant des décennies, si ce n’est précisément cette conception du pouvoir comme un gâteau à partager ? Pour les politiciens de cette époque, l’État et la nation étaient de simples slogans, seul comptait leur intérêt propre : « Je suis ministre ou PDG, j’ignore de quoi demain sera fait, il faut donc que j’accumule tout de suite. » Une culture de la prédation qui a donné les résultats que l’on connaît. Je suis un homme de consensus, je ne suis donc pas, dans le fond, hostile à l’ouverture. Mais à condition que ceux qui entrent au gouvernement ne cherchent pas à le saboter. Et puis, la question se pose-t-elle vraiment ? Je crois me souvenir que Jean-Pierre Bemba s’est prononcé contre un gouvernement d’union nationale et que son parti a adopté la même position à l’égard du Premier ministre Gizenga. Aurais-je dû les supplier de nous rejoindre ? Vous me connaissez mal…
Depuis, l’opposition semble avoir pris la tête du Sénat. Avez-vous été surpris par l’élection de Kengo wa Dondo à la présidence de la Chambre haute du Parlement ?
En politique, il faut s’attendre à tout. Je suis un démocrate, je l’ai prouvé, j’ai donc accepté ce résultat sans état d’âme.

D’autant plus que Kengo a été élu avec des voix issues de votre propre majorité…
Oh, vous savez, j’ai moi aussi été élu avec des voix issues de l’opposition !

Derrière Kengo wa Dondo, les anciens mobutistes ont fait un retour en force au Sénat. Mokolo wa Mpombo, Mario Cardoso, Bemba Saolona, Lunda Bululu… Tous y occupent des postes importants. Ce n’est pas évident de devoir cohabiter avec les collaborateurs de celui que votre père a combattu pendant quarante ans…
Notre combat était dirigé contre un régime et un système, le mobutisme. Aujourd’hui, le mobutisme a disparu. Tous ceux qui ont travaillé avec Mobutu sont désormais des citoyens comme les autres, avec les mêmes devoirs et les mêmes droits, dont celui de faire partie de l’élite politique de ce pays. Ceux dont vous parlez ont été élus. C’est cela aussi la démocratie. Je ne pense pas qu’ils ont pour objectif de restaurer les habitudes et les errements du passé. Si tel était le cas, nous leur barrerions la route.

Pourriez-vous travailler avec Kengo ?
Quand on est parvenu à travailler – difficilement, j’en conviens – avec quatre vice-présidents, dont deux anciens rebelles, et à organiser les premières élections générales libres dans l’histoire du Congo, je crois que l’on peut travailler avec tout le monde. Moi, en tout cas, je travaille avec tout le monde, sauf avec le diable. Et Kengo n’est pas le diable.
En septembre prochain, ce sera le dixième anniversaire de la mort de Mobutu au Maroc. Pourquoi ses cendres n’ont-elles toujours pas été rapatriées chez lui, à Gbadolite ?
Dès 2001, j’ai envoyé à Rabat une délégation s’entretenir de cette question avec la famille du défunt maréchal. Mon souhait était et demeure que la dépouille soit ramenée au Congo pour y être inhumée. Qu’est-ce qui bloque ? Je crois que vous devriez poser la question à son fils, le ministre d’État Nzanga Mobutu. Peut-être y a-t-il des divergences à ce sujet au sein même de la famille. En ce qui me concerne, en tout cas, je ne vois aucun obstacle à ce qu’un ancien chef de l’État soit enterré dans son pays de la façon la plus officielle qui soit.

L’État congolais compte-t-il s’opposer à la récupération par la famille Mobutu de quelque 6 à 7 millions de dollars bloqués dans des banques suisses et qui pourraient être dégelés en 2008 ?
Six millions seulement ? Je crois me souvenir qu’à une certaine époque, il y en avait beaucoup, beaucoup plus. À un moment, l’État congolais avait entamé des démarches pour recouvrer cet argent. Ces démarches n’ont pas, depuis, été poursuivies, d’où la perspective que vous évoquez. Pour l’instant, je n’ai pas ce dossier en main. Je verrai.

Comptez-vous rouvrir un jour le procès des assassins présumés de votre père, qui ont été jugés et condamnés à de très lourdes peines ? Ou persistez-vous à dire qu’il n’y aura ni pardon ni révision ?
Le terme d’assassins présumés n’est pas correct puisque, comme vous le dites vous-même, ils ont été jugés et reconnus coupables. Dès lors, je ne vois pas pourquoi nous devrions rouvrir ce procès. C’est clair.

De nombreux Congolais préfèrent toujours vivre en exil…
Je m’insurge contre ceux qui fuient leur pays en invoquant de prétendus prétextes de sécurité, alors qu’ils le font pour des motifs purement alimentaires. Les anciens dignitaires mobutistes sont pour la plupart revenus en toute liberté. Beaucoup ont recouvré leurs biens en justice ou tentent de le faire.

Quand l’armée congolaise sera-t-elle en mesure d’assurer la sécurité intérieure et extérieure du pays ?
Chaque jour, cette armée monte un peu plus en puissance. Je me suis donné deux ans pour former des unités combattantes capables de défendre notre intégrité nationale. C’est un processus qui s’achèvera avec l’intégration de toutes les forces armées congolaises présentes sur notre sol. Y compris la Garde républicaine, dont deux bataillons ont déjà été intégrés.

Vous avez critiqué le rôle de la Monuc lors des événements de mars. Ce contingent, fort de 17 000 hommes, doit-il rester et, si oui, jusqu’à quand ?
La Monuc joue un rôle essentiel. Mais elle doit être beaucoup plus efficace. Quand on voit ce qui se passe à l’est du pays, où sont concentrées 80 % de ses forces, on se pose mille et une questions. Si la Monuc ne devient pas plus active, si elle n’obtient pas de meilleurs résultats sur le terrain, si le Conseil de sécurité ne lui donne pas des instructions en ce sens, sa présence même n’aura plus peu à peu sa raison d’être. Déjà, les populations de l’Est se demandent parfois à quoi elle sert.

Le général Laurent Nkunda et ses sept mille miliciens du Nord-Kivu font-ils, à vos yeux, partie des « forces négatives » à éradiquer, ou espérez-vous encore le ramener au bercail ?
Écoutez. Le statut de M. Nkunda est clair. Il a été nommé général de brigade par le gouvernement en 2003, avec une affectation précise : le commandement de la 8e région militaire du Nord-Kivu. Lui et d’autres officiers ont refusé de prêter serment et de regagner leurs bases, entrant ainsi en dissidence. En 2004, après avoir rassemblé des centaines de jeunes gens armés, il a fait mouvement vers le Sud-Kivu et s’est emparé par la force de la ville de Bukavu. Et cela au vu et au su de la Monuc et de la communauté internationale, qui voudraient aujourd’hui nous voir négocier avec ce monsieur. Trois jours plus tard, nous avons repris Bukavu. Nkunda et sa bande se sont alors repliés au Nord-Kivu. Un mandat d’arrêt a été délivré contre lui par la justice militaire. Fin 2006, il a de nouveau puisé des effectifs au sein de deux brigades non encore intégrées afin d’attaquer la localité de Goma, objectif que nous l’avons empêché d’atteindre. J’ai néanmoins proposé, au début de cette année, que le processus d’intégration des hommes de Nkunda au sein de l’armée nationale se poursuive, en commençant par l’étape de l’identification. Nous en sommes là. Mais je dois dire que M. Nkunda n’est pas un cas unique. Il y a, au Nord-Kivu, un certain nombre de criminels de guerre recherchés par la justice nationale et internationale, qui ont fait de cette région leur bastion.

Il y a aussi, dans l’Est, quelques milliers d’irrédentistes hutus rwandais opposés au régime de Kigali, ex-génocidaires et Interahamwes de la première, voire de la seconde génération…
Six mille hommes à peu près, soit cinq fois moins qu’il y a dix ans. Pour eux, il y a deux options : soit ils déposent les armes et rentrent chez eux au Rwanda, soit nous les désarmons de force et nous les expulsons.
Pensez-vous que Laurent Nkunda bénéficie du soutien du Rwanda ?
J’espère bien que non. Mais, dans la région des Grands Lacs, tout est possible…

Pourquoi n’y a-t-il toujours pas eu d’échange d’ambassadeurs entre Kinshasa et Kigali ?
La réouverture des ambassades, c’est l’étape ultime. Si cela intervient dans six mois, un an ou cinq ans, je veux que ce soit sur des bases solides et sans aucune suspicion réciproque. Auparavant, nous devons régler une fois pour toutes ce casse-tête des groupes armés entretenus par l’un ou l’autre pays contre son voisin. Vous avez évoqué le cas Nkunda, mais il y a d’autres groupes, jusqu’en Ituri.

Avec l’Angola, un différend frontalier vous oppose à propos d’une demi-douzaine de villages de la région de Kahemba, dans le Bandundu. Ne craignez-vous pas que cela dégénère en conflit ouvert ?
Absolument pas. Nous avons de très bonnes relations avec les autorités de Luanda. Cette affaire est simple : dans cette zone comme tout le long de notre frontière avec l’Angola et la Zambie, il existe des endroits mal délimités, d’autant que nous avons de part et d’autre des populations à la fois identiques et mouvantes. D’où des contradictions. En l’occurrence, il s’agit de villages congolais à la population mixte. Des commissions conjointes ont travaillé, des enquêtes ont eu lieu. Il faut maintenant avoir recours à une technologie moderne afin de fixer une fois pour toutes le tracé commun tout le long de la frontière – soit 2 500 kilomètres.

Vous vous êtes rendu début juin au Congo-Brazza. À l’issue de cette visite officielle, vous avez eu une petite phrase qui prête à interprétation : « J’ai passé la nuit à Brazzaville et je suis toujours vivant. » C’était de l’humour ?
À votre avis ? Bien sûr. Je faisais référence à la rumeur, toujours la rumeur, selon laquelle les autorités de Brazzaville seraient nos ennemies jurées, alors que mes rapports avec le président Sassou Nguesso sont excellents. Il faut parfois savoir sourire de la rumeur.

Regrettez-vous Jacques Chirac ?
C’est un homme bien. Il a, je crois, puisqu’il me l’a dit, une affection particulière pour l’Afrique et aussi pour moi. Un monsieur bien, donc…

Vous avez encore un problème, disons de visibilité, à l’égard des Congolais. Ils se plaignent de ne pas vous voir, de ne pas vous entendre. Seriez-vous fâché avec la communication ?
Et, pourtant, le président est là ! Et il travaille, sans repos ni vacances. Cela fait plus de dix ans que je mène cette vie quasi monacale, sans compter les années au maquis. J’ai beau être encore jeune, il arrive que le corps se fatigue. Devrais-je communiquer sur cela ? Je vais bientôt commencer de longues tournées à l’intérieur du pays, comme je l’avais promis. Là, vous me verrez, vous m’entendrez. Mais si c’est du culte de la personnalité que vous recherchez, vous risquez d’attendre longtemps.

Avez-vous changé ?
Oui, et mon pays aussi. Lorsque je regarde en arrière, je me dis que j’ai acquis, en termes d’expérience et de sagesse, ces six dernières années, ce que d’autres accumulent pendant toute une vie. Quant au Congo, il est de retour dans la cour des grands de ce continent. On ne tardera pas à s’en apercevoir.

La Constitution vous donne droit à deux mandats de cinq ans. Vous devrez donc, si vous êtes réélu, quitter le pouvoir au plus tard en 2016, à l’âge de 45 ans. Ne serez-vous pas tenté de faire modifier cette disposition pour demeurer aux affaires ?

La Constitution, c’est sacré…

Certains de vos pairs l’ont dit. Avant de changer d’avis.

Mais Joseph Kabila n’est pas comme les autres. J’ai donné ma parole d’honneur en promulguant cette Constitution, je n’y toucherai donc pas. Le pouvoir use. Il faut savoir s’arrêter.

Doit-on vraiment vous croire ?

Je vous donne ma parole d’officier. Que voulez-vous de plus ?

La révision en cours d’une soixantaine de contrats miniers signés pendant la période de transition ne risque-t-elle pas de gêner certains membres de votre entourage ?
Cela ne me gêne pas à titre personnel, ni aucun de mes proches. De quoi s’agit-il ? D’une évaluation de la situation, cinq ans après l’adoption du code minier en 2002 : qu’est-ce qui n’a pas marché ? Comment corriger les erreurs ? Comment mieux profiter des réussites ? C’est une démarche responsable qui n’a qu’un seul but : la réappropriation par le Congo de son patrimoine minier. Il ne s’agit pas de régler des comptes avec tel ou tel partenaire étranger ou congolais, mais de se dire, les yeux dans les yeux, ses quatre vérités.

Votre gouvernement compte soixante ministres et vice-ministres. Êtes-vous sûr qu’aucun d’entre eux ne songe à profiter de son poste pour s’enrichir ?
Je l’ai clairement dit en Conseil des ministres : ce type de mentalité est désormais banni.

Et si l’un d’entre eux est attrapé la main dans le sac ?
Sa destination est toute trouvée : la prison de Makala.

À qui pensez-vous ?
Je ne vous le dirai pas ! Une chose est sûre : quand on fera le bilan en septembre prochain, il y aura beaucoup de candidats pour Makala.

Manifestement, le mois de septembre sera décisif…
Ce gouvernement aura six mois d’exercice plein. Il faudra faire le point, redresser ce qui doit l’être et planifier la suite. L’année 2008 devra être celle de la vraie relance économique. Les équipements ont été commandés, les chantiers sont définis, place au décollage.
Avec une dette publique de 14 milliards de dollars, que vous traînez comme un boulet…
Jusqu’à quand le traînerons-nous, ce boulet ? Si j’avais l’argent pour rembourser ces milliards, croyez-moi, je n’hésiterais pas. Le simple service de cette dette nous coûte 30 à 50 millions de dollars par mois ! Rien qu’avec cette somme, nous pourrions transformer Kinshasa. Notre objectif est donc clair : atteindre le plus vite possible le point d’achèvement de l’initiative PPTE(2).

Lors de notre dernier entretien, en avril 2006, vous aviez confessé votre admiration pour Che Guevara. Mais on me dit qu’en réalité votre vraie référence, c’est Thomas Sankara, le président burkinabè assassiné en 1987. Exact ?

Qui vous l’a dit ? Et puis, peu importe. C’est vrai.

Pourquoi ?
Comment le dire sans heurter qui que ce soit ? Sankara était un visionnaire. J’avais 16 ans quand il est mort. Je crois qu’il s’est sacrifié pour nous. Il nous manque beaucoup, voilà tout.

Quelle leçon vous a-t-il apprise ?
La fierté. Si les Congolais retrouvent le sens de la fierté et si j’ai pu contribuer à réunir les conditions pour que mon pays soit un jour la Chine de l’Afrique, j’aurais accompli ma mission.

Au Congo, comme ailleurs, l’activisme des Chinois inquiète les Occidentaux…
Mais pas les Congolais ! Lorsqu’il s’agit de refaire le grand boulevard Lumumba qui relie Kinshasa à l’aéroport de N’Djili, l’Union européenne renâcle et la Chine offre ses services. Si c’est notre bien et notre développement que veulent nos amis occidentaux, ils devraient donc s’en réjouir.

Votre épouse, Marie Olive Kabange, s’est démenée pendant la campagne électorale. La première dame ferait-elle de la politique ?
Non, je ne le pense pas. C’est une personne tout à fait déterminée, c’est vrai, et qui m’a beaucoup aidé. Mais elle a aussi ses activités propres dans les domaines caritatif et humanitaire.

C’est un atout pour vous ?
Un atout et une chance. La femme est l’avenir de l’homme, dit-on. Et les Congolaises sont l’avenir du Congo.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : | Kabila, cartes sur table | Jeuneafrique.com -

Kutino et Diomi : deux grands malades abandonnés…/GUY DE BOECK

Originally posted on Démocratie Chrétienne, D.C.:

 

Kutino et Diomi : deux grands malades abandonnés…

Ceux qui pensent devoir absolument informer les Congolais de l’état de santé de certains de leurs compatriotes auraient pu se saisir de l’occasion pour se pencher sur les cas de deux compatriotes qui en appellent, depuis des mois, à une assistance urgente du gouvernement en vue de les tirer d’une mort certaine. Il s’agit, on s’en doute, de deux prisonniers, en l’occurrence, le pasteur Kutino Fernando, en séjour à la prison centrale de Makala depuis plus de 8 ans, et Eugène Diomi Ndongala, président national de la Démocratie Chrétienne, qui se trouve au même lieu depuis une année, pour purger une peine de 10 ans.

Voilà deux malades qui ne se cachent pas. La semaine dernière, Kutino Fernando a fait publier son bulletin de santé dans la presse, par l’entremise du député Franck Diongo, afin d’attirer l’attention du gouvernement sur la…

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Pour Freddy Kita (DC) c’est le début de la mobilisation du peuple /TEMPETE DES TROPIQUE S

Pour Freddy Kita (DC) c’est le début de la mobilisation du peuple /TEMPETE DES TROPIQUES

par FreeDiomi le 9 août 2014
KITADC

Pour Freddy Kita c’est le début de la mobilisation du peuple

05/08/2014

KITADC
Réagissant au meeting du 4 août dernier à la Place Sainte Thérèse/N’Djili
L’Opposition congolaise passe à l’offensive. Elle a tenu, le lundi 4 août dernier, à la Place Sainte Thérèse N’Djili, à Kinshasa, un meeting populaire. Ce, malgré l’absence de certains de certains leaders, notamment Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Félix Tshisekedi… qui séjournent à Washington dans le cadre du sommet Usa-Afrique.
Le but principal de ce rassemblement était d’inviter le peuple congolais à s’opposer catégoriquement au projet gouvernemental de révision constitutionnelle.
De passage à Paris, un de ses membres, Freddy Kita, secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC), a expliqué dans une interview accordée à Jeune Afrique, le sens de cette grande mobilisation.

Le secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC), parti cher à l’honorable Eugène Diomi Ndongala, a salué cette démarche, soulignant que « c’est le début de la mobilisation du peuple ».

Pour lui, barrer la route à une éventuelle modification de la constitution pour permettre à Kabila de se représenter en 2016, ce n’est pas une affaire de l’Opposition politique, mais c’est le peuple congolais dans son ensemble qui veut dire « non » à ce pouvoir qui le gouverne par défi.
Une économie par terre
Aujourd’hui, a-t-il expliqué, l’économie de la RDC se trouve par terre, les conditions sociales de la population laissent à désirer, l’insécurité bat son plein, mais Joseph Kabila cherche encore à s’accrocher au pouvoir. Le peuple, lui, est fatigué.
Il se lève pour montrer son indignation. « C’est le début de la mobilisation du peuple ».

Pour Freddy Kita, la démarche de la MP de modifier à tout prix la constitution s’explique par le fait que « Joseph Kabila a peur de quitter le pouvoir ».

« Pourquoi doit-on toujours modifier la Constitution lorsqu’on s’approche des échéances électorales en RDC ? », s’est-il demandé, car, avant la présidentielle de 2011, renchérit-il, la Majorité mécanique au Parlement a ramené le scrutin de deux à un seul tour, et aujourd’hui, elle cherche encore à « bidouiller le texte constitutionnel pour permettre à son champion de briguer un autre mandat ».
Pour ce cadre de la DC, si la MP tient à son projet de révision, elle doit attendre la fin du processus électoral de 2016.
Et de poursuivre, « il n’y a plus d’autres options : en 2016, il doit partir ! ».Pour Kita, c’est bien que l’Opposition se réunisse pour un objectif commun, à savoir le départ de Kabila en 2016.
Même 10 enfants issus d’une même famille ne parlent jamais un même langage. L’important est qu’ils se reconnaissent tous d’un même père. C’est le cas aujourd’hui de l’Opposition congolaise. « Au-delà de nos divergences, nous faisons bloc pour nous opposer à toute modification de la Constitution ».
Les Congolais d’abord
Au même moment, s’est ouvert à Washington le sommet Usa–Afrique. A la question de savoir ce que la DC et l’Opposition congolaise attendent de cette rencontre, Freddy Kita souligne que c’est aux Congolais de résoudre les problèmes de la RDC. « Nous devons donc continuer à nous mobiliser pour nous prendre en charge.La communauté internationale n’est là que pour nous accompagner dans cette démarche ».

Quant au leader de son parti, Eugène Diomi Ndongala qui croupit toujours en prison, Kita accuse le pouvoir en place à Kinshasa d’être derrière ce scénario. « Diomi Ndongala n’a jamais commis aucun acte reprensible. C’est un père de famille. Un grand leader politique ». Après sa condamnation « politique et arbitraire », il continue de mener son combat depuis sa cellule.

Par
LM

http://democratiechretienne.org/2014/08/09/pour-freddy-kita-dc-cest-le-debut-de-la-mobilisation-du-peuple-tempete-des-tropiques/

Démonstration de force de l’Opposition à N’Djili /LA TEMPETE DES TROPIQUES

Démonstration de force de l’Opposition à N’Djili /LA TEMPETE DES TROPIQUES

par FreeDiomi le 5 août 2014
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Démonstration de force de l’Opposition à N’Djili

Promesse tenue hier à la Place Sainte Thérèse
L’Udps, l’Unc, l’Ecidé, la Dc, la Mpp, la Cvd, les Fac, le Mpcr, le Cder… invitent Joseph Kabila à un dialogue d’ici la fin du mois d’octobre afin » d’organiser son départ en douceur «

Comme annoncé il y a de cela une semaine, l’Opposition politique congolaise s’est réunie hier lundi 4 août 2014 à la Place Sainte Thérèse/Ndjili, dans la commune qui porte le même nom, à l’Est de la ville de Kinshasa, afin de mobiliser la population contre toute révision constitutionnelle dans le sens de prolonger le nombre de mandats de Joseph Kabila.
Une véritable démonstration de force, au regard du nombre très élevé de Congolais venus nombreux suivre le message d’espoir, sans achat de conscience, ni promesse de billets de banque au terme de la manifestation. L’important était d’être rassuré que l’actuel régime cédera effectivement le bâton de commandement en 2016, tel que prévu dans la constitution, et qu’il n’y aura aucune révision allant dans le sens de toucher à l’article 220 au profit d’une poignée de Congolais qui ne pensent qu’à leurs propres ventres et à ceux de leurs enfants.
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En ligne d’attaque, L’UDPS d’Etienne Tshisekedi représentée par le SG Bruno Mavungu, l’UNC de Vital Kamerhe, la MPP à travers Pascaline Kudura, la DC de Diomi Ndongala, les Fac de Martin Fayulu, le RCD/K Ml de Mbusa Nyamwisi, l’Ecidé, le Cder de Jena-Lucien Bussa, le Mpcr Jean-Claude Mvuemba Luzamba, l’Udemo de Nzanga Mobutu, l’Upc de Thomas Lubanga Dillo, ainsi que les alliés de la société civile représentés par Christopher Ngoy Mutamba, président de la société civile du Congo.

Le bloc est donc constitué pour faire respecter la constitution à travers le départ du régime actuel après les élections de 2016. Et, au besoin, lui garantir la sécurité après avoir libéré le fauteuil présidentiel. Ces opposants invitent en effet Joseph Kabila, à un dialogue d’ici la fin du mois d’octobre, afin » d’organiser son départ en douceur « .
Dans son message, Bruno Mavungu, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a déclaré que l’Opposition veut amener Joseph Kabila à ce dialogue pour organiser son départ en douceur, de manière à préserver la paix dans le pays.
A en croire ce haut cadre de l’Udps, ce dialogue serait conforme à l’accord d’Addis-Abeba signé le 24 février 2013 par onze chefs d’Etats africains. » Joseph Kabila a fait sortir un autre jeu en parlant des élections. La famille politique de Mr Kabila est actrice dans ces élections. Nous attendons le retour de Kabila des Etats-Unis, pour que nous allions au dialogue pour organiser son départ « , a affirmé Bruno Mavungu.
Le SG de l’Udps a indiqué que son parti a adressé des correspondances à Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies et au président américain, Barack Obama, pour leur faire part de la manière dont le pays est dirigé par Joseph Kabila en dénonçant les violations des droits de l’homme perpétrées par les forces de défense et sécurité.

Pascaline Kudura, porte-parole a.i de la Majorité présidentielle populaire (MPP), a évoqué le cas des personnalités politiques de l’Opposition qui croupissent dans des prisons pour leurs opinions. L’exemple le plus illustratif étant celui de l’honorable Eugène Diomi Ndongala, incarcéré au Cprk pour sa lutte de la vérité des urnes, à la suite des élections bâclées de 2011.

De son coté, Jean-Bertrand Ewanga, secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC,) pense que le dialogue inclusif, selon l’accord cadre d’Addis-Abeba, ne devait pas laisser place aux concertations nationales qui, du reste » constituent un échec « .
» Ces concertations nationales ont été une tricherie de M. Kabila. La résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations unies exige un dialogue inclusif. Il a monté une histoire à sa taille, et les résultats c’est ce que nous connaissons. Il veut réviser la constitution et cherche le referendum. Nous devons l’obliger à partir « , a-t-il indiqué.
Quant aux expulsions de Brazzaville et de l’Angola, JB Ewanga pense que c’est l’une des preuves que le pays est mal dirigé.S’agissant de la révision constitutionnelle, tous les ténors de l’opposition et quelques représentants de la société civile présents hier au terrain Sainte Thérèse ont dit » niet « .
Un leader d’un parti a lancé un slogan » Tout sauf Kabila en 2016 » en appelant l’opposition à l’unisson.
Malgré l’absence d’Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe et Martin Fayulu, la population s’était mobilisée pour répondre à l’appel.Chose étrange, le meeting a été autorisé par le gouverneur de la ville de Kinshasa. Les éléments de la police ont été dépêchés sur le lieu afin d’encadrer les manifestants, pour éviter le débordement surtout que c’était une manifestation publique.
L’opinion se pose la question de savoir pourquoi le pouvoir en place, bien connu pour sa répression sanglante contre les manifestations de l’opposition, a autorisé cette fois-ci un tel rassemblement.
Certains analystes pensent que le sommet Usa-Afrique auquel prend part Joseph Kabila, ouvert depuis hier lundi 4 août 2014 à Washington, aurait sans nul doute une forte influence sur l’évènement de Kinshasa.
Car un seul coup de feu serait entendu à Washington, et cela ternirait davantage l’image du n°1 Congolais à qui l’administration Obama a déjà demandé de ne pas réviser la constitution et ne pas se maintenir au pouvoir après 2016. Le pouvoir en place a autorisé donc cette manifestation de l’Opposition pour montrer à la face du monde qu’en RDC, les manifestations publiques sont permises. Alors que c’est complètement le contraire qui se fait.
Car la répression a toujours été accompagnée de bastonnades, maltraitances, arrestations, incarcérations et tortures, sans compter l’usage de bombes lacrymogènes, voire de tirs à balles réelles.
Par Lefils Matady
http://latempete.info/demonstration-de-force-de-lopposition-a-ndjili/
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LIRE AUSSI:VIDEO : INTEGRALITE DU MEETING DE L’OPPOSITION TSHO TSHA A NDJILI SAINTE THERESE
tsho tsha

http://democratiechretienne.org/2014/08/05/demonstration-de-force-de-lopposition-a-ndjili-la-tempete-des-tropiques/

La MPP et la DC s’opposent au maintien du pouvoir par la force en RDC / TEMPETE DES TROP IQUES

La MPP et la DC s’opposent au maintien du pouvoir par la force en RDC / TEMPETE DES TROPIQUES

par FreeDiomi le 5 août 2014
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TEMPETE050814

La MPP et la DC s’opposent au maintien du pouvoir par la force en RDC

Dans une déclaration politique conjointe

Au cours d’une déclaration commune faite jeudi 31 juillet à la paroisse Notre Dame de Fatima, la Majorité présidentielle populaire (MPP), et la Démocratie chrétienne (DC) comptent utiliser tous les moyens légaux prévus par la Constitution en vigueur en RDC, dont son article 64, afin de contrer toute démarche funeste visant le maintien du pouvoir par la force de l’actuelle majorité.

Les deux structures politiques exigent la tenue un dialogue inclusif, franc et sincère, prévu par la Résolution 2098/13 du Conseil de Sécurité de l’Onu, et insistent sur le respect des toutes les dispositions de l’actuelle Constitution, dont la révision serait illégale, illégitime et inopportune à la veille d’un nouveau cycle électoral.
Aussi, elles recommandent la libération des prisonniers politiques arbitrairement incarcérés en RDC afin de relancer le processus de démocratisation manifestement en panne et en régression.
Cette déclaration a été lue et signée par Pascaline Kudura, porte parole ajointe de la MPP, contresignée par Jean-Paul Itoupa pour le compte de la Démocratie chrétienne.
De la situation politique actuelle
A partir des analyses et observations faites sur la situation politique en République démocratique du Congo, la MPP et la DC condamnent l’obsession de la Majorité présidentielle (MP) de vouloir à tout prix gouverner par défi, contre la volonté du souverain primaire. Ce régime, estiment-elles, a essayé de déjouer l’attention de la communauté internationale par rapport à l’Accord cadre d’Addis-Abeba, en organisant des concertations nationales « complètement contrôlées par la majorité au pouvoir, dont les résolutions demeurent lettre morte à ce jour, laminant ainsi la cohésion nationale et affaiblissant le leadership national », peut-on lire dans cette déclaration.

La MPP et la DC réaffirment, dans la situation politique actuelle, l’intangibilité de l’actuelle Constitution, adoptée par referendum populaire à suffrage universel direct et promulguée le 18 février 2006, et surtout le respect du nombre et de la durée du mandat présidentiel qu’elle garantit.De plus, La MPP et la DC considèrent qu’il serait impossible de lancer un processus électoral crédible et démocratique en RDC sans avoir traité le précédent contentieux électoral.

Elles dénoncent également le harcèlement politico-judiciaire dont est victime le porte-parole de la MPP, Eugène Diomi Ndongala, actuellement prisonnier politique, à cause de sa détermination dans son combat pour la vérité des urnes. De même, poursuit la déclaration, les membres de sa famille politique et biologique dont son épouse Patrizia Diomi, malgré son arrestation, font actuellement l’objet de menaces, tortures morales et intimidations. Il faut signaler que la MPP a réaménagé son staff dirigeant pour beaucoup plus de dynamisme et d’efficacité, par rapport aux enjeux politiques de l’heure.

Par Lefils Matady

http://democratiechretienne.org/2014/08/05/la-mpp-et-la-dc-sopposent-au-maintien-du-pouvoir-par-la-force-en-rdc-tempete-des-tropiques/

Diomi Ndongala et Fernando Kutino croupissent toujours en prison: Des recommandations maje ures des concertations nationales foulées au pied / TEMPETE DES TROPIQUES

Diomi Ndongala et Fernando Kutino croupissent toujours en prison: Des recommandations majeures des concertations nationales foulées au pied / TEMPETE DES TROPIQUES

par FreeDiomi le 9 juillet 2014
diomi et kutino

diomi et kutino

Diomi Ndongala et Fernando Kutino croupissent toujours en prison

Des recommandations majeures des concertations nationales foulées au pied
Le gouvernement de cohésion nationale est devenu utopique
La Conférence nationale souveraine tenue au Zaïre en 1991, de même que les Concertations nationales organisées au mois de septembre dernier sur le même site à Kinshasa constituent sans conteste deux temps forts vécus par le Congo-Zaïre dans sa vie politique.
L’histoire étant un éternel recommencement, plus d’une recommandations formulées par les concertations nationales sont restées lettres mortes à l’instar de celles de la Conférence nationale qui a eu le mérite de faire la relecture de l’histoire politique de la RDC qui a permis entre autres de dresser un bilan globalement négatif du régime de Mobutu.

Parmi ces recommandations, le cas de Diomi Ndongala, Président de la DC (Démocratie chrétienne) et Fernando Kutino, pasteur de l’armée de victoire. Les deux personnalités n’ont pas bénéficié de l’amnistie pourtant décrétée par les assises nationales tenues aux mois de septembre et octobre de l’an 2013.

Leur maintien anachronique et même arbitraire en prison laisse croire que les bénéficiaires de la loi d’amnistie ont été triés sur le volet. Et pour narguer les bonnes consciences, des tueurs du M23 ont été blanchis de suite de ces recommandations.
L’amnistie des adeptes de Bundu dia mayala (ex-Bundu dia Kongo), des bandes Enyele, des amis de Faustin Munene ou d’Honoré Ngbandu ont été certes saluée mais elle est insuffisante pour parler de l’application correcte de cette mesure d’amnistie. Autant dire que les condamnations à caractère politique ne peuvent être commuées ni annulées. Le gouvernement aurait marquée des points si les deux personnalités étaient elles aussi élargies.
L’autre recommandation majeure est relative à la mise sur pied d’un gouvernement de cohésion nationale qui regrouperait en son sein des membres de la majorité présidentielle, ceux de l’opposition et de la société civile.
Par la seule volonté politique et en dépit du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat l’application de cette recommandation tant souhaitée tarde toujours à venir au point que plus personne ne croit plus à cette initiative, à part quelques fanatiques invétérés.
Dans le camp de l’opposition, les deux recommandations bafouées ou partiellement appliquées, sont majeures. Elles auraient permis, ne serait-ce que dans une certaine mesure de briser la glace dans la vie politique. Le pardon étant considéré comme une puissance qui libère.
Sous l’autre sous chapitre, le pays ayant été divisé autrefois par des clivages politiques puis unifié après Sun City, la mise sur pied du gouvernement devenu utopique aurait parachevé le processus du Sun City qui visait l’unité nationale. N’est-ce pas que l’union fait la force !
Par G.O.
http://latempete.info/diomi-ndongala-et-fernando-kutino-croupissent-toujours-en-prison/

http://democratiechretienne.org/2014/07/09/diomi-ndongala-et-fernando-kutino-croupissent-toujours-en-prison-des-recommandations-majeures-des-concertations-nationales-foulees-au-pied-tempete-des-tropique/

LES RECENTS SCANDALES ECONOMIQUES A REPETITION DETRUISENT ENFIN LE MYTHE DE LA « STABILIT E » KABILISTE OPPOSEE A « L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE » REVENDIQUEE PAR LES FORCES VIVE S DE LA RDC

LES RECENTS SCANDALES ECONOMIQUES A REPETITION DETRUISENT ENFIN LE MYTHE DE LA « STABILITE » KABILISTE OPPOSEE A « L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE » REVENDIQUEE PAR LES FORCES VIVES DE LA RDC

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LES RECENTS SCANDALES ECONOMIQUES A REPETITION DETRUISENT ENFIN LE MYTHE DE LA « STABILITE » KABILISTE OPPOSEE A « L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE » REVENDIQUEE PAR LES FORCES VIVES DE LA RDC
Ces derniers jours, des maraichages nauséabonds de la gestion kabiliste remontent des nombreuses « boules » qui éclatent à la surface de l’actualité et empestent l’atmosphère au Congo- Kinshasa. Sous d’autres cieux, ces scandales auraient fait tomber le gouvernement en place mais en RDC l’exécutif étant démissionnaire depuis presque 12 mois, d’ailleurs avec l’ensemble des structures dirigeantes des entreprises publiques, aucun mécanisme de contrôle démocratique n’est enclenché pour faire face à ces « affaires ».
Le scandale de l’évaporation des droits miniers sur une production record de cuivre et de cobalt de (dont la RDC est le premier producteur mondial en 2013) nous fait comprendre que le sous-sol congolais ne nous appartient plus : alors qu’à l’époque de Mobutu, une production de 700.000 tonnes de cuivre produit par la société étatique Gécamines alimentait 70% du budget de l’état, la production actuelle, proche d’un 1.000.000 de tonnes annuelles ne contribue pratiquement en rien au budget de l’état.
Comme si cela ne suffisait pas l’ancien vice-président américain Al Gore, prix Nobel pour la Paix, dans son dernier livre intitulé « Future » qui vient de paraitre, nous explique, chiffres à la main, que plus du 50% des terres arables de la République Démocratique du Congo ont été bradées, à l’insu de l’opinion publique congolaise, en faveur de certains états – comme la Chine – et des multinationales.

A leurs entrées en RDC, en 1996, les aventuriers de l’Alliance des Forces Démocratique pour la libération, AFDL en sigle, s’étaient donné une charte qui, dans son article premier, proclamait que le sol et le sous-sol du Congo appartenaient à cette Alliance de triste mémoire…
Nous constatons que les héritiers idéologiques afdéliens ont mis en exécution, à la lettre, leur Charte scélérate au point que notre sol et notre sous-sol sont bradés au meilleur offrant, selon les logiques néfastes d’un capitalisme du désastre, laissé libre d’opérer sans contrôle et avec la complicité de dirigeants véreux et corrompus.

Si à ces scandales déjà éclatés l’on ajoute le projet de dévier les eaux du fleuve Oubangui pour alimenter le Lac Tchad, au nom de on ne sait pas quels intérêts maffieux, voilà que nous risquons de nous retrouver privés même d’eau douce suffisante pour assurer un débit régulier du fleuve Congo, avec les conséquences néfastes que cela pourrait provoquer aussi bien sur le plan environnemental qu’en termes de diminution de production d’énergie hydro-électrique.
Mais la série noire des affaires de mauvaise gouvernance et kleptomanie organisée au Congo Kinshasa ne s’arrêtent pas en si bon chemin : le magazine « Forbes » enfonce encore plus le clou dans les marécages puants de la mégestion congolaise avec la dénonciation de la patrimonialisation des ressources économiques de la RDC, placées entre les mains d’un clan qui gère les comptes de la RDC comme sa caisse personnelle au point de toucher même aux ressources de « l’aide internationale », dixit le journaliste d’investigation Richard Miniter dans un article qui dessine dans les détails les contours cachés de la gestion calamiteuse actuelle de la RDC.
Malgré ce tableau sombre peint dans le magazine Forbes et dénonçant l’asservissement de tout un peuple aux antivaleurs de la « Démocrature » Kabiliste, une note positive d’espoir merite d’être mise en exergue :

le triste refrain, souvent chanté par certains représentants de la communauté internationale, selon lequel la « Stabilité « de la RDC devait toujours prévaloir sur « l’Alternance Démocratique » semble définitivement abandonné, au point que la politique par défi de l’actuel Exécutif, qui a comme seule stratégie de gouvernance la perpétuelle procrastination des décisions, semble maintenant être contenue par le mur en béton armé érigé fin 2016, à l’occasion de l’expiration du mandat constitutionnel du « président » sortant et de l’actuelle législature dont est issue sa majorité.

La stratégie néfaste de procrastination des réformes administratives, de la justice, de l’armée et des services de sécurité ne semble plus une stratégie portante pour le régime Kabila, dont la répression féroce contre toute forme de dissidence politique et la mauvaise gestion ne peuvent plus être considérés des sujets tabou aux yeux d’une communauté internationale finalement disposée à donner une chance à l’alternance démocratique.
Scandale après scandale, détournement après détournement, personne n’osera plus vouloir nous imposer la prétendue « stabilité » génératrice de sous-développement et d’entropie politique à la place de notre revendication d’une gestion responsable et transparente des ressources naturelles de la RDC qui doivent nécessairement profiter au peuple congolais, dans le respect des principes du contrôle démocratique.

Plus que jamais, les récents scandales économiques qui s’ajoutent aux graves violations des droits de l’homme et des droits civils et politiques des citoyens congolais, nous donnent la preuve que le développement est impossible en RDC sans l’Alternance politique.

Eugène Diomi Ndongala,
Prisonnier Politique en RDC
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CARNET D’UN PRISONNIER POLITIQUE EN R.D.CONGO

http://diomiponakongo.wordpress.com/2014/07/08/les-recents-scandales-economiques-a-repetition-detruisent-enfin-le-mythe-de-la-stabilite-kabiliste-opposee-a-lalternance-democratique-revendiquee-par-les-force/

RDC : l’église catholique demande à Kabila de partir en 2016

RDC : l’église catholique demande à Kabila de partir en 2016
Olivier Ribouis 2 juillet 2014
Monde Afrique
Joseph Kabila, président (RDC) dont le dernier mandat arrive à expiration en 2016

«Protégeons notre nation». C’est l’invitation que la conférence épiscopale congolaise a, par une déclaration du même nom, adressé à tous les Congolais de la République démocratique du Congo en marge de la célébration du 54ème anniversaire de l’indépendance du pays.

Une invitation qui s’adresse particulièrement au président de la Rdc, Joseph Kabila dont le dernier mandat constitutionnel arrive à terme en 2016. A cet effet, disent les évêques de la conférence épiscopale du Congo, « Protéger la nation, c’est respecter la loi fondamentale, le socle de la Nation ». Ceci, relativement à l’article 220 limitant le nombre de mandats présidentiels, dont la modification est en vue pour permettre au président Joseph Kabila de se représenter à la prochaine élection pour laquelle il n’est plus éligible pour l’instant. « Nous désapprouvons également toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’Article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel » ont affirmé les évêques soucieux de l’avenir du pays. L’article 220 en question, selon la conférence épiscopale, affirme que « la nature de l’état congolais qui est une république et non une monarchie. » Dans sa déclaration, l’église catholique en Rdc, a aussi indiqué clairement qu’elle se met dans la bataille de la sensibilisation des Congolais afin de faire barrière à toute tentative de révision constitutionnelle. Et son objectif, c’est que de réussir à empêcher les pratiques politiciennes qui sacrifient l’intérêt supérieur de la Nation de prendre le peuple congolais en otage.

http://www.lanouvelletribune.info/index.php/actualite/etranger/20127-rdc-l-eglise-catholique-demande-a-kabila-de-partir-en-2016

C’est NON !!! / Mboyo Ey’ekula

C’est NON !!! / Mboyo Ey’ekula

par FreeDiomi le 1 juillet 2014
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C’est NON !!!


Mohamed Mboyo Ey’ekula

"Joseph Kabila" complétement décalé, la diaspora – intransigeante – lui inflige de nouveau, une fin de non recevoir cinglante ! (Rolain Mena)

Au discours sarcastique de la "Dépendance", nous prenons rendez-vous !
Pendant que nous nous morfondons dans nos cogitations pour trouver la bonne formule pour nous libérer de l’occupation, l’inculte rwandais, qui dirige notre pays par défi, continue de narguer le peuple congolais avec des discours infects.
A l’occasion de la journée de la "Dépendance", ses yeux imbibés du sang des congolais, il a déclaré, je cite, "…que cette "fête" est aussi une interpellation des générations présentes et à venir car elle rappelle à chacun de nous l’obligation de garder notre pays libre et uni".
Véritable incarnation de la désincarnation de la nation congolaise et surtout au service du plan de liquidation de notre pays, ce génocidaire oublie-t-il qu’en biaisant à deux reprises, les élections contre Bemba et Tshisekedi qui l’avaient battu, il a sapé la liberté et l’unité au Congo-Kinshasa ?

Et qu’en empêchant systématiquement aux congolais de jouir des droits consacrés par sa "propre constitution", comme ceux de manifester et d’exprimer librement leurs opinions sans finir en prison comme Eugène Diomi Ndongala ou à l’abattoir comme les disciples de Mukungubila, il est vraiment mal placé pour employer les mots "libre" et "uni" en parlant de notre pays ?

Commun diviseur des congolais, imposteur et assassin des opposants et journalistes, peut-il vraiment évoquer la liberté et l’unité du Congo-Kinshasa ? Qu’il exagère, c’est la coutume chez tout rwandais qui se respecte, mais le sarcasme derrière cette allusion est choquant. Nous disons donc non à sa propension à la comédie funeste !
Par ailleurs, emporté par je ne sais quel lyrisme, il n’a pas oublié de faire un clin d’œil à la diaspora qu’il a nommé, encore sarcastique, "les congolais qui vivent en dehors". Ainsi, la provocation délibérée, il a invité la diaspora à rentrer au pays cultiver "La terre de "nos" ancêtres…qui est grande et fertile et dispose des potentialités nécessaires à l’épanouissement de chacun".
Dans la logique du poltron de Kingakati, les congolais de la diaspora n’ont de droit que de retrousser les manches là où lui et ses amis, notamment Forrest et Gertler, s’occupent de piller nos extraordinaires richesses minières. Quel toupet !
Mais que celui qui a usurpé l’identité de Kabila, de son vrai nom Kanambe, sache qu’il a prononcé là un discours de trop ! Que le vent de l’histoire souffle et que mûr ou pas mûr, le fruit ne résistera pas : Il sera balayé !
Il est un temps pour narguer mais un autre pour être nargué. Nous prenons donc rendez-vous pour le retour ! Mais ce sera sans lui…
http://www.leblogderolainmena.fr/406086746

L’EMPRISONNEMENT ARBITRAIRE DU DEPUTE NATIONAL CONGOLAIS ET OPPOSANT POLITIQUE RADICAL E UGENE DIOMI NDONGALA, SERIEUSEMENT A L’ORDRE DU JOUR A PRESENT DANS LE SOUTERRAINS ADMIN ISTRATIF DU SECRETARIAT GENERAL DE L’ONU A NEW YORK /

L’EMPRISONNEMENT ARBITRAIRE DU DEPUTE NATIONAL CONGOLAIS ET OPPOSANT POLITIQUE RADICAL EUGENE DIOMI NDONGALA, SERIEUSEMENT A L’ORDRE DU JOUR A PRESENT DANS LE SOUTERRAINS ADMINISTRATIF DU SECRETARIAT GENERAL DE L’ONU A NEW YORK / INTERPRETE DU 23/06/2014
par FreeDiomi le 23 juin 2014
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DECLARATION CONJOINTE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE (DC) DU GROUPE DES QUATORZE (G14) ET DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE (MPP)

DECLARATION CONJOINTE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE (DC) DU GROUPE DES QUATORZE (G14) ET DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE (MPP)

par FreeDiomi le 11 juin 2014
LOGO DC MPP G14

LOGO DC MPP G14

DECLARATION CONJOINTE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE (DC) DU GROUPE DES QUATORZE (G14) ET DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE (MPP)

1. Nous, formation et regroupements politiques progressistes de la République Démocratique du Congo, à savoir : la Démocratie Chrétienne « DC ». le Groupe des Quatorze « G14 » et la Majorité Présidentielle Populaire « MPP » signataires de la présente déclaration, tenons à rappeler à l’opinion nationale et internationale que la crise de légitimité créée par la révocation illégale du Gouvernement LUMUMBA le 5 septembre ,1960 avait longtemps duré et demeure le fondement de l’instabilité politique et juridique de la RDC ;
2. Nous craignons que dès lors la crise politique générée par les Résultats des élections de 2011 qui ont permis l’usurpation par Monsieur Kabila de l’imperium de Président de la République a Monsieur ETIENNE TSHISEKEDI en qualité de Président de la République élu le 28 novembre 2011 ;
3. Raison pour laquelle, nous saluons à juste titre l’Initiative de Monsieur MARTIN KOBLER, le Représentant Spécial du Secrétaire Générale de l’ONU , d’organiser un dialogue politique inclusif conformément à l’esprit , et à la lettre de la Résolution S/RES/2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies de 2013 à l’Accord -Cadre d’ADDIS ABEBA .Nous adhérons à cet démarche salutaire pour le peuple congolais sur le plan politique, juridique, social et culturel dans notre pays ;
4. En effet nous avons l’intime conviction que seul un dialogue sincère entre filles et fils de ce pays peut mettre fin à cette nouvelle crise de légitimité qui paralyse le pays depuis le 28 novembre 2011 et peut baliser le paysage politique pour la paix ,la concorde nationale et des élections crédibles, transparentes et apaisées, fondées sur un consensus participatif reposant sur l’audit du fichier électoral et l’élaboration d’un calendrier électoral global qui accorde priorité aux élections législatives et présidentielle dans le respect de la Constitution ;
5 .Nous désapprouvons, de ce fait les menaces proférées par Monsieur Joseph Kabila le samedi 13 mai 2014 à l’endroit des Ambassadeurs accrédités en RDC à cause de leur soutien à ce dialogue ;
6. Qu’il cesse de vilipender et de traiter de terroristes les membres de la diaspora congolaise qui se battent corps et âme dans tous les fronts pour un avenir radieux de notre Nation ;
7. Nous continuons à exiger la libération sans condition des prisonniers politiques et particulièrement de l’Honorable Eugène DIOMI NDONGALA, Président National de la Démocratie Chrétienne et Porte Parole de la Majorité Présidentielle Populaire, MPP en sigle, comme préalable à tout dialogue politique.
Fait à Kinshasa, le 11 juin 2014
Salle de Fatima,
Pour la Démocratie Chrétienne, DC
Me. Pierrot Mampulu
PP
Pour le G14,
Le Coordonnateur,
Dr. Ezulua
Pour la Majorité Présidentielle Populaire, MPP,
M.me Pascaline Kudura,
Coordonnatrice
signature1 001 signature2 001
ezulua11614
https://www.youtube.com/watch?v=QDIc-Xm0RtA

http://democratiechretienne.org/2014/06/11/declaration-conjointe-de-la-democratie-chretienne-dc-du-groupe-des-quatorze-g14-et-de-la-majorite-presidentielle-populaire-mpp/

LES PRESIDENTS BARACK OBAMA ET FRANCOIS HOLLANDE OEUVRERAIENT ACTIVEMENT POUR QUE LE DEPUTE NATIONAL ET OPPOSANT POLITIQUE DE LA RDC,EUGENE DIOMI NDONGALA, SOIT LIBERE AVANT 2015 TANDIS QUE LES ACTEURS JUDICICARES A LA BASE DE SA PERSECUTION POLITIQUE AVEC LEUR COMMANDITAIRES PAIERAIENT CHER POUR LEUR AUDACE /INTERPRETE DU 07/06/2014

LES PRESIDENTS BARACK OBAMA ET FRANCOIS HOLLANDE OEUVRERAIENT ACTIVEMENT POUR QUE LE DEPUTE NATIONAL ET OPPOSANT POLITIQUE DE LA RDC,EUGENE DIOMI NDONGALA, SOIT LIBERE AVANT 2015 TANDIS QUE LES ACTEURS JUDICICARES A LA BASE DE SA PERSECUTION POLITIQUE AVEC LEUR COMMANDITAIRES PAIERAIENT CHER POUR LEUR AUDACE /INTERPRETE DU 07/06/2014

par FreeDiomi le 7 juin 2014
INTERPRETE DU 070614 001INTERPRETE07062014
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Gariel Mokia pour l’implication de la communauté internationale dans la libération de s prisonniers politiques Diomi et Kuthino

Gabriel Mokia pour l’implication de la communauté internationale dans la politique congolaise et particulièrement dans la libération des prisonniers politiques Eugène Diomi Ndongala et Ferdinando Kuthino

par FreeDiomi le 6 juin 2014
diomi et kutinoGabriel Mokia pour l’implication de la communauté internationale dans la politique congolaise et particulièrement dans la libération des prisonniers politiques Eugène Diomi Ndongala et Ferdinando Kuthino
Le président du MDECO (Mouvement des démocrates congolais), Gabriel Mokia s’est exprimé sur le face-à- face Joseph Kabila et les ambassadeurs accrédités à Kinshasa, la Capitale de la RD-Congo, réuni le samedi 30 mai au Palais de la Nation. Mokia a considéré cette réunion de manque de respect et de la considération à l’endroit de la communauté internationale.
Quand Kabila déclare que la communauté internationale n’a pas droit de s’inviter aux questions qui relèvent de la souveraineté nationale de la RD-Congo, Mokia rigole et voit ici une erreur grave de la part du président de la République. D’entre de jeu, l’opposant qui s’est entretenu hier dimanche 01 juin avec une équipe de la rédaction de CongoNews a remonté l’histoire pour démontrer que Kabila est ce qu’il est aujourd’hui grâce à cette même communauté internationale. Mokia rappelle que la communauté internationale que rejette aujourd’hui Kabila l’a porté au pouvoir partant de la rébellion de l’AFDL en 1997, passant par sa prise de pouvoir après l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, sa consolidation après le dialogue inter-congolais…
La même communauté internationale l’a accompagné à la victoire au terme des élections générales frauduleuses de 2006. De même qu’aux dernières élections chaotiques du 28 novembre 2011, la communauté internationale a fermé les yeux pour le maintenir aux affaires de l’Etat. «Cette communauté internationale que Joseph Kabila méprise ce jour, ferme également les yeux sur les exactions contre le droit de l’homme et le détournement des deniers publics. C’est étonnant ce tacle de Kabila contre elle», rapporte Gabriel Mokia. Dire aujourd’hui que la communauté internationale n’a pas droit de regard sur la RD-Congo, Kabila ignore l’histoire. Il devrait mettre un peu d’eau dans son vin avant de faire de telles déclarations humiliantes à l’égard des diplomates. Quand les Etats-Unis apportent ses trente millions des dollars pour appuyer l’organisation des prochaines élections, c’est déjà une implication des puissances internationales dans les questions rd-congolaises. Que Kabila arrête de distraire l’opinion.
La communauté internationale quand elle constate que Joseph Kabila veut changer la constitution pour ses intérêts personnels, quoi de plus normal pour elle de lui barrer la route. «C’est un manque de tenue, quand Kabila laisse son ministre de la communication s’en prendre aux diplomates avec une telle légèreté», déplore Mokia. Avant d’encourager les ambassadeurs à poursuivre avec des concertations avec les opposants et d’autres acteurs des forces vives de la République. Mokia s’insurge cependant contre toutes les démarches de la majorité présidentielle visant le prolongement du mandat de Kabila à travers des nombreuses réunions et messes noires organisés ici et là.

Mokia a profité de l’occasion pour inviter l’opposition à l’unité pour l’alternance en 2016. Il également plaidé pour la libération du pasteur Kutino et du député Eugène Diomi Ndongala. Il a fustigé les expulsions des RD-congolais du Congobrazza et souhaite la rupture des relations diplomatiques avec ce pays voisin.

Gérard Lemba
Kinshasa, 2/06/2014 (Congo News, via mediacongo.net)

http://democratiechretienne.org/2014/06/06/gabriel-mokia-pour-limplication-de-la-communaute-internationale-dans-la-politique-congolaise-et-particulierement-dans-la-liberation-des-prisonniers-politiques-eugene-diomi-ndongala-et-ferdina/

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA / VIDEO

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA / VIDEO

par FreeDiomi le 3 juin 2014
CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DChttps://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=k9yju5bSvyc

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA

CONCERNE : SITUATION GENERAL DU PAYS ; PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016 ; LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC
DRAPEAU DC
SITUATION GENERAL DU PAYS
Depuis plusieurs mois et plus particulièrement depuis la tenue du Forum Politique dénommé « Concertations Nationales », la RDC vit dans une situation de léthargie politique caractérisée par l’inapplication des résolutions de ce Forum National qui, malgré son déficit de représentativité, avait tant bien que mal mis en exergue la nécessité de libérer le prisonniers politiques de la RDC avant tout autre démarche de décrispation de la politique nationale et de relance du processus de démocratisation, manifestement en panne au Congo-Kinshasa
Force est de constater que depuis octobre 2013, malgré l’engagement formel des plus hautes autorités du pays, seulement quelques timides applications de ces engagements ont été concrétisés. Cela est d’autant plus inquiétant vu la persistance de la répression politique et le non-respect des droits civils et politiques des congolais. Rien n’est fait pour l’ouverture des espaces médiatiques publiques à l’opposition. Le droit de manifester pacifiquement n’est pas encore reconnu, dans les faits, car toute manifestation publique promue par les partis d’opposition est systématiquement réprimée ; les leaders de l’opposition non armée demeurent in prison à cause de leurs opinions politiques : le cas le plus grave est celui du Député Eugène Diomi Ndongala, Président National de la Démocratie Chrétienne qui fait l’objet d’un harcèlement politico-judiciaire violent et de longue date
Sur le plan économique, la prétendue croissance économique mise en exergue par l’Exécutif en place afin de souligner sa « performance économique » est, en réalité, caractérisé par une stagnation interne particulièrement néfaste pour les congolais qui ne bénéficient pas de ces prétendues performances macro-économiques. Le vraie visage de l’Economie congolaise est celui d’un pays où la corruption est endémique et où l’exploitation des ressources naturelles n’est ressentie ni sur le plan de l’accroissement des recettes budgétaires de l’Etat, ni en termes de création d’emplois et encore moins en terme de PIB pro capita de la population congolaise.
Sur le plan sécuritaire, malgré la défaite du mouvement M23 grâce à la mobilisation internationale et la mise en place d’une Force d’Intervention Internationale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national n’est pas du tout un acquis, surtout à cause du retard dans les reformes essentielles toujours annoncées mais jamais mises effectivement en place concernant l’Armée, la Sécurité et l’Administration publique.

A ce propos, la Démocratie Chrétienne déplore particulièrement l’inexistence, à ce jour, en RDC de service d’Etat civil numérique et effectivement opérationnel, capable de répondre à la nécessité d’identification nationale des congolais. A ce jour, les citoyens congolais ne disposent pas de pièce d’identité (et cela depuis 1997) mais de simples cartes d’électeurs dont la fiabilité n’est pas prouvée et dont la validité est temporaire. Egalement, il devrait être possible de modifier la Loi électorale pour permettre aux Congolais résidants à l’étranger de voter dans les Représentation diplomatiques de la RDC.

LE PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016
La Démocratie Chrétienne s’est déjà prononcée publiquement sur les faiblesses étonnantes du calendrier électoral présenté par le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI en sigle, M. Apollinaire Malu-Malu, dont le principal défaut est celui de se concerter essentiellement avec la majorité en place de la RDC et de ne pas tenir en considération les propositions de l’opposition politique, cela donnant du crédit à ceux qui contestent son impartialité et indépendance.

Voici, en résumé, la position et les observations de la DC à ce sujet :

Il semble impossible, à ce stade, d’organiser des élections locales régulières fin 2015 et même 2016, à cause de l’inexistence effective, sur le plan légal, de ces entités administratives qui d’ailleurs ne sont pas encore en place, la décentralisation administrative les concernant n’ayant pas été concrétisée comme prévu par la Constitution actuellement en vigueur. De plus, l’on se demande quelle serait-elle la crédibilité d’élections locales qui ne seraient pas précède par un recensement de la population ou, au moins, la constitution d’un nouveau fichier électoral.
D’une manière générale, la feuille de route de la CENI déposée le 30/01/2014 à l’Assemblée Nationale démontre que :

  1. Le processus électoral 2013-2016 accuse un grand retard évalué, par des structures techniques de la société civile, à 6 mois. Cela aura des répercussions sur l’ensemble du calendrier électoral, risquant d’hypothéquer le respect du délai constitutionnel en ce qui concerne la finalisation du cycle électoral ;
  2. A notre avis, ce qu’il ressort des données techniques rendue publiques, c’est l’impossibilité d’organiser les élections nationales et provinciales dans les meilleures conditions et avant 2016 ;
  3. La feuille de route de la CENI propose une démarche qui risquerait de conduire le processus vers l’impasse ;
  4. Par rapport à l’hypothèse de la CENI de l’élection des députés provinciaux au suffrage indirect pose les problèmes suivants : les élus provinciaux serait déconnectés de leur base électorale ;les Elus ne serait plus tenus à un devoir d’ « accountability » envers les administrés ; la majorité des partis politiques ne pourrait pas participer à la gouvernance des provinces qui serait le reflet de l’actuelle majorité ; Violer les textes juridiques sur lesquels la CENI fonde cependant la légalité de sa feuille de route à savoir, la Constitution (article 197), la Loi Electorale.
  5. L’organisation des élections municipales, urbaines et locales en 2015 est techniquement impossible à cause du fait que les exigences que la CENI elle-même érige en préalables dans sa feuille de route en réalité sont loin d’être réalisées. Il s’agit notamment : de la mise à disposition des moyens financiers suffisants ; de la finalisation du processus de décentralisation; de l’Elaboration d’un cadre légal révisé relatif aux élections provinciales (selon son projet de feuille de route « A » qui implique une révision Constitutionnelle rejetée par la majorité des forces politiques et sociales), sénatoriales, du gouvernorat, législatives et présidentielle ; d’une cartographie opérationnelle des villes, communes, quartiers, chefferies, secteurs et groupements claire et précise des entités territoriales ;
  6. Du Recensement Administratif de la population qui logiquement devra anticiper les scrutins ;
  7. L’installation effective des Tribunaux de Paix sur l’ensemble du territoire national, car ceux-ci sont chargés du contentieux électoral local et ils ne sont pas encore en place sur l’ensemble du territoire national et ceux qui sont théoriquement en place, n’ont pas de juges…Une autre raison qui justifie l’impossibilité d’organiser ces élections locales avant 2016 est le fait qu’elles nécessitent la mise en place de circonscriptions électorales locales au nombre de 7.265. Voilà pourquoi l’organisation préalable des élections municipales – comme prévoit la CENI dans son dernier calendrier – en 2015 risquerait d’amener la RDC vers un vide juridique et le chaos, handicapant le reste du processus électoral dont l’élection Présidentielle est très sensible.

Cela étant, voici les propositions la Démocratie Chrétienne :

Au regard des incongruences qui caractérisent la feuille de route de la CENI, la DC propose :
L’organisation prioritaire des Elections provinciales, législatives et présidentielle couplée ou bien échelonnées en 2015-2016. Nous soutenons que les élections municipales, urbaines et locales doivent être renvoyées après 2016. De plus, la DC défend le maintien du suffrage universel direct pour l’élection des députés provinciaux conformément à l’esprit de l’article 197 de la Constitution actuelle qui ne doit pas être modifiée.

DIOMI PRISONNIER POLITIQUE
LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES
Le processus de démocratisation de la vie politique en RDC ne pourrait évoluer sans la libération des prisonniers politiques. A cet effet la Démocratie Chrétienne tient à souligner l’engagement pris par les plus hautes autorités de l’Etat, face à la communauté tant nationale qu’internationale, de rendre la liberté aux personnalités politiques nommément identifiées, d’ailleurs, dans une résolution rendue publique des Concertations Nationales. Malgré cela, rien n’a été fait pour donner application à cet engagement formel du régime Kabila et soutenu par consensus par tous les participants. Particulièrement scandaleux est le harcèlement politique violent dont est victime la Démocratie Chrétienne en générale et sonPrésident Nationalen particulier, l’Honorable Eugène Diomi Ndongala, dont nous réclamons la libération immédiate.

En effet, il serait illusoire de faire croire à une véritable relance du processus de démocratisation en RDC – comme demandé d’ailleurs par l’Accord Global d’Addis-Abeba – sans la libération des prisonniers politiques encore incarcérés au Congo Démocratique.

A cet effet, la Démocratie Chrétienne demande aux Envoyés Spéciaux pour la Région des Grands Lacs de déployer tous les moyens diplomatiques dont ils disposent afin d’obtenir des responsables de la RDC la libération des prisonniers politiques, particulièrement ceux nommément identifiés par les résolutions des Concertations Nationales.
Vérité et Justice pour le Congo,
Fait à Kinshasa, le 02/06/2014
Pour le Bureau Politique de la
Démocratie Chrétienne,
M.me Nkolobise Okambiki
S.G. ai
CACHE DChttp://democratiechretienne.org/2014/06/03/conference-de-presse-du-bureau-politique-de-la-democratie-chretienne-ce-02062014-a-kinshasa-video/

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA / VIDEO

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA / VIDEO

par FreeDiomi le 3 juin 2014
CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DChttps://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=k9yju5bSvyc

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA

CONCERNE : SITUATION GENERAL DU PAYS ; PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016 ; LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC
DRAPEAU DC
SITUATION GENERAL DU PAYS
Depuis plusieurs mois et plus particulièrement depuis la tenue du Forum Politique dénommé « Concertations Nationales », la RDC vit dans une situation de léthargie politique caractérisée par l’inapplication des résolutions de ce Forum National qui, malgré son déficit de représentativité, avait tant bien que mal mis en exergue la nécessité de libérer le prisonniers politiques de la RDC avant tout autre démarche de décrispation de la politique nationale et de relance du processus de démocratisation, manifestement en panne au Congo-Kinshasa
Force est de constater que depuis octobre 2013, malgré l’engagement formel des plus hautes autorités du pays, seulement quelques timides applications de ces engagements ont été concrétisés. Cela est d’autant plus inquiétant vu la persistance de la répression politique et le non-respect des droits civils et politiques des congolais. Rien n’est fait pour l’ouverture des espaces médiatiques publiques à l’opposition. Le droit de manifester pacifiquement n’est pas encore reconnu, dans les faits, car toute manifestation publique promue par les partis d’opposition est systématiquement réprimée ; les leaders de l’opposition non armée demeurent in prison à cause de leurs opinions politiques : le cas le plus grave est celui du Député Eugène Diomi Ndongala, Président National de la Démocratie Chrétienne qui fait l’objet d’un harcèlement politico-judiciaire violent et de longue date
Sur le plan économique, la prétendue croissance économique mise en exergue par l’Exécutif en place afin de souligner sa « performance économique » est, en réalité, caractérisé par une stagnation interne particulièrement néfaste pour les congolais qui ne bénéficient pas de ces prétendues performances macro-économiques. Le vraie visage de l’Economie congolaise est celui d’un pays où la corruption est endémique et où l’exploitation des ressources naturelles n’est ressentie ni sur le plan de l’accroissement des recettes budgétaires de l’Etat, ni en termes de création d’emplois et encore moins en terme de PIB pro capita de la population congolaise.
Sur le plan sécuritaire, malgré la défaite du mouvement M23 grâce à la mobilisation internationale et la mise en place d’une Force d’Intervention Internationale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national n’est pas du tout un acquis, surtout à cause du retard dans les reformes essentielles toujours annoncées mais jamais mises effectivement en place concernant l’Armée, la Sécurité et l’Administration publique.

A ce propos, la Démocratie Chrétienne déplore particulièrement l’inexistence, à ce jour, en RDC de service d’Etat civil numérique et effectivement opérationnel, capable de répondre à la nécessité d’identification nationale des congolais. A ce jour, les citoyens congolais ne disposent pas de pièce d’identité (et cela depuis 1997) mais de simples cartes d’électeurs dont la fiabilité n’est pas prouvée et dont la validité est temporaire. Egalement, il devrait être possible de modifier la Loi électorale pour permettre aux Congolais résidants à l’étranger de voter dans les Représentation diplomatiques de la RDC.

LE PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016
La Démocratie Chrétienne s’est déjà prononcée publiquement sur les faiblesses étonnantes du calendrier électoral présenté par le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI en sigle, M. Apollinaire Malu-Malu, dont le principal défaut est celui de se concerter essentiellement avec la majorité en place de la RDC et de ne pas tenir en considération les propositions de l’opposition politique, cela donnant du crédit à ceux qui contestent son impartialité et indépendance.

Voici, en résumé, la position et les observations de la DC à ce sujet :

Il semble impossible, à ce stade, d’organiser des élections locales régulières fin 2015 et même 2016, à cause de l’inexistence effective, sur le plan légal, de ces entités administratives qui d’ailleurs ne sont pas encore en place, la décentralisation administrative les concernant n’ayant pas été concrétisée comme prévu par la Constitution actuellement en vigueur. De plus, l’on se demande quelle serait-elle la crédibilité d’élections locales qui ne seraient pas précède par un recensement de la population ou, au moins, la constitution d’un nouveau fichier électoral.
D’une manière générale, la feuille de route de la CENI déposée le 30/01/2014 à l’Assemblée Nationale démontre que :

  1. Le processus électoral 2013-2016 accuse un grand retard évalué, par des structures techniques de la société civile, à 6 mois. Cela aura des répercussions sur l’ensemble du calendrier électoral, risquant d’hypothéquer le respect du délai constitutionnel en ce qui concerne la finalisation du cycle électoral ;
  2. A notre avis, ce qu’il ressort des données techniques rendue publiques, c’est l’impossibilité d’organiser les élections nationales et provinciales dans les meilleures conditions et avant 2016 ;
  3. La feuille de route de la CENI propose une démarche qui risquerait de conduire le processus vers l’impasse ;
  4. Par rapport à l’hypothèse de la CENI de l’élection des députés provinciaux au suffrage indirect pose les problèmes suivants : les élus provinciaux serait déconnectés de leur base électorale ;les Elus ne serait plus tenus à un devoir d’ « accountability » envers les administrés ; la majorité des partis politiques ne pourrait pas participer à la gouvernance des provinces qui serait le reflet de l’actuelle majorité ; Violer les textes juridiques sur lesquels la CENI fonde cependant la légalité de sa feuille de route à savoir, la Constitution (article 197), la Loi Electorale.
  5. L’organisation des élections municipales, urbaines et locales en 2015 est techniquement impossible à cause du fait que les exigences que la CENI elle-même érige en préalables dans sa feuille de route en réalité sont loin d’être réalisées. Il s’agit notamment : de la mise à disposition des moyens financiers suffisants ; de la finalisation du processus de décentralisation; de l’Elaboration d’un cadre légal révisé relatif aux élections provinciales (selon son projet de feuille de route « A » qui implique une révision Constitutionnelle rejetée par la majorité des forces politiques et sociales), sénatoriales, du gouvernorat, législatives et présidentielle ; d’une cartographie opérationnelle des villes, communes, quartiers, chefferies, secteurs et groupements claire et précise des entités territoriales ;
  6. Du Recensement Administratif de la population qui logiquement devra anticiper les scrutins ;
  7. L’installation effective des Tribunaux de Paix sur l’ensemble du territoire national, car ceux-ci sont chargés du contentieux électoral local et ils ne sont pas encore en place sur l’ensemble du territoire national et ceux qui sont théoriquement en place, n’ont pas de juges…Une autre raison qui justifie l’impossibilité d’organiser ces élections locales avant 2016 est le fait qu’elles nécessitent la mise en place de circonscriptions électorales locales au nombre de 7.265. Voilà pourquoi l’organisation préalable des élections municipales – comme prévoit la CENI dans son dernier calendrier – en 2015 risquerait d’amener la RDC vers un vide juridique et le chaos, handicapant le reste du processus électoral dont l’élection Présidentielle est très sensible.

Cela étant, voici les propositions la Démocratie Chrétienne :

Au regard des incongruences qui caractérisent la feuille de route de la CENI, la DC propose :
L’organisation prioritaire des Elections provinciales, législatives et présidentielle couplée ou bien échelonnées en 2015-2016. Nous soutenons que les élections municipales, urbaines et locales doivent être renvoyées après 2016. De plus, la DC défend le maintien du suffrage universel direct pour l’élection des députés provinciaux conformément à l’esprit de l’article 197 de la Constitution actuelle qui ne doit pas être modifiée.

DIOMI PRISONNIER POLITIQUE
LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES
Le processus de démocratisation de la vie politique en RDC ne pourrait évoluer sans la libération des prisonniers politiques. A cet effet la Démocratie Chrétienne tient à souligner l’engagement pris par les plus hautes autorités de l’Etat, face à la communauté tant nationale qu’internationale, de rendre la liberté aux personnalités politiques nommément identifiées, d’ailleurs, dans une résolution rendue publique des Concertations Nationales. Malgré cela, rien n’a été fait pour donner application à cet engagement formel du régime Kabila et soutenu par consensus par tous les participants. Particulièrement scandaleux est le harcèlement politique violent dont est victime la Démocratie Chrétienne en générale et sonPrésident Nationalen particulier, l’Honorable Eugène Diomi Ndongala, dont nous réclamons la libération immédiate.

En effet, il serait illusoire de faire croire à une véritable relance du processus de démocratisation en RDC – comme demandé d’ailleurs par l’Accord Global d’Addis-Abeba – sans la libération des prisonniers politiques encore incarcérés au Congo Démocratique.

A cet effet, la Démocratie Chrétienne demande aux Envoyés Spéciaux pour la Région des Grands Lacs de déployer tous les moyens diplomatiques dont ils disposent afin d’obtenir des responsables de la RDC la libération des prisonniers politiques, particulièrement ceux nommément identifiés par les résolutions des Concertations Nationales.
Vérité et Justice pour le Congo,
Fait à Kinshasa, le 02/06/2014
Pour le Bureau Politique de la
Démocratie Chrétienne,
M.me Nkolobise Okambiki
S.G. ai
CACHE DChttp://democratiechretienne.org/2014/06/03/conference-de-presse-du-bureau-politique-de-la-democratie-chretienne-ce-02062014-a-kinshasa-video/

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA / VIDEO

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA / VIDEO

par FreeDiomi le 3 juin 2014
CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DChttps://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=k9yju5bSvyc

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA

CONCERNE : SITUATION GENERAL DU PAYS ; PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016 ; LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC
DRAPEAU DC
SITUATION GENERAL DU PAYS
Depuis plusieurs mois et plus particulièrement depuis la tenue du Forum Politique dénommé « Concertations Nationales », la RDC vit dans une situation de léthargie politique caractérisée par l’inapplication des résolutions de ce Forum National qui, malgré son déficit de représentativité, avait tant bien que mal mis en exergue la nécessité de libérer le prisonniers politiques de la RDC avant tout autre démarche de décrispation de la politique nationale et de relance du processus de démocratisation, manifestement en panne au Congo-Kinshasa
Force est de constater que depuis octobre 2013, malgré l’engagement formel des plus hautes autorités du pays, seulement quelques timides applications de ces engagements ont été concrétisés. Cela est d’autant plus inquiétant vu la persistance de la répression politique et le non-respect des droits civils et politiques des congolais. Rien n’est fait pour l’ouverture des espaces médiatiques publiques à l’opposition. Le droit de manifester pacifiquement n’est pas encore reconnu, dans les faits, car toute manifestation publique promue par les partis d’opposition est systématiquement réprimée ; les leaders de l’opposition non armée demeurent in prison à cause de leurs opinions politiques : le cas le plus grave est celui du Député Eugène Diomi Ndongala, Président National de la Démocratie Chrétienne qui fait l’objet d’un harcèlement politico-judiciaire violent et de longue date
Sur le plan économique, la prétendue croissance économique mise en exergue par l’Exécutif en place afin de souligner sa « performance économique » est, en réalité, caractérisé par une stagnation interne particulièrement néfaste pour les congolais qui ne bénéficient pas de ces prétendues performances macro-économiques. Le vraie visage de l’Economie congolaise est celui d’un pays où la corruption est endémique et où l’exploitation des ressources naturelles n’est ressentie ni sur le plan de l’accroissement des recettes budgétaires de l’Etat, ni en termes de création d’emplois et encore moins en terme de PIB pro capita de la population congolaise.
Sur le plan sécuritaire, malgré la défaite du mouvement M23 grâce à la mobilisation internationale et la mise en place d’une Force d’Intervention Internationale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national n’est pas du tout un acquis, surtout à cause du retard dans les reformes essentielles toujours annoncées mais jamais mises effectivement en place concernant l’Armée, la Sécurité et l’Administration publique.

A ce propos, la Démocratie Chrétienne déplore particulièrement l’inexistence, à ce jour, en RDC de service d’Etat civil numérique et effectivement opérationnel, capable de répondre à la nécessité d’identification nationale des congolais. A ce jour, les citoyens congolais ne disposent pas de pièce d’identité (et cela depuis 1997) mais de simples cartes d’électeurs dont la fiabilité n’est pas prouvée et dont la validité est temporaire. Egalement, il devrait être possible de modifier la Loi électorale pour permettre aux Congolais résidants à l’étranger de voter dans les Représentation diplomatiques de la RDC.

LE PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016
La Démocratie Chrétienne s’est déjà prononcée publiquement sur les faiblesses étonnantes du calendrier électoral présenté par le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI en sigle, M. Apollinaire Malu-Malu, dont le principal défaut est celui de se concerter essentiellement avec la majorité en place de la RDC et de ne pas tenir en considération les propositions de l’opposition politique, cela donnant du crédit à ceux qui contestent son impartialité et indépendance.

Voici, en résumé, la position et les observations de la DC à ce sujet :

Il semble impossible, à ce stade, d’organiser des élections locales régulières fin 2015 et même 2016, à cause de l’inexistence effective, sur le plan légal, de ces entités administratives qui d’ailleurs ne sont pas encore en place, la décentralisation administrative les concernant n’ayant pas été concrétisée comme prévu par la Constitution actuellement en vigueur. De plus, l’on se demande quelle serait-elle la crédibilité d’élections locales qui ne seraient pas précède par un recensement de la population ou, au moins, la constitution d’un nouveau fichier électoral.
D’une manière générale, la feuille de route de la CENI déposée le 30/01/2014 à l’Assemblée Nationale démontre que :

  1. Le processus électoral 2013-2016 accuse un grand retard évalué, par des structures techniques de la société civile, à 6 mois. Cela aura des répercussions sur l’ensemble du calendrier électoral, risquant d’hypothéquer le respect du délai constitutionnel en ce qui concerne la finalisation du cycle électoral ;
  2. A notre avis, ce qu’il ressort des données techniques rendue publiques, c’est l’impossibilité d’organiser les élections nationales et provinciales dans les meilleures conditions et avant 2016 ;
  3. La feuille de route de la CENI propose une démarche qui risquerait de conduire le processus vers l’impasse ;
  4. Par rapport à l’hypothèse de la CENI de l’élection des députés provinciaux au suffrage indirect pose les problèmes suivants : les élus provinciaux serait déconnectés de leur base électorale ;les Elus ne serait plus tenus à un devoir d’ « accountability » envers les administrés ; la majorité des partis politiques ne pourrait pas participer à la gouvernance des provinces qui serait le reflet de l’actuelle majorité ; Violer les textes juridiques sur lesquels la CENI fonde cependant la légalité de sa feuille de route à savoir, la Constitution (article 197), la Loi Electorale.
  5. L’organisation des élections municipales, urbaines et locales en 2015 est techniquement impossible à cause du fait que les exigences que la CENI elle-même érige en préalables dans sa feuille de route en réalité sont loin d’être réalisées. Il s’agit notamment : de la mise à disposition des moyens financiers suffisants ; de la finalisation du processus de décentralisation; de l’Elaboration d’un cadre légal révisé relatif aux élections provinciales (selon son projet de feuille de route « A » qui implique une révision Constitutionnelle rejetée par la majorité des forces politiques et sociales), sénatoriales, du gouvernorat, législatives et présidentielle ; d’une cartographie opérationnelle des villes, communes, quartiers, chefferies, secteurs et groupements claire et précise des entités territoriales ;
  6. Du Recensement Administratif de la population qui logiquement devra anticiper les scrutins ;
  7. L’installation effective des Tribunaux de Paix sur l’ensemble du territoire national, car ceux-ci sont chargés du contentieux électoral local et ils ne sont pas encore en place sur l’ensemble du territoire national et ceux qui sont théoriquement en place, n’ont pas de juges…Une autre raison qui justifie l’impossibilité d’organiser ces élections locales avant 2016 est le fait qu’elles nécessitent la mise en place de circonscriptions électorales locales au nombre de 7.265. Voilà pourquoi l’organisation préalable des élections municipales – comme prévoit la CENI dans son dernier calendrier – en 2015 risquerait d’amener la RDC vers un vide juridique et le chaos, handicapant le reste du processus électoral dont l’élection Présidentielle est très sensible.

Cela étant, voici les propositions la Démocratie Chrétienne :

Au regard des incongruences qui caractérisent la feuille de route de la CENI, la DC propose :
L’organisation prioritaire des Elections provinciales, législatives et présidentielle couplée ou bien échelonnées en 2015-2016. Nous soutenons que les élections municipales, urbaines et locales doivent être renvoyées après 2016. De plus, la DC défend le maintien du suffrage universel direct pour l’élection des députés provinciaux conformément à l’esprit de l’article 197 de la Constitution actuelle qui ne doit pas être modifiée.

DIOMI PRISONNIER POLITIQUE
LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES
Le processus de démocratisation de la vie politique en RDC ne pourrait évoluer sans la libération des prisonniers politiques. A cet effet la Démocratie Chrétienne tient à souligner l’engagement pris par les plus hautes autorités de l’Etat, face à la communauté tant nationale qu’internationale, de rendre la liberté aux personnalités politiques nommément identifiées, d’ailleurs, dans une résolution rendue publique des Concertations Nationales. Malgré cela, rien n’a été fait pour donner application à cet engagement formel du régime Kabila et soutenu par consensus par tous les participants. Particulièrement scandaleux est le harcèlement politique violent dont est victime la Démocratie Chrétienne en générale et sonPrésident Nationalen particulier, l’Honorable Eugène Diomi Ndongala, dont nous réclamons la libération immédiate.

En effet, il serait illusoire de faire croire à une véritable relance du processus de démocratisation en RDC – comme demandé d’ailleurs par l’Accord Global d’Addis-Abeba – sans la libération des prisonniers politiques encore incarcérés au Congo Démocratique.

A cet effet, la Démocratie Chrétienne demande aux Envoyés Spéciaux pour la Région des Grands Lacs de déployer tous les moyens diplomatiques dont ils disposent afin d’obtenir des responsables de la RDC la libération des prisonniers politiques, particulièrement ceux nommément identifiés par les résolutions des Concertations Nationales.
Vérité et Justice pour le Congo,
Fait à Kinshasa, le 02/06/2014
Pour le Bureau Politique de la
Démocratie Chrétienne,
M.me Nkolobise Okambiki
S.G. ai
CACHE DChttp://democratiechretienne.org/2014/06/03/conference-de-presse-du-bureau-politique-de-la-democratie-chretienne-ce-02062014-a-kinshasa-video/

MEMORANDUM DE LA D.C. A L’INTENTION DES ENVOYES SPECIAUX POUR LA REGION DES GRANDS LACS

MEMORANDUM DE LA D.C. A L’INTENTION DES ENVOYES SPECIAUX POUR LA REGION DES GRANDS LACS

par FreeDiomi le 3 juin 2014
MEMO DC 020614

MEMORANDUM DE LA D.C. A L’INTENTION DES ENVOYES SPECIAUX POUR LA REGION DES GRANDS LACS

CONCERNE : SITUATION GENERAL DU PAYS ; PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016 ; LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC
SITUATION GENERAL DU PAYS
Depuis plusieurs mois et plus particulièrement depuis la tenue du Forum Politique dénommé « Concertations Nationales », la RDC vit dans une situation de léthargie politique caractérisée par l’inapplication des résolutions de ce Forum National qui, malgré son déficit de représentativité, avait tant bien que mal mis en exergue la nécessité de libérer le prisonniers politiques de la RDC avant tout autre démarche de décrispation de la politique nationale et de relance du processus de démocratisation, manifestement en panne au Congo-Kinshasa
Force est de constater que depuis octobre 2013, malgré l’engagement formel des plus hautes autorités du pays, seulement quelques timides applications de ces engagements ont été concrétisés. Cela est d’autant plus inquiétant vu la persistance de la répression politique et le non-respect des droits civils et politiques des congolais. Rien n’est fait pour l’ouverture des espaces médiatiques publiques à l’opposition. Le droit de manifester pacifiquement n’est pas encore reconnu, dans les faits, car toute manifestation publique promue par les partis d’opposition est systématiquement réprimée ; les leaders de l’opposition non armée demeurent in prison à cause de leurs opinions politiques : le cas le plus grave est celui du Député Eugène Diomi Ndongala, Président National de la Démocratie Chrétienne qui fait l’objet d’un harcèlement politico-judiciaire violent et de longue date
Sur le plan économique, la prétendue croissance économique mise en exergue par l’Exécutif en place afin de souligner sa « performance économique » est, en réalité, caractérisé par une stagnation interne particulièrement néfaste pour les congolais qui ne bénéficient pas de ces prétendues performances macro-économiques. Le vraie visage de l’Economie congolaise est celui d’un pays où la corruption est endémique et où l’exploitation des ressources naturelles n’est ressentie ni sur le plan de l’accroissement des recettes budgétaires de l’Etat, ni en termes de création d’emplois et encore moins en terme de PIB pro capita de la population congolaise.
Sur le plan sécuritaire, malgré la défaite du mouvement M23 grâce à la mobilisation internationale et la mise en place d’une Force d’Intervention Internationale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national n’est pas du tout un acquis, surtout à cause du retard dans les reformes essentielles toujours annoncées mais jamais mises effectivement en place concernant l’Armée, la Sécurité et l’Administration publique.

A ce propos, la Démocratie Chrétienne déplore particulièrement l’inexistence, à ce jour, en RDC de service d’Etat civil numérique et effectivement opérationnel, capable de répondre à la nécessité d’identification nationale des congolais. A ce jour, les citoyens congolais ne disposent pas de pièce d’identité (et cela depuis 1997) mais de simples cartes d’électeurs dont la fiabilité n’est pas prouvée et dont la validité est temporaire. Egalement, il devrait être possible de modifier la Loi électorale pour permettre aux Congolais résidants à l’étranger de voter dans les Représentation diplomatiques de la RDC.

LE PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016
La Démocratie Chrétienne s’est déjà prononcée publiquement sur les faiblesses étonnantes du calendrier électoral présenté par le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI en sigle, M. Apollinaire Malu-Malu, dont le principal défaut est celui de se concerter essentiellement avec la majorité en place de la RDC et de ne pas tenir en considération les propositions de l’opposition politique, cela donnant du crédit à ceux qui contestent son impartialité et indépendance.

Voici, en résumé, la position et les observations de la DC à ce sujet :

Il semble impossible, à ce stade, d’organiser des élections locales régulières fin 2015 et même 2016, à cause de l’inexistence effective, sur le plan légal, de ces entités administratives qui d’ailleurs ne sont pas encore en place, la décentralisation administrative les concernant n’ayant pas été concrétisée comme prévu par la Constitution actuellement en vigueur. De plus, l’on se demande quelle serait-elle la crédibilité d’élections locales qui ne seraient pas précède par un recensement de la population ou, au moins, la constitution d’un nouveau fichier électoral.
D’une manière générale, la feuille de route de la CENI déposée le 30/01/2014 à l’Assemblée Nationale démontre que :

  1. Le processus électoral 2013-2016 accuse un grand retard évalué, par des structures techniques de la société civile, à 6 mois. Cela aura des répercussions sur l’ensemble du calendrier électoral, risquant d’hypothéquer le respect du délai constitutionnel en ce qui concerne la finalisation du cycle électoral ;
  2. A notre avis, ce qu’il ressort des données techniques rendue publiques, c’est l’impossibilité d’organiser les élections nationales et provinciales dans les meilleures conditions et avant 2016 ;
  3. La feuille de route de la CENI propose une démarche qui risquerait de conduire le processus vers l’impasse ;
  4. Par rapport à l’hypothèse de la CENI de l’élection des députés provinciaux au suffrage indirect pose les problèmes suivants : les élus provinciaux serait déconnectés de leur base électorale ;les Elus ne serait plus tenus à un devoir d’ « accountability » envers les administrés ; la majorité des partis politiques ne pourrait pas participer à la gouvernance des provinces qui serait le reflet de l’actuelle majorité ; Violer les textes juridiques sur lesquels la CENI fonde cependant la légalité de sa feuille de route à savoir, la Constitution (article 197), la Loi Electorale.
  5. L’organisation des élections municipales, urbaines et locales en 2015 est techniquement impossible à cause du fait que les exigences que la CENI elle-même érige en préalables dans sa feuille de route en réalité sont loin d’être réalisées. Il s’agit notamment : de la mise à disposition des moyens financiers suffisants ; de la finalisation du processus de décentralisation; de l’Elaboration d’un cadre légal révisé relatif aux élections provinciales (selon son projet de feuille de route « A » qui implique une révision Constitutionnelle rejetée par la majorité des forces politiques et sociales), sénatoriales, du gouvernorat, législatives et présidentielle ; d’une cartographie opérationnelle des villes, communes, quartiers, chefferies, secteurs et groupements claire et précise des entités territoriales ;
  6. Du Recensement Administratif de la population qui logiquement devra anticiper les scrutins ;
  7. L’installation effective des Tribunaux de Paix sur l’ensemble du territoire national, car ceux-ci sont chargés du contentieux électoral local et ils ne sont pas encore en place sur l’ensemble du territoire national et ceux qui sont théoriquement en place, n’ont pas de juges…Une autre raison qui justifie l’impossibilité d’organiser ces élections locales avant 2016 est le fait qu’elles nécessitent la mise en place de circonscriptions électorales locales au nombre de 7.265. Voilà pourquoi l’organisation préalable des élections municipales – comme prévoit la CENI dans son dernier calendrier – en 2015 risquerait d’amener la RDC vers un vide juridique et le chaos, handicapant le reste du processus électoral dont l’élection Présidentielle est très sensible.

Cela étant, voici les propositions la Démocratie Chrétienne :

Au regard des incongruences qui caractérisent la feuille de route de la CENI, la DC propose :
L’organisation prioritaire des Elections provinciales, législatives et présidentielle couplée ou bien échelonnées en 2015-2016. Nous soutenons que les élections municipales, urbaines et locales doivent être renvoyées après 2016. De plus, la DC défend le maintien du suffrage universel direct pour l’élection des députés provinciaux conformément à l’esprit de l’article 197 de la Constitution actuelle qui ne doit pas être modifiée.

LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES
Le processus de démocratisation de la vie politique en RDC ne pourrait évoluer sans la libération des prisonniers politiques. A cet effet la Démocratie Chrétienne tient à souligner l’engagement pris par les plus hautes autorités de l’Etat, face à la communauté tant nationale qu’internationale, de rendre la liberté aux personnalités politiques nommément identifiées, d’ailleurs, dans une résolution rendue publique des Concertations Nationales. Malgré cela, rien n’a été fait pour donner application à cet engagement formel du régime Kabila et soutenu par consensus par tous les participants. Particulièrement scandaleux est le harcèlement politique violent dont est victime la Démocratie Chrétienne en générale et sonPrésident Nationalen particulier, l’Honorable Eugène Diomi Ndongala, dont nous réclamons la libération immédiate.

En effet, il serait illusoire de faire croire à une véritable relance du processus de démocratisation en RDC – comme demandé d’ailleurs par l’Accord Global d’Addis-Abeba – sans la libération des prisonniers politiques encore incarcérés au Congo Démocratique.

A cet effet, la Démocratie Chrétienne demande aux Envoyés Spéciaux pour la Région des Grands Lacs de déployer tous les moyens diplomatiques dont ils disposent afin d’obtenir des responsables de la RDC la libération des prisonniers politiques, particulièrement ceux nommément identifiés par les résolutions des Concertations Nationales.
Vérité et Justice pour le Congo,
Fait à Kinshasa, le 02/06/2014
Pour le Bureau Politique de la
Démocratie Chrétienne,
M.me Nkolobise Okambiki
S.G. ai
CACHE DC

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