LES FORCES POLITIQUES ET SOCIALES EXIGENTS LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES, NOTAMMENT EUGENE DIOMI NDONGALA ET FERNANDO KUTINO / CONFERENCE DE PRESSE DU 16.07.14

Vedette

LES FORCES POLITIQUES ET SOCIALES EXIGENT LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES, NOTAMMENT EUGENE DIOMI NDONGALA ET FERNANDO KUTINO / CONFERENCE DE PRESSE DU 16.07.14

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DIOMI NDONGALA: "LE CAPITALISME DU DESASTRE A PRIS LA PLACE DU PANAFRICANISME PARTOUT EN AFRIQUE"

Vedette

lettre aux congolais

LETTRE N°2

REVISION DE LA CONSTITUTION, INCURIE DIPLOMATIQUE, SECURITAIRE ET ECONOMIQUE: LES CONGOLAIS DOIVENT TROUVER LE COURAGE DE DIRE « NON » POUR PERMETTRE A LA NATION CONGOLAISE DE SURVIVRE

 FREEDIOMI12

J’ai pris habitude d’analyser l’actualité politique à partir des évènements qui, comme des images et des portraits de certaines réalités de notre pays, ont marqué mon esprit. Cette semaine, à partir de ma cellule, mon attention c’est focalisée sur trois évènements dont j’ai eu écho :

  1. Les mini-congres du PPRD, annoncé pour finaliser le projet scélérat de la révision constitutionnelle afin d’ adapter la Loi Fondamentale de la République Démocratique du Congo aux ambitions centralistes et anti-démocratiques de l’actuel « locataire » du Palais de la Nation qui ambitionne d’en devenir le « propriétaire » ;
  2. Le refoulement violent, accompagné d’exécutions extra-judiciaires, pillages et agressions de toutes sortes dont ont été victimes nos compatriotes par nos voisins « congolais » ;
  3. L’affaiblissement extrême de l’Etat de droit en RDC.

A ces problèmes actuels, j’ajouterai la persistance, surtout à Kinshasa, avec le « généralissime Kanyama » alias « Esprit de mort » en première ligne dans ses œuvres, de la volonté politique d’ infantiliser nos compatriotes, en limitant les libertés des congolais par des initiatives malencontreuses où se manifeste toujours le visage de l’Etat Destructeur, l’Etat qui Interdit et Censure et jamais l’Etat qui Aide ou Protège l’exercice des droits civils et politiques des congolais.

Cela trahit une conception « négative » de la force publique et de la fonction essentielle de l’Etat.

L’Etat Léviathan, contre l’Etat des citoyens.

Ouvrons les yeux, chers compatriotes, car les congolais ne sont plus des vrais « citoyens »  chez-eux:

le représentants politiques sont issus d’un processus électoral vicieux qui n’a pas respecté le principe constitutionnel d’une élection démocratique par suffrage direct, libre et transparent. D’ailleurs, les décisions de ces Elus semblent systématiquement orientées contre les intérêts supérieurs du peuple, visant plutôt les intérêts des individus au pouvoir qui exploitent leur majorité mécanique et apprivoisée pour imposer leur volonté, sans aucun vrai dialogue républicain et dans un climat d’affrontement perpétuel avec une opposition politique résignée et systématiquement obligée de quitter l’hémicycle pour se faire, au moins, entendre…

Les congolais sont, depuis 15 ans, privés d’identité citoyenne clairement établie :

ni carte d’identité, ni registre d’Etat civil ne peuvent être évoquée pour établir la citoyenneté des congolais, avec toutes les dérivent qui s’en suivent en termes d’usurpation d’identité et nationalité.

Après l’Angola – pour ne pas parler de l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi – voilà le Congo d’en face se lancer dans la chasse aux congolais. La réaction des prétendues autorités politiques et diplomatiques R.D.congolais est tellement mitigée qu’elle est inaudible…

Le bilan diplomatique, sécuritaire et économique de l’exécutif Kabila est tellement négatif que les congolais s’étonnent, à chaque fois, quand ils entendent certains partenaires de la RDC évoquer des performances économiques ou sécuritaires qu’eux-mêmes n’arrivent pas à apercevoir.

Quand j’entends M.me Mary Robinson vanter le progrès dans l’Application de l’Accord Cadre, dont le volet politique interne n’a même pas un début d’exécution et celui militaire ou sécuritaire est toujours inappliqué, je me dis que peut être l’Analyste Politique et Abbé congolais Jean-Pierre Mbelu a raison quand il nous dit, avec franchise et sans détours, que la RDC est colonisée et les congolais ne sont pas libres chez eux.

Beaucoup de congolais tombent même dans l’erreur d’attribuer à Kabila deux mandats – frauduleusement acquis – alors qu’en réalité il en a consommé déjà trois : avec quel bilan ?

Pas seulement les congolais demeurent les damnés de la terre en occident, faisant l’objet d’expulsions et traitements dégradants mais, maintenant, ces traitements sont adoptés par nos voisins africains, même ceux qui nous sont le plus proches, s’appelant « congolais », comme nous.

A force de plier l’échine face à la violence d’état, aux abus et à la chosification qui nous est imposée depuis 15 ans, nous avons perdu le respect des autres pays africains. Tout le monde connait comment le Congo se fait voler ses richesses sans réagir ; tout le monde sait que les institutions politiques congolaises sont délégitimée et que notre armée n’est pas prête à nous défendre des menaces extérieures. Les services de sécurités sont plus habitués à traquer et extorquer les civils congolais, traquer les opposants pacifiques ou bien les acteurs de la société civile plutôt que les ennemis de la République. Les Prisons sont remplies par les victimes de leur haine aveugle.

En réalité, les congolais sont marginalisées chez-eux : finaliser un hôpital en construction depuis 30 ans – l’Hôpital dit du Cinquantenaire – et confier sa direction administrative et médicale à des ressortissants Indiens anglophones n’est-ce pas une manière de ridiculiser les congolais, qu’il y a 15 ans, exportaient leurs médecins jusqu’en Afrique du Sud?

Et le même phénomène s’affirme un peu partout : la citoyenneté congolaise est moribonde, notre dignité bafouée.

La Constitution qui nous régit actuellement fut le résultat d’un compromis politique majeur, celui de L’Accord Politique de Pretoria, qui établit ses fondations de principe. J’en parle car je suis un des signataires de cet Accord.

Modifier les dispositions intangibles de la Constitution en vigueur n’est-ce pas une tentative de miner les fondations de l’Accord Politique Global qui est reconnu par toutes les forces politiques réunie après la chute de Mobutu ?

Le Congo –Kinshasa aurait-il assisté à la mort de plus de 8.000.000 de ses ressortissants tout simplement pour revenir à la case de départ, avec une dictature à vie en gestation, maquillée et soutenue par les mêmes cerveaux pervertis mobutistes qui avaient entêté le Marechal à ne pas céder à la pleine démocratisation du pays ? Ils sont toujours là, toujours les mêmes, prêts à tout pour ramasser les miettes tombées de la table de leur nouveau patron.

Certes Mobutu, s’il ne nous avait pas assuré  la démocratie, il nous avait assuré, au moins, jusqu’en 1996, la sécurité et le respect de nos voisins.

Maintenant, à nous, peuple congolais, il nous ne reste plus rien :

ni le respect de nos voisin, ni la sécurité et encore moins le développement économique, impossible dans un pays où la patrimonialisation des biens de l’Etat et la corruption sont le règles de base de la gestion économique du pays, des antivaleurs auxquels s’ajoute le manque absolu de sécurité juridique.

C’est comme si le Capitalisme du Désastre avait pris la place du Panafricanisme, partout en Afrique.

Sur le plan économique le pillage s’installe : la Miba a été placé en faillite, la Gecamines est émiettée et aucune entreprise publique ne fait plus de bénéfice depuis des lustres. L’électricité produite à Inga est vendue et les entrées relatives à ces ventes sont partagés entre apparatchiks au pouvoir, alors que 90% des congolais n’ont pas accès à l’électricité et le 10% restant en profite avec « délestage ».

Les « Contrats chinois » ont privé la RDC des mines les plus rentables du Katanga, avec une contrepartie inconnue à ce jour.

Tout est aliéné et, maintenant, ils veulent nous prendre aussi notre dignité : nous sommes devenus les damnés d’une Afrique pervertie et cela ne pourra que s’empirer, vu les velléités de présidence à vie qui animent les esprits de ceux qui sont en train d’anéantir l’Etat Congolais, à cause de leur vision nombriliste de la politique.

Ne permettons pas à ce régime de nous priver de l’espoir du changement qui s’accompagne à l’alternance politique ; luttons pour pouvoir laisser un héritage à nos enfants et aux générations futures.

Je suis sûr que quand le Congolais auront pris conscience qu’ils sont en train de tout perdre – leur terre, leur liberté et leur dignité – alors ils seront prêts à ressembler toutes leurs énergies pour dire : NON.

Non à l’imposture ;

Non à la chosification des congolais,

Non à toute forme de Dictature à vie.

Vérité et Justice pour le Congo,

Eugène Diomi Ndongala,

Prisonnier Politique en RDC

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lire aussi/

LETTRE N°1 D’EUGENE DIOMI NDONGALA AUX CONGOLAIS: "CE QUI TUE EN MASSE LES CONGOLAIS EST LA PEUR" http://democratiechretienne.org/2013/12/19/lettre-n1-deugene-diomi-ndongala-aux-congolais-ce-qui-tue-en-masse-les-congolais-est-la-peur/

 

KABILA, A FRANCOIS SOUDAN EN 2007:"Mais Joseph Kabila n’est pas comme les autres. J’ai donné ma parole d’honneur en promulguant cette Constitution, je n’y toucherai donc pas. Le pouvoir use. Il faut savoir s’arrêter" / JEUNE AFRIQUE, FRANCOIS SOUDAN

KABILA, A FRANCOIS SOUDAN EN 2007:"Mais Joseph Kabila n’est pas comme les autres. J’ai donné ma parole d’honneur en promulguant cette Constitution, je n’y toucherai donc pas. Le pouvoir use. Il faut savoir s’arrêter" / JEUNE AFRIQUE, FRANCOIS SOUDAN

kabila constiution

kabila constiution

Kabila, cartes sur table

25/06/2007 à 16:00 Par Propos recueillis à Kinshasa par François Soudan
jeune afrique 2007

Désormais sûr de lui, le président parle sans détour de Bemba, de la guerre à l’Est, de la corruption, des mobutistes… et de Sankara.

Cité de l’Union africaine, quartier du mont Ngaliema, Kinshasa, mardi 12 juin en début de matinée. Joseph Kabila, 36 ans, reçoit Jeune Afrique pour sa première grande interview depuis le début de l’année. La veille encore, il portait au menton la barbe naissante des jeunes sages, qu’il lui arrive de laisser pousser. Mais c’est rasé de près, en costume taillé sur mesure, qu’apparaît le président congolais. Lisse, net, presque impénétrable. Sur son bureau, qui fut celui de son père assassiné en 2001, un ordinateur, un dictionnaire anglais-français, des dossiers aux couleurs de la République, un livre d’art sur la Turquie et, derrière, posée sur une étagère, une photo de lui-même avec Jacques Chirac sur le perron de l’Élysée. Fauteuils de cuir moutarde,
tapis orientaux. L’ensemble est clair, impersonnel, un rien kitsch.
À l’écouter parler de sa voix à la fois adolescente et métallique, dans un français impeccable – que de progrès en ce domaine depuis six ans ! -, on se demande comment le fils du très autoritaire et tonitruant Laurent-Désiré Kabila peut porter sur ses épaules le poids d’un pays continent aussi peuplé que la France. Élu en octobre 2006 avec 58 % des voix, cet homme secret, introverti et énigmatique recèle en vérité une grande habileté politique, une évidente force de caractère, un vrai courage physique, et cette sorte d’aura ambiguë que projettent autour d’elles les personnalités indéchiffrables aux réactions imprévisibles. De son père omnipotent et écrasant, Joseph Kabila a hérité une tendance à se méfier de ses congénères – il n’a, parmi ses pairs chefs d’État, aucun véritable ami – mais aussi un sens exacerbé du patriotisme et de la puissance potentielle du Congo. L’apprenti maladroit et mutique des premières années, que l’on disait manipulé par le « clan des Katangais » et que les présidents recevaient avec condescendance et paternalisme, a cédé la place à un homme sûr de lui, à l’humour acide et dont la réserve naturelle ne passe plus désormais pour de la timidité.
Chez lui, il le sait, la situation reste mouvante. Du Bas-Congo aux deux Kivus, les tensions sont toujours vives. Alors que le riche Katanga rêve d’autonomie les yeux rivés sur l’Afrique australe, Kinshasa, mégapole polluée, vibrante et anarchique de sept millions d’habitants, peine à se relever. Partout, les fruits de la paix et de la démocratie se font attendre pour une population exsangue, prompte à fustiger les lenteurs et les lourdeurs d’un gouvernement obèse. Quant à l’état de grâce, il est mort les 22 et 23 mars dernier, lorsque la Garde républicaine a taillé en pièces les miliciens du sénateur Jean-Pierre Bemba, en plein cœur de la capitale. En quasi-exil au Portugal depuis deux mois et demi, celui qui fut le principal adversaire de Joseph Kabila à la présidentielle de 2006, recueillant 42 % des voix au second tour, ne semble pas près de rentrer à Kinshasa, tant son éloignement arrange tout le monde – y compris ses propres lieutenants et le président du Sénat, l’ex-dinosaure mobutiste Kengo wa Dondo.
De tout cela et de bien d’autres choses, Kabila parle ici sans détour, cartes sur table. À l’issue de notre entretien, dans une grande salle voisine, face à soixante ministres et vice-ministres, sagement assis avec, à sa droite, Antoine Gizenga, 82 ans, Premier ministre aux allures de patriarche, le chef de l’État congolais a présidé le Conseil de gouvernement. Lorsque, après avoir scanné la salle de ses yeux perçants, il a pris la parole d’une voix douce pour nous demander de bien vouloir respecter le huis clos des débats, on aurait pu entendre les mouches voler. Qui a dit que Joseph, fils du mzee, n’avait pas de charisme ?

Jeune Afrique : Au lendemain de votre élection, il y a huit mois, vous avez défini cinq chantiers prioritaires. Cinq défis que vous avez promis de relever pendant votre mandat : les infrastructures, la santé, l’éducation, l’habitat, l’eau et l’électricité. D’ici à 2011, en si peu de temps, la tâche paraît gigantesque. Vous n’avez pas vu trop grand ?
Joseph Kabila : Le mandat de cinq ans, ce n’est pas moi qui en ai défini la durée, c’est la Constitution. Mais n’ayez crainte : en 2011, chacun de ces cinq chantiers aura considérablement évolué. Il y faut, certes, des moyens, bien au-delà des 180 millions de dollars octroyés par la Banque mondiale ou des malheureux 25 millions du FMI. Le gouvernement et moi, nous nous battons pour cela. C’est l’étape actuelle.

Il y faut aussi des conditions. La bonne gouvernance en est une. Dans vos discours, vous ne cessez de fustiger ce que vous appelez « les anti­valeurs » : corruption, gabegie, détournements, etc. Fort bien. Sauf que ce terme d’« antivaleurs » a été forgé par un certain Mobutu Sese Seko, qui prétendait lutter contre, avec les résultats que l’on connaît. Quelles garanties ont les Congolais que l’Histoire ne se répétera pas ?

Mobutu pouvait effectivement faire ce genre de promesses sans que cela soit suivi d’effets. Mais le gouvernement d’aujourd’hui n’est pas celui de Mobutu. Il est issu d’élections démocratiques qui se renouvelleront à l’avenir et il a donc tout intérêt à tenir ses obligations de résultats. Deux exemples : la réforme en cours de la justice et la Commission de révision des contrats miniers. Et puis, c’est une affaire de conviction. La bonne gouvernance est une exigence des Congolais, je me dois d’y répondre.

Les Congolais semblent déçus tout de même par les lenteurs du gouvernement. L’état de grâce est terminé, et le désenchantement pointe. En avez-vous conscience ?
Nul n’est plus pressé dans ce pays que le président de la République. Nul n’est plus impatient que moi de voir des résultats. Mais le Congo est un géant endormi depuis quarante ans et qui commence tout juste à se réveiller. Ce n’est pas une mince affaire, en tout cas pas une affaire de huit mois. Nous sortons de plusieurs années de guerre, ne l’oubliez pas. Cela dit, je comprends la frustration des gens, elle est légitime. Mais qu’on nous laisse travailler un peu avant de juger ce gouvernement. En septembre prochain, il sera possible de tirer un premier bilan.

Votre Premier ministre Antoine Gizenga est une personnalité éminemment respectable. Un monument historique, dit-on. Mais il a 82 ans et derrière lui une vie éprouvante. Son âge n’est-il pas un handicap ?
Je ne le pense pas et je me garderai bien d’émettre sur son action un jugement prématuré. Je vois plutôt qu’il travaille et que son gouvernement travaille. Pour le reste, je vous l’ai dit, attendons septembre.

Jean-Pierre Bemba, votre principal adversaire politique, qui a recueilli 42 % des voix lors de l’élection présidentielle, vit depuis plus de deux mois au Portugal dans une sorte d’exil qui ne dit pas son nom. N’est-ce pas là un raté de taille dans le fonctionnement de la toute jeune démocratie congolaise ?
Écoutez. Ségolène Royal a obtenu 47 % à la présidentielle française. Est-elle partie se cacher ou se soigner en Nouvelle-Zélande ? Non. Elle est restée à Paris pour se battre sur le terrain politique. Le dysfonctionnement est ailleurs. Si M. Bemba est parti, c’est que le terrain sur lequel il a voulu jouer le troisième tour des élections – et sur lequel il a perdu – n’avait rien de politique. Les événements des 22 et 23 mars dernier ont été très graves. Il est indispensable d’en identifier les responsables et de les traduire en justice, sinon on risque de ne jamais en finir avec l’impunité dans ce pays. Ce que je dis là est également valable pour les événements du Bas-Congo, fin janvier, et pour ceux de l’Ituri. Le sénateur Bemba est, certes, parti de Kinshasa le 11 avril avec l’autorisation du président du Sénat. Mais la justice congolaise, elle, réclame son dû. Le procureur général de la République a ouvert une enquête et demandé la levée de l’immunité parlementaire de M. Bemba. Laissons donc la justice faire son travail.

Quelle est votre analyse des événements de mars ? Certains, dans votre entourage, assurent que Jean-Pierre Bemba voulait s’emparer du pouvoir par la force – ce que ce dernier dément formellement. D’autres avancent la thèse de la panique : Bemba refusait de désarmer sa garde parce qu’il craignait pour sa sécurité…
Il y a un peu de tout cela. De l’affolement sans doute, mais aussi une volonté de porter atteinte aux institutions élues de ce pays. Le résultat, vous le connaissez. Vingt-quatre heures de combat à Kinshasa et beaucoup de vies fauchées.

Combien ? Un ambassadeur européen a parlé de deux cents à six cents morts.
C’est exagéré. Plus d’une centaine, sans doute, dont les militaires et les policiers. Mais une centaine de trop.

Avez-vous reçu l’aide de troupes angolaises ?
Non, absolument pas.

Pourtant, cela se dit et se publie toujours.
Vous savez, la rumeur, ici, c’est comme une maladie grave. Elle emporte toujours ceux qui la propagent.

La communauté internationale vous a accusé d’avoir fait à cette occasion un usage disproportionné de la force. Que répondez-vous ?
Lorsque l’armée libanaise utilise ses chars lourds et ses hélicoptères de combat pour venir à bout de deux à trois cents miliciens islamistes terrés dans un camp de réfugiés, tout le monde trouve cela normal. À Kinshasa, nous avions six cents rebelles en face de nous. Aucun hélicoptère n’est entré en action et très peu de blindés. J’ai privilégié l’usage de l’infanterie sur celui des chars, afin de réduire le nombre des victimes. À cause de cela, nous avons perdu plus de quarante hommes. Soyons sérieux : l’usage de la force a été tout à fait proportionnel à la menace, voire en deçà.

Souhaitez-vous que la procédure ouverte contre le sénateur Bemba aille à son terme ?
Je crois que c’est le souhait de tout le monde. En tant que garant de la Constitution, je dois faire en sorte que ces événements ne se reproduisent pas. Il est donc nécessaire que la justice fasse son travail.

Quel était, selon vous, l’objectif de Jean-Pierre Bemba ?
Je vous l’ai dit. La prise du pouvoir.

Et que comptait-il faire de vous dans cette hypothèse ?
M’éliminer physiquement.

En êtes-vous sûr ?
Il le disait ouvertement à tout le monde, en plein Kinshasa : « ce sera moi ou lui », « aujourd’hui, on va le tuer ». Quand on regarde bien le plan de progression de ses troupes les 22 et 23 mars, il est clair que son but était de prendre d’assaut ma résidence. Que voulez-vous de plus ?

Vos proches ont ouvertement critiqué le comportement des Casques bleus de la Monuc lors de ces événements. Partagez-vous ces accusations de passivité ?
J’avoue que je me pose certaines questions. La Monuc n’a pas de rôle proactif, et c’est là tout le problème. Les Casques bleus étaient présents tout autour du QG de Bemba quand les miliciens drogués en sont sortis pour s’attaquer à la police et à l’armée. Ils sont restés l’arme au pied sans intervenir. Il y a de quoi s’interroger.

Une réconciliation est-elle encore possible entre vous et M. Bemba ?
En tant que chef de l’État, je n’en fais pas une affaire personnelle. Mais il faut que la justice passe.

Et s’il se décidait finalement à accepter les conditions sécuritaires prévues par les accords de novembre 2006 pour les anciens vice-présidents, c’est-à-dire douze gardes du corps et pas un de plus, pourriez-vous passer l’éponge ?
Il faudra y réfléchir à deux fois. Après ce qui s’est passé, tout est à revoir. Je vous le rappelle : il y a eu des morts, beaucoup de morts. Et le temps de l’impunité est révolu.

De très violents affrontements ont opposé il y a cinq mois votre armée aux membres du mouvement Bundu dia Kongo, dans la province du Bas-Congo, faisant plus de trois cents morts. Saura-t-on un jour qui est responsable ?
J’y compte bien. Une commission d’enquête s’est rendue sur le terrain à la demande du procureur général. Nous attendons également la levée de l’immunité parlementaire d’un député directement impliqué dans ces incidents(1). L’Assemblée nationale vient d’examiner ce dossier. J’attends son rapport, car j’aimerais bien, moi aussi, savoir exactement ce qui s’est passé.

N’y a-t-il pas eu une occasion manquée au lendemain de votre élection ? Pourquoi n’avez-vous pas profité de votre victoire pour tendre la main à Jean-Pierre Bemba et l’inclure dans une formule d’union, une sorte de partage du pouvoir ?
C’eût été au contraire une erreur historique. Les élections démocratiques de 2006 ont été une vraie révolution, et il était hors de question de donner aux Congolais l’impression que rien n’avait changé. Qu’est-ce qui a plombé ce pays pendant des décennies, si ce n’est précisément cette conception du pouvoir comme un gâteau à partager ? Pour les politiciens de cette époque, l’État et la nation étaient de simples slogans, seul comptait leur intérêt propre : « Je suis ministre ou PDG, j’ignore de quoi demain sera fait, il faut donc que j’accumule tout de suite. » Une culture de la prédation qui a donné les résultats que l’on connaît. Je suis un homme de consensus, je ne suis donc pas, dans le fond, hostile à l’ouverture. Mais à condition que ceux qui entrent au gouvernement ne cherchent pas à le saboter. Et puis, la question se pose-t-elle vraiment ? Je crois me souvenir que Jean-Pierre Bemba s’est prononcé contre un gouvernement d’union nationale et que son parti a adopté la même position à l’égard du Premier ministre Gizenga. Aurais-je dû les supplier de nous rejoindre ? Vous me connaissez mal…
Depuis, l’opposition semble avoir pris la tête du Sénat. Avez-vous été surpris par l’élection de Kengo wa Dondo à la présidence de la Chambre haute du Parlement ?
En politique, il faut s’attendre à tout. Je suis un démocrate, je l’ai prouvé, j’ai donc accepté ce résultat sans état d’âme.

D’autant plus que Kengo a été élu avec des voix issues de votre propre majorité…
Oh, vous savez, j’ai moi aussi été élu avec des voix issues de l’opposition !

Derrière Kengo wa Dondo, les anciens mobutistes ont fait un retour en force au Sénat. Mokolo wa Mpombo, Mario Cardoso, Bemba Saolona, Lunda Bululu… Tous y occupent des postes importants. Ce n’est pas évident de devoir cohabiter avec les collaborateurs de celui que votre père a combattu pendant quarante ans…
Notre combat était dirigé contre un régime et un système, le mobutisme. Aujourd’hui, le mobutisme a disparu. Tous ceux qui ont travaillé avec Mobutu sont désormais des citoyens comme les autres, avec les mêmes devoirs et les mêmes droits, dont celui de faire partie de l’élite politique de ce pays. Ceux dont vous parlez ont été élus. C’est cela aussi la démocratie. Je ne pense pas qu’ils ont pour objectif de restaurer les habitudes et les errements du passé. Si tel était le cas, nous leur barrerions la route.

Pourriez-vous travailler avec Kengo ?
Quand on est parvenu à travailler – difficilement, j’en conviens – avec quatre vice-présidents, dont deux anciens rebelles, et à organiser les premières élections générales libres dans l’histoire du Congo, je crois que l’on peut travailler avec tout le monde. Moi, en tout cas, je travaille avec tout le monde, sauf avec le diable. Et Kengo n’est pas le diable.
En septembre prochain, ce sera le dixième anniversaire de la mort de Mobutu au Maroc. Pourquoi ses cendres n’ont-elles toujours pas été rapatriées chez lui, à Gbadolite ?
Dès 2001, j’ai envoyé à Rabat une délégation s’entretenir de cette question avec la famille du défunt maréchal. Mon souhait était et demeure que la dépouille soit ramenée au Congo pour y être inhumée. Qu’est-ce qui bloque ? Je crois que vous devriez poser la question à son fils, le ministre d’État Nzanga Mobutu. Peut-être y a-t-il des divergences à ce sujet au sein même de la famille. En ce qui me concerne, en tout cas, je ne vois aucun obstacle à ce qu’un ancien chef de l’État soit enterré dans son pays de la façon la plus officielle qui soit.

L’État congolais compte-t-il s’opposer à la récupération par la famille Mobutu de quelque 6 à 7 millions de dollars bloqués dans des banques suisses et qui pourraient être dégelés en 2008 ?
Six millions seulement ? Je crois me souvenir qu’à une certaine époque, il y en avait beaucoup, beaucoup plus. À un moment, l’État congolais avait entamé des démarches pour recouvrer cet argent. Ces démarches n’ont pas, depuis, été poursuivies, d’où la perspective que vous évoquez. Pour l’instant, je n’ai pas ce dossier en main. Je verrai.

Comptez-vous rouvrir un jour le procès des assassins présumés de votre père, qui ont été jugés et condamnés à de très lourdes peines ? Ou persistez-vous à dire qu’il n’y aura ni pardon ni révision ?
Le terme d’assassins présumés n’est pas correct puisque, comme vous le dites vous-même, ils ont été jugés et reconnus coupables. Dès lors, je ne vois pas pourquoi nous devrions rouvrir ce procès. C’est clair.

De nombreux Congolais préfèrent toujours vivre en exil…
Je m’insurge contre ceux qui fuient leur pays en invoquant de prétendus prétextes de sécurité, alors qu’ils le font pour des motifs purement alimentaires. Les anciens dignitaires mobutistes sont pour la plupart revenus en toute liberté. Beaucoup ont recouvré leurs biens en justice ou tentent de le faire.

Quand l’armée congolaise sera-t-elle en mesure d’assurer la sécurité intérieure et extérieure du pays ?
Chaque jour, cette armée monte un peu plus en puissance. Je me suis donné deux ans pour former des unités combattantes capables de défendre notre intégrité nationale. C’est un processus qui s’achèvera avec l’intégration de toutes les forces armées congolaises présentes sur notre sol. Y compris la Garde républicaine, dont deux bataillons ont déjà été intégrés.

Vous avez critiqué le rôle de la Monuc lors des événements de mars. Ce contingent, fort de 17 000 hommes, doit-il rester et, si oui, jusqu’à quand ?
La Monuc joue un rôle essentiel. Mais elle doit être beaucoup plus efficace. Quand on voit ce qui se passe à l’est du pays, où sont concentrées 80 % de ses forces, on se pose mille et une questions. Si la Monuc ne devient pas plus active, si elle n’obtient pas de meilleurs résultats sur le terrain, si le Conseil de sécurité ne lui donne pas des instructions en ce sens, sa présence même n’aura plus peu à peu sa raison d’être. Déjà, les populations de l’Est se demandent parfois à quoi elle sert.

Le général Laurent Nkunda et ses sept mille miliciens du Nord-Kivu font-ils, à vos yeux, partie des « forces négatives » à éradiquer, ou espérez-vous encore le ramener au bercail ?
Écoutez. Le statut de M. Nkunda est clair. Il a été nommé général de brigade par le gouvernement en 2003, avec une affectation précise : le commandement de la 8e région militaire du Nord-Kivu. Lui et d’autres officiers ont refusé de prêter serment et de regagner leurs bases, entrant ainsi en dissidence. En 2004, après avoir rassemblé des centaines de jeunes gens armés, il a fait mouvement vers le Sud-Kivu et s’est emparé par la force de la ville de Bukavu. Et cela au vu et au su de la Monuc et de la communauté internationale, qui voudraient aujourd’hui nous voir négocier avec ce monsieur. Trois jours plus tard, nous avons repris Bukavu. Nkunda et sa bande se sont alors repliés au Nord-Kivu. Un mandat d’arrêt a été délivré contre lui par la justice militaire. Fin 2006, il a de nouveau puisé des effectifs au sein de deux brigades non encore intégrées afin d’attaquer la localité de Goma, objectif que nous l’avons empêché d’atteindre. J’ai néanmoins proposé, au début de cette année, que le processus d’intégration des hommes de Nkunda au sein de l’armée nationale se poursuive, en commençant par l’étape de l’identification. Nous en sommes là. Mais je dois dire que M. Nkunda n’est pas un cas unique. Il y a, au Nord-Kivu, un certain nombre de criminels de guerre recherchés par la justice nationale et internationale, qui ont fait de cette région leur bastion.

Il y a aussi, dans l’Est, quelques milliers d’irrédentistes hutus rwandais opposés au régime de Kigali, ex-génocidaires et Interahamwes de la première, voire de la seconde génération…
Six mille hommes à peu près, soit cinq fois moins qu’il y a dix ans. Pour eux, il y a deux options : soit ils déposent les armes et rentrent chez eux au Rwanda, soit nous les désarmons de force et nous les expulsons.
Pensez-vous que Laurent Nkunda bénéficie du soutien du Rwanda ?
J’espère bien que non. Mais, dans la région des Grands Lacs, tout est possible…

Pourquoi n’y a-t-il toujours pas eu d’échange d’ambassadeurs entre Kinshasa et Kigali ?
La réouverture des ambassades, c’est l’étape ultime. Si cela intervient dans six mois, un an ou cinq ans, je veux que ce soit sur des bases solides et sans aucune suspicion réciproque. Auparavant, nous devons régler une fois pour toutes ce casse-tête des groupes armés entretenus par l’un ou l’autre pays contre son voisin. Vous avez évoqué le cas Nkunda, mais il y a d’autres groupes, jusqu’en Ituri.

Avec l’Angola, un différend frontalier vous oppose à propos d’une demi-douzaine de villages de la région de Kahemba, dans le Bandundu. Ne craignez-vous pas que cela dégénère en conflit ouvert ?
Absolument pas. Nous avons de très bonnes relations avec les autorités de Luanda. Cette affaire est simple : dans cette zone comme tout le long de notre frontière avec l’Angola et la Zambie, il existe des endroits mal délimités, d’autant que nous avons de part et d’autre des populations à la fois identiques et mouvantes. D’où des contradictions. En l’occurrence, il s’agit de villages congolais à la population mixte. Des commissions conjointes ont travaillé, des enquêtes ont eu lieu. Il faut maintenant avoir recours à une technologie moderne afin de fixer une fois pour toutes le tracé commun tout le long de la frontière – soit 2 500 kilomètres.

Vous vous êtes rendu début juin au Congo-Brazza. À l’issue de cette visite officielle, vous avez eu une petite phrase qui prête à interprétation : « J’ai passé la nuit à Brazzaville et je suis toujours vivant. » C’était de l’humour ?
À votre avis ? Bien sûr. Je faisais référence à la rumeur, toujours la rumeur, selon laquelle les autorités de Brazzaville seraient nos ennemies jurées, alors que mes rapports avec le président Sassou Nguesso sont excellents. Il faut parfois savoir sourire de la rumeur.

Regrettez-vous Jacques Chirac ?
C’est un homme bien. Il a, je crois, puisqu’il me l’a dit, une affection particulière pour l’Afrique et aussi pour moi. Un monsieur bien, donc…

Vous avez encore un problème, disons de visibilité, à l’égard des Congolais. Ils se plaignent de ne pas vous voir, de ne pas vous entendre. Seriez-vous fâché avec la communication ?
Et, pourtant, le président est là ! Et il travaille, sans repos ni vacances. Cela fait plus de dix ans que je mène cette vie quasi monacale, sans compter les années au maquis. J’ai beau être encore jeune, il arrive que le corps se fatigue. Devrais-je communiquer sur cela ? Je vais bientôt commencer de longues tournées à l’intérieur du pays, comme je l’avais promis. Là, vous me verrez, vous m’entendrez. Mais si c’est du culte de la personnalité que vous recherchez, vous risquez d’attendre longtemps.

Avez-vous changé ?
Oui, et mon pays aussi. Lorsque je regarde en arrière, je me dis que j’ai acquis, en termes d’expérience et de sagesse, ces six dernières années, ce que d’autres accumulent pendant toute une vie. Quant au Congo, il est de retour dans la cour des grands de ce continent. On ne tardera pas à s’en apercevoir.

La Constitution vous donne droit à deux mandats de cinq ans. Vous devrez donc, si vous êtes réélu, quitter le pouvoir au plus tard en 2016, à l’âge de 45 ans. Ne serez-vous pas tenté de faire modifier cette disposition pour demeurer aux affaires ?

La Constitution, c’est sacré…

Certains de vos pairs l’ont dit. Avant de changer d’avis.

Mais Joseph Kabila n’est pas comme les autres. J’ai donné ma parole d’honneur en promulguant cette Constitution, je n’y toucherai donc pas. Le pouvoir use. Il faut savoir s’arrêter.

Doit-on vraiment vous croire ?

Je vous donne ma parole d’officier. Que voulez-vous de plus ?

La révision en cours d’une soixantaine de contrats miniers signés pendant la période de transition ne risque-t-elle pas de gêner certains membres de votre entourage ?
Cela ne me gêne pas à titre personnel, ni aucun de mes proches. De quoi s’agit-il ? D’une évaluation de la situation, cinq ans après l’adoption du code minier en 2002 : qu’est-ce qui n’a pas marché ? Comment corriger les erreurs ? Comment mieux profiter des réussites ? C’est une démarche responsable qui n’a qu’un seul but : la réappropriation par le Congo de son patrimoine minier. Il ne s’agit pas de régler des comptes avec tel ou tel partenaire étranger ou congolais, mais de se dire, les yeux dans les yeux, ses quatre vérités.

Votre gouvernement compte soixante ministres et vice-ministres. Êtes-vous sûr qu’aucun d’entre eux ne songe à profiter de son poste pour s’enrichir ?
Je l’ai clairement dit en Conseil des ministres : ce type de mentalité est désormais banni.

Et si l’un d’entre eux est attrapé la main dans le sac ?
Sa destination est toute trouvée : la prison de Makala.

À qui pensez-vous ?
Je ne vous le dirai pas ! Une chose est sûre : quand on fera le bilan en septembre prochain, il y aura beaucoup de candidats pour Makala.

Manifestement, le mois de septembre sera décisif…
Ce gouvernement aura six mois d’exercice plein. Il faudra faire le point, redresser ce qui doit l’être et planifier la suite. L’année 2008 devra être celle de la vraie relance économique. Les équipements ont été commandés, les chantiers sont définis, place au décollage.
Avec une dette publique de 14 milliards de dollars, que vous traînez comme un boulet…
Jusqu’à quand le traînerons-nous, ce boulet ? Si j’avais l’argent pour rembourser ces milliards, croyez-moi, je n’hésiterais pas. Le simple service de cette dette nous coûte 30 à 50 millions de dollars par mois ! Rien qu’avec cette somme, nous pourrions transformer Kinshasa. Notre objectif est donc clair : atteindre le plus vite possible le point d’achèvement de l’initiative PPTE(2).

Lors de notre dernier entretien, en avril 2006, vous aviez confessé votre admiration pour Che Guevara. Mais on me dit qu’en réalité votre vraie référence, c’est Thomas Sankara, le président burkinabè assassiné en 1987. Exact ?

Qui vous l’a dit ? Et puis, peu importe. C’est vrai.

Pourquoi ?
Comment le dire sans heurter qui que ce soit ? Sankara était un visionnaire. J’avais 16 ans quand il est mort. Je crois qu’il s’est sacrifié pour nous. Il nous manque beaucoup, voilà tout.

Quelle leçon vous a-t-il apprise ?
La fierté. Si les Congolais retrouvent le sens de la fierté et si j’ai pu contribuer à réunir les conditions pour que mon pays soit un jour la Chine de l’Afrique, j’aurais accompli ma mission.

Au Congo, comme ailleurs, l’activisme des Chinois inquiète les Occidentaux…
Mais pas les Congolais ! Lorsqu’il s’agit de refaire le grand boulevard Lumumba qui relie Kinshasa à l’aéroport de N’Djili, l’Union européenne renâcle et la Chine offre ses services. Si c’est notre bien et notre développement que veulent nos amis occidentaux, ils devraient donc s’en réjouir.

Votre épouse, Marie Olive Kabange, s’est démenée pendant la campagne électorale. La première dame ferait-elle de la politique ?
Non, je ne le pense pas. C’est une personne tout à fait déterminée, c’est vrai, et qui m’a beaucoup aidé. Mais elle a aussi ses activités propres dans les domaines caritatif et humanitaire.

C’est un atout pour vous ?
Un atout et une chance. La femme est l’avenir de l’homme, dit-on. Et les Congolaises sont l’avenir du Congo.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : | Kabila, cartes sur table | Jeuneafrique.com -

Kutino et Diomi : deux grands malades abandonnés…/GUY DE BOECK

Originally posted on Démocratie Chrétienne, D.C.:

 

Kutino et Diomi : deux grands malades abandonnés…

Ceux qui pensent devoir absolument informer les Congolais de l’état de santé de certains de leurs compatriotes auraient pu se saisir de l’occasion pour se pencher sur les cas de deux compatriotes qui en appellent, depuis des mois, à une assistance urgente du gouvernement en vue de les tirer d’une mort certaine. Il s’agit, on s’en doute, de deux prisonniers, en l’occurrence, le pasteur Kutino Fernando, en séjour à la prison centrale de Makala depuis plus de 8 ans, et Eugène Diomi Ndongala, président national de la Démocratie Chrétienne, qui se trouve au même lieu depuis une année, pour purger une peine de 10 ans.

Voilà deux malades qui ne se cachent pas. La semaine dernière, Kutino Fernando a fait publier son bulletin de santé dans la presse, par l’entremise du député Franck Diongo, afin d’attirer l’attention du gouvernement sur la…

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Pour Freddy Kita (DC) c’est le début de la mobilisation du peuple /TEMPETE DES TROPIQUE S

Pour Freddy Kita (DC) c’est le début de la mobilisation du peuple /TEMPETE DES TROPIQUES

par FreeDiomi le 9 août 2014
KITADC

Pour Freddy Kita c’est le début de la mobilisation du peuple

05/08/2014

KITADC
Réagissant au meeting du 4 août dernier à la Place Sainte Thérèse/N’Djili
L’Opposition congolaise passe à l’offensive. Elle a tenu, le lundi 4 août dernier, à la Place Sainte Thérèse N’Djili, à Kinshasa, un meeting populaire. Ce, malgré l’absence de certains de certains leaders, notamment Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Félix Tshisekedi… qui séjournent à Washington dans le cadre du sommet Usa-Afrique.
Le but principal de ce rassemblement était d’inviter le peuple congolais à s’opposer catégoriquement au projet gouvernemental de révision constitutionnelle.
De passage à Paris, un de ses membres, Freddy Kita, secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC), a expliqué dans une interview accordée à Jeune Afrique, le sens de cette grande mobilisation.

Le secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC), parti cher à l’honorable Eugène Diomi Ndongala, a salué cette démarche, soulignant que « c’est le début de la mobilisation du peuple ».

Pour lui, barrer la route à une éventuelle modification de la constitution pour permettre à Kabila de se représenter en 2016, ce n’est pas une affaire de l’Opposition politique, mais c’est le peuple congolais dans son ensemble qui veut dire « non » à ce pouvoir qui le gouverne par défi.
Une économie par terre
Aujourd’hui, a-t-il expliqué, l’économie de la RDC se trouve par terre, les conditions sociales de la population laissent à désirer, l’insécurité bat son plein, mais Joseph Kabila cherche encore à s’accrocher au pouvoir. Le peuple, lui, est fatigué.
Il se lève pour montrer son indignation. « C’est le début de la mobilisation du peuple ».

Pour Freddy Kita, la démarche de la MP de modifier à tout prix la constitution s’explique par le fait que « Joseph Kabila a peur de quitter le pouvoir ».

« Pourquoi doit-on toujours modifier la Constitution lorsqu’on s’approche des échéances électorales en RDC ? », s’est-il demandé, car, avant la présidentielle de 2011, renchérit-il, la Majorité mécanique au Parlement a ramené le scrutin de deux à un seul tour, et aujourd’hui, elle cherche encore à « bidouiller le texte constitutionnel pour permettre à son champion de briguer un autre mandat ».
Pour ce cadre de la DC, si la MP tient à son projet de révision, elle doit attendre la fin du processus électoral de 2016.
Et de poursuivre, « il n’y a plus d’autres options : en 2016, il doit partir ! ».Pour Kita, c’est bien que l’Opposition se réunisse pour un objectif commun, à savoir le départ de Kabila en 2016.
Même 10 enfants issus d’une même famille ne parlent jamais un même langage. L’important est qu’ils se reconnaissent tous d’un même père. C’est le cas aujourd’hui de l’Opposition congolaise. « Au-delà de nos divergences, nous faisons bloc pour nous opposer à toute modification de la Constitution ».
Les Congolais d’abord
Au même moment, s’est ouvert à Washington le sommet Usa–Afrique. A la question de savoir ce que la DC et l’Opposition congolaise attendent de cette rencontre, Freddy Kita souligne que c’est aux Congolais de résoudre les problèmes de la RDC. « Nous devons donc continuer à nous mobiliser pour nous prendre en charge.La communauté internationale n’est là que pour nous accompagner dans cette démarche ».

Quant au leader de son parti, Eugène Diomi Ndongala qui croupit toujours en prison, Kita accuse le pouvoir en place à Kinshasa d’être derrière ce scénario. « Diomi Ndongala n’a jamais commis aucun acte reprensible. C’est un père de famille. Un grand leader politique ». Après sa condamnation « politique et arbitraire », il continue de mener son combat depuis sa cellule.

Par
LM

http://democratiechretienne.org/2014/08/09/pour-freddy-kita-dc-cest-le-debut-de-la-mobilisation-du-peuple-tempete-des-tropiques/

Démonstration de force de l’Opposition à N’Djili /LA TEMPETE DES TROPIQUES

Démonstration de force de l’Opposition à N’Djili /LA TEMPETE DES TROPIQUES

par FreeDiomi le 5 août 2014
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Démonstration de force de l’Opposition à N’Djili

Promesse tenue hier à la Place Sainte Thérèse
L’Udps, l’Unc, l’Ecidé, la Dc, la Mpp, la Cvd, les Fac, le Mpcr, le Cder… invitent Joseph Kabila à un dialogue d’ici la fin du mois d’octobre afin » d’organiser son départ en douceur «

Comme annoncé il y a de cela une semaine, l’Opposition politique congolaise s’est réunie hier lundi 4 août 2014 à la Place Sainte Thérèse/Ndjili, dans la commune qui porte le même nom, à l’Est de la ville de Kinshasa, afin de mobiliser la population contre toute révision constitutionnelle dans le sens de prolonger le nombre de mandats de Joseph Kabila.
Une véritable démonstration de force, au regard du nombre très élevé de Congolais venus nombreux suivre le message d’espoir, sans achat de conscience, ni promesse de billets de banque au terme de la manifestation. L’important était d’être rassuré que l’actuel régime cédera effectivement le bâton de commandement en 2016, tel que prévu dans la constitution, et qu’il n’y aura aucune révision allant dans le sens de toucher à l’article 220 au profit d’une poignée de Congolais qui ne pensent qu’à leurs propres ventres et à ceux de leurs enfants.
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En ligne d’attaque, L’UDPS d’Etienne Tshisekedi représentée par le SG Bruno Mavungu, l’UNC de Vital Kamerhe, la MPP à travers Pascaline Kudura, la DC de Diomi Ndongala, les Fac de Martin Fayulu, le RCD/K Ml de Mbusa Nyamwisi, l’Ecidé, le Cder de Jena-Lucien Bussa, le Mpcr Jean-Claude Mvuemba Luzamba, l’Udemo de Nzanga Mobutu, l’Upc de Thomas Lubanga Dillo, ainsi que les alliés de la société civile représentés par Christopher Ngoy Mutamba, président de la société civile du Congo.

Le bloc est donc constitué pour faire respecter la constitution à travers le départ du régime actuel après les élections de 2016. Et, au besoin, lui garantir la sécurité après avoir libéré le fauteuil présidentiel. Ces opposants invitent en effet Joseph Kabila, à un dialogue d’ici la fin du mois d’octobre, afin » d’organiser son départ en douceur « .
Dans son message, Bruno Mavungu, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a déclaré que l’Opposition veut amener Joseph Kabila à ce dialogue pour organiser son départ en douceur, de manière à préserver la paix dans le pays.
A en croire ce haut cadre de l’Udps, ce dialogue serait conforme à l’accord d’Addis-Abeba signé le 24 février 2013 par onze chefs d’Etats africains. » Joseph Kabila a fait sortir un autre jeu en parlant des élections. La famille politique de Mr Kabila est actrice dans ces élections. Nous attendons le retour de Kabila des Etats-Unis, pour que nous allions au dialogue pour organiser son départ « , a affirmé Bruno Mavungu.
Le SG de l’Udps a indiqué que son parti a adressé des correspondances à Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies et au président américain, Barack Obama, pour leur faire part de la manière dont le pays est dirigé par Joseph Kabila en dénonçant les violations des droits de l’homme perpétrées par les forces de défense et sécurité.

Pascaline Kudura, porte-parole a.i de la Majorité présidentielle populaire (MPP), a évoqué le cas des personnalités politiques de l’Opposition qui croupissent dans des prisons pour leurs opinions. L’exemple le plus illustratif étant celui de l’honorable Eugène Diomi Ndongala, incarcéré au Cprk pour sa lutte de la vérité des urnes, à la suite des élections bâclées de 2011.

De son coté, Jean-Bertrand Ewanga, secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC,) pense que le dialogue inclusif, selon l’accord cadre d’Addis-Abeba, ne devait pas laisser place aux concertations nationales qui, du reste » constituent un échec « .
» Ces concertations nationales ont été une tricherie de M. Kabila. La résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations unies exige un dialogue inclusif. Il a monté une histoire à sa taille, et les résultats c’est ce que nous connaissons. Il veut réviser la constitution et cherche le referendum. Nous devons l’obliger à partir « , a-t-il indiqué.
Quant aux expulsions de Brazzaville et de l’Angola, JB Ewanga pense que c’est l’une des preuves que le pays est mal dirigé.S’agissant de la révision constitutionnelle, tous les ténors de l’opposition et quelques représentants de la société civile présents hier au terrain Sainte Thérèse ont dit » niet « .
Un leader d’un parti a lancé un slogan » Tout sauf Kabila en 2016 » en appelant l’opposition à l’unisson.
Malgré l’absence d’Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe et Martin Fayulu, la population s’était mobilisée pour répondre à l’appel.Chose étrange, le meeting a été autorisé par le gouverneur de la ville de Kinshasa. Les éléments de la police ont été dépêchés sur le lieu afin d’encadrer les manifestants, pour éviter le débordement surtout que c’était une manifestation publique.
L’opinion se pose la question de savoir pourquoi le pouvoir en place, bien connu pour sa répression sanglante contre les manifestations de l’opposition, a autorisé cette fois-ci un tel rassemblement.
Certains analystes pensent que le sommet Usa-Afrique auquel prend part Joseph Kabila, ouvert depuis hier lundi 4 août 2014 à Washington, aurait sans nul doute une forte influence sur l’évènement de Kinshasa.
Car un seul coup de feu serait entendu à Washington, et cela ternirait davantage l’image du n°1 Congolais à qui l’administration Obama a déjà demandé de ne pas réviser la constitution et ne pas se maintenir au pouvoir après 2016. Le pouvoir en place a autorisé donc cette manifestation de l’Opposition pour montrer à la face du monde qu’en RDC, les manifestations publiques sont permises. Alors que c’est complètement le contraire qui se fait.
Car la répression a toujours été accompagnée de bastonnades, maltraitances, arrestations, incarcérations et tortures, sans compter l’usage de bombes lacrymogènes, voire de tirs à balles réelles.
Par Lefils Matady
http://latempete.info/demonstration-de-force-de-lopposition-a-ndjili/
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LIRE AUSSI:VIDEO : INTEGRALITE DU MEETING DE L’OPPOSITION TSHO TSHA A NDJILI SAINTE THERESE
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http://democratiechretienne.org/2014/08/05/demonstration-de-force-de-lopposition-a-ndjili-la-tempete-des-tropiques/

La MPP et la DC s’opposent au maintien du pouvoir par la force en RDC / TEMPETE DES TROP IQUES

La MPP et la DC s’opposent au maintien du pouvoir par la force en RDC / TEMPETE DES TROPIQUES

par FreeDiomi le 5 août 2014
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TEMPETE050814

La MPP et la DC s’opposent au maintien du pouvoir par la force en RDC

Dans une déclaration politique conjointe

Au cours d’une déclaration commune faite jeudi 31 juillet à la paroisse Notre Dame de Fatima, la Majorité présidentielle populaire (MPP), et la Démocratie chrétienne (DC) comptent utiliser tous les moyens légaux prévus par la Constitution en vigueur en RDC, dont son article 64, afin de contrer toute démarche funeste visant le maintien du pouvoir par la force de l’actuelle majorité.

Les deux structures politiques exigent la tenue un dialogue inclusif, franc et sincère, prévu par la Résolution 2098/13 du Conseil de Sécurité de l’Onu, et insistent sur le respect des toutes les dispositions de l’actuelle Constitution, dont la révision serait illégale, illégitime et inopportune à la veille d’un nouveau cycle électoral.
Aussi, elles recommandent la libération des prisonniers politiques arbitrairement incarcérés en RDC afin de relancer le processus de démocratisation manifestement en panne et en régression.
Cette déclaration a été lue et signée par Pascaline Kudura, porte parole ajointe de la MPP, contresignée par Jean-Paul Itoupa pour le compte de la Démocratie chrétienne.
De la situation politique actuelle
A partir des analyses et observations faites sur la situation politique en République démocratique du Congo, la MPP et la DC condamnent l’obsession de la Majorité présidentielle (MP) de vouloir à tout prix gouverner par défi, contre la volonté du souverain primaire. Ce régime, estiment-elles, a essayé de déjouer l’attention de la communauté internationale par rapport à l’Accord cadre d’Addis-Abeba, en organisant des concertations nationales « complètement contrôlées par la majorité au pouvoir, dont les résolutions demeurent lettre morte à ce jour, laminant ainsi la cohésion nationale et affaiblissant le leadership national », peut-on lire dans cette déclaration.

La MPP et la DC réaffirment, dans la situation politique actuelle, l’intangibilité de l’actuelle Constitution, adoptée par referendum populaire à suffrage universel direct et promulguée le 18 février 2006, et surtout le respect du nombre et de la durée du mandat présidentiel qu’elle garantit.De plus, La MPP et la DC considèrent qu’il serait impossible de lancer un processus électoral crédible et démocratique en RDC sans avoir traité le précédent contentieux électoral.

Elles dénoncent également le harcèlement politico-judiciaire dont est victime le porte-parole de la MPP, Eugène Diomi Ndongala, actuellement prisonnier politique, à cause de sa détermination dans son combat pour la vérité des urnes. De même, poursuit la déclaration, les membres de sa famille politique et biologique dont son épouse Patrizia Diomi, malgré son arrestation, font actuellement l’objet de menaces, tortures morales et intimidations. Il faut signaler que la MPP a réaménagé son staff dirigeant pour beaucoup plus de dynamisme et d’efficacité, par rapport aux enjeux politiques de l’heure.

Par Lefils Matady

http://democratiechretienne.org/2014/08/05/la-mpp-et-la-dc-sopposent-au-maintien-du-pouvoir-par-la-force-en-rdc-tempete-des-tropiques/

Diomi Ndongala et Fernando Kutino croupissent toujours en prison: Des recommandations maje ures des concertations nationales foulées au pied / TEMPETE DES TROPIQUES

Diomi Ndongala et Fernando Kutino croupissent toujours en prison: Des recommandations majeures des concertations nationales foulées au pied / TEMPETE DES TROPIQUES

par FreeDiomi le 9 juillet 2014
diomi et kutino

diomi et kutino

Diomi Ndongala et Fernando Kutino croupissent toujours en prison

Des recommandations majeures des concertations nationales foulées au pied
Le gouvernement de cohésion nationale est devenu utopique
La Conférence nationale souveraine tenue au Zaïre en 1991, de même que les Concertations nationales organisées au mois de septembre dernier sur le même site à Kinshasa constituent sans conteste deux temps forts vécus par le Congo-Zaïre dans sa vie politique.
L’histoire étant un éternel recommencement, plus d’une recommandations formulées par les concertations nationales sont restées lettres mortes à l’instar de celles de la Conférence nationale qui a eu le mérite de faire la relecture de l’histoire politique de la RDC qui a permis entre autres de dresser un bilan globalement négatif du régime de Mobutu.

Parmi ces recommandations, le cas de Diomi Ndongala, Président de la DC (Démocratie chrétienne) et Fernando Kutino, pasteur de l’armée de victoire. Les deux personnalités n’ont pas bénéficié de l’amnistie pourtant décrétée par les assises nationales tenues aux mois de septembre et octobre de l’an 2013.

Leur maintien anachronique et même arbitraire en prison laisse croire que les bénéficiaires de la loi d’amnistie ont été triés sur le volet. Et pour narguer les bonnes consciences, des tueurs du M23 ont été blanchis de suite de ces recommandations.
L’amnistie des adeptes de Bundu dia mayala (ex-Bundu dia Kongo), des bandes Enyele, des amis de Faustin Munene ou d’Honoré Ngbandu ont été certes saluée mais elle est insuffisante pour parler de l’application correcte de cette mesure d’amnistie. Autant dire que les condamnations à caractère politique ne peuvent être commuées ni annulées. Le gouvernement aurait marquée des points si les deux personnalités étaient elles aussi élargies.
L’autre recommandation majeure est relative à la mise sur pied d’un gouvernement de cohésion nationale qui regrouperait en son sein des membres de la majorité présidentielle, ceux de l’opposition et de la société civile.
Par la seule volonté politique et en dépit du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat l’application de cette recommandation tant souhaitée tarde toujours à venir au point que plus personne ne croit plus à cette initiative, à part quelques fanatiques invétérés.
Dans le camp de l’opposition, les deux recommandations bafouées ou partiellement appliquées, sont majeures. Elles auraient permis, ne serait-ce que dans une certaine mesure de briser la glace dans la vie politique. Le pardon étant considéré comme une puissance qui libère.
Sous l’autre sous chapitre, le pays ayant été divisé autrefois par des clivages politiques puis unifié après Sun City, la mise sur pied du gouvernement devenu utopique aurait parachevé le processus du Sun City qui visait l’unité nationale. N’est-ce pas que l’union fait la force !
Par G.O.
http://latempete.info/diomi-ndongala-et-fernando-kutino-croupissent-toujours-en-prison/

http://democratiechretienne.org/2014/07/09/diomi-ndongala-et-fernando-kutino-croupissent-toujours-en-prison-des-recommandations-majeures-des-concertations-nationales-foulees-au-pied-tempete-des-tropique/

LES RECENTS SCANDALES ECONOMIQUES A REPETITION DETRUISENT ENFIN LE MYTHE DE LA « STABILIT E » KABILISTE OPPOSEE A « L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE » REVENDIQUEE PAR LES FORCES VIVE S DE LA RDC

LES RECENTS SCANDALES ECONOMIQUES A REPETITION DETRUISENT ENFIN LE MYTHE DE LA « STABILITE » KABILISTE OPPOSEE A « L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE » REVENDIQUEE PAR LES FORCES VIVES DE LA RDC

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LES RECENTS SCANDALES ECONOMIQUES A REPETITION DETRUISENT ENFIN LE MYTHE DE LA « STABILITE » KABILISTE OPPOSEE A « L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE » REVENDIQUEE PAR LES FORCES VIVES DE LA RDC
Ces derniers jours, des maraichages nauséabonds de la gestion kabiliste remontent des nombreuses « boules » qui éclatent à la surface de l’actualité et empestent l’atmosphère au Congo- Kinshasa. Sous d’autres cieux, ces scandales auraient fait tomber le gouvernement en place mais en RDC l’exécutif étant démissionnaire depuis presque 12 mois, d’ailleurs avec l’ensemble des structures dirigeantes des entreprises publiques, aucun mécanisme de contrôle démocratique n’est enclenché pour faire face à ces « affaires ».
Le scandale de l’évaporation des droits miniers sur une production record de cuivre et de cobalt de (dont la RDC est le premier producteur mondial en 2013) nous fait comprendre que le sous-sol congolais ne nous appartient plus : alors qu’à l’époque de Mobutu, une production de 700.000 tonnes de cuivre produit par la société étatique Gécamines alimentait 70% du budget de l’état, la production actuelle, proche d’un 1.000.000 de tonnes annuelles ne contribue pratiquement en rien au budget de l’état.
Comme si cela ne suffisait pas l’ancien vice-président américain Al Gore, prix Nobel pour la Paix, dans son dernier livre intitulé « Future » qui vient de paraitre, nous explique, chiffres à la main, que plus du 50% des terres arables de la République Démocratique du Congo ont été bradées, à l’insu de l’opinion publique congolaise, en faveur de certains états – comme la Chine – et des multinationales.

A leurs entrées en RDC, en 1996, les aventuriers de l’Alliance des Forces Démocratique pour la libération, AFDL en sigle, s’étaient donné une charte qui, dans son article premier, proclamait que le sol et le sous-sol du Congo appartenaient à cette Alliance de triste mémoire…
Nous constatons que les héritiers idéologiques afdéliens ont mis en exécution, à la lettre, leur Charte scélérate au point que notre sol et notre sous-sol sont bradés au meilleur offrant, selon les logiques néfastes d’un capitalisme du désastre, laissé libre d’opérer sans contrôle et avec la complicité de dirigeants véreux et corrompus.

Si à ces scandales déjà éclatés l’on ajoute le projet de dévier les eaux du fleuve Oubangui pour alimenter le Lac Tchad, au nom de on ne sait pas quels intérêts maffieux, voilà que nous risquons de nous retrouver privés même d’eau douce suffisante pour assurer un débit régulier du fleuve Congo, avec les conséquences néfastes que cela pourrait provoquer aussi bien sur le plan environnemental qu’en termes de diminution de production d’énergie hydro-électrique.
Mais la série noire des affaires de mauvaise gouvernance et kleptomanie organisée au Congo Kinshasa ne s’arrêtent pas en si bon chemin : le magazine « Forbes » enfonce encore plus le clou dans les marécages puants de la mégestion congolaise avec la dénonciation de la patrimonialisation des ressources économiques de la RDC, placées entre les mains d’un clan qui gère les comptes de la RDC comme sa caisse personnelle au point de toucher même aux ressources de « l’aide internationale », dixit le journaliste d’investigation Richard Miniter dans un article qui dessine dans les détails les contours cachés de la gestion calamiteuse actuelle de la RDC.
Malgré ce tableau sombre peint dans le magazine Forbes et dénonçant l’asservissement de tout un peuple aux antivaleurs de la « Démocrature » Kabiliste, une note positive d’espoir merite d’être mise en exergue :

le triste refrain, souvent chanté par certains représentants de la communauté internationale, selon lequel la « Stabilité « de la RDC devait toujours prévaloir sur « l’Alternance Démocratique » semble définitivement abandonné, au point que la politique par défi de l’actuel Exécutif, qui a comme seule stratégie de gouvernance la perpétuelle procrastination des décisions, semble maintenant être contenue par le mur en béton armé érigé fin 2016, à l’occasion de l’expiration du mandat constitutionnel du « président » sortant et de l’actuelle législature dont est issue sa majorité.

La stratégie néfaste de procrastination des réformes administratives, de la justice, de l’armée et des services de sécurité ne semble plus une stratégie portante pour le régime Kabila, dont la répression féroce contre toute forme de dissidence politique et la mauvaise gestion ne peuvent plus être considérés des sujets tabou aux yeux d’une communauté internationale finalement disposée à donner une chance à l’alternance démocratique.
Scandale après scandale, détournement après détournement, personne n’osera plus vouloir nous imposer la prétendue « stabilité » génératrice de sous-développement et d’entropie politique à la place de notre revendication d’une gestion responsable et transparente des ressources naturelles de la RDC qui doivent nécessairement profiter au peuple congolais, dans le respect des principes du contrôle démocratique.

Plus que jamais, les récents scandales économiques qui s’ajoutent aux graves violations des droits de l’homme et des droits civils et politiques des citoyens congolais, nous donnent la preuve que le développement est impossible en RDC sans l’Alternance politique.

Eugène Diomi Ndongala,
Prisonnier Politique en RDC
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CARNET D’UN PRISONNIER POLITIQUE EN R.D.CONGO

http://diomiponakongo.wordpress.com/2014/07/08/les-recents-scandales-economiques-a-repetition-detruisent-enfin-le-mythe-de-la-stabilite-kabiliste-opposee-a-lalternance-democratique-revendiquee-par-les-force/

RDC : l’église catholique demande à Kabila de partir en 2016

RDC : l’église catholique demande à Kabila de partir en 2016
Olivier Ribouis 2 juillet 2014
Monde Afrique
Joseph Kabila, président (RDC) dont le dernier mandat arrive à expiration en 2016

«Protégeons notre nation». C’est l’invitation que la conférence épiscopale congolaise a, par une déclaration du même nom, adressé à tous les Congolais de la République démocratique du Congo en marge de la célébration du 54ème anniversaire de l’indépendance du pays.

Une invitation qui s’adresse particulièrement au président de la Rdc, Joseph Kabila dont le dernier mandat constitutionnel arrive à terme en 2016. A cet effet, disent les évêques de la conférence épiscopale du Congo, « Protéger la nation, c’est respecter la loi fondamentale, le socle de la Nation ». Ceci, relativement à l’article 220 limitant le nombre de mandats présidentiels, dont la modification est en vue pour permettre au président Joseph Kabila de se représenter à la prochaine élection pour laquelle il n’est plus éligible pour l’instant. « Nous désapprouvons également toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’Article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel » ont affirmé les évêques soucieux de l’avenir du pays. L’article 220 en question, selon la conférence épiscopale, affirme que « la nature de l’état congolais qui est une république et non une monarchie. » Dans sa déclaration, l’église catholique en Rdc, a aussi indiqué clairement qu’elle se met dans la bataille de la sensibilisation des Congolais afin de faire barrière à toute tentative de révision constitutionnelle. Et son objectif, c’est que de réussir à empêcher les pratiques politiciennes qui sacrifient l’intérêt supérieur de la Nation de prendre le peuple congolais en otage.

http://www.lanouvelletribune.info/index.php/actualite/etranger/20127-rdc-l-eglise-catholique-demande-a-kabila-de-partir-en-2016

C’est NON !!! / Mboyo Ey’ekula

C’est NON !!! / Mboyo Ey’ekula

par FreeDiomi le 1 juillet 2014
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C’est NON !!!


Mohamed Mboyo Ey’ekula

"Joseph Kabila" complétement décalé, la diaspora – intransigeante – lui inflige de nouveau, une fin de non recevoir cinglante ! (Rolain Mena)

Au discours sarcastique de la "Dépendance", nous prenons rendez-vous !
Pendant que nous nous morfondons dans nos cogitations pour trouver la bonne formule pour nous libérer de l’occupation, l’inculte rwandais, qui dirige notre pays par défi, continue de narguer le peuple congolais avec des discours infects.
A l’occasion de la journée de la "Dépendance", ses yeux imbibés du sang des congolais, il a déclaré, je cite, "…que cette "fête" est aussi une interpellation des générations présentes et à venir car elle rappelle à chacun de nous l’obligation de garder notre pays libre et uni".
Véritable incarnation de la désincarnation de la nation congolaise et surtout au service du plan de liquidation de notre pays, ce génocidaire oublie-t-il qu’en biaisant à deux reprises, les élections contre Bemba et Tshisekedi qui l’avaient battu, il a sapé la liberté et l’unité au Congo-Kinshasa ?

Et qu’en empêchant systématiquement aux congolais de jouir des droits consacrés par sa "propre constitution", comme ceux de manifester et d’exprimer librement leurs opinions sans finir en prison comme Eugène Diomi Ndongala ou à l’abattoir comme les disciples de Mukungubila, il est vraiment mal placé pour employer les mots "libre" et "uni" en parlant de notre pays ?

Commun diviseur des congolais, imposteur et assassin des opposants et journalistes, peut-il vraiment évoquer la liberté et l’unité du Congo-Kinshasa ? Qu’il exagère, c’est la coutume chez tout rwandais qui se respecte, mais le sarcasme derrière cette allusion est choquant. Nous disons donc non à sa propension à la comédie funeste !
Par ailleurs, emporté par je ne sais quel lyrisme, il n’a pas oublié de faire un clin d’œil à la diaspora qu’il a nommé, encore sarcastique, "les congolais qui vivent en dehors". Ainsi, la provocation délibérée, il a invité la diaspora à rentrer au pays cultiver "La terre de "nos" ancêtres…qui est grande et fertile et dispose des potentialités nécessaires à l’épanouissement de chacun".
Dans la logique du poltron de Kingakati, les congolais de la diaspora n’ont de droit que de retrousser les manches là où lui et ses amis, notamment Forrest et Gertler, s’occupent de piller nos extraordinaires richesses minières. Quel toupet !
Mais que celui qui a usurpé l’identité de Kabila, de son vrai nom Kanambe, sache qu’il a prononcé là un discours de trop ! Que le vent de l’histoire souffle et que mûr ou pas mûr, le fruit ne résistera pas : Il sera balayé !
Il est un temps pour narguer mais un autre pour être nargué. Nous prenons donc rendez-vous pour le retour ! Mais ce sera sans lui…
http://www.leblogderolainmena.fr/406086746

L’EMPRISONNEMENT ARBITRAIRE DU DEPUTE NATIONAL CONGOLAIS ET OPPOSANT POLITIQUE RADICAL E UGENE DIOMI NDONGALA, SERIEUSEMENT A L’ORDRE DU JOUR A PRESENT DANS LE SOUTERRAINS ADMIN ISTRATIF DU SECRETARIAT GENERAL DE L’ONU A NEW YORK /

L’EMPRISONNEMENT ARBITRAIRE DU DEPUTE NATIONAL CONGOLAIS ET OPPOSANT POLITIQUE RADICAL EUGENE DIOMI NDONGALA, SERIEUSEMENT A L’ORDRE DU JOUR A PRESENT DANS LE SOUTERRAINS ADMINISTRATIF DU SECRETARIAT GENERAL DE L’ONU A NEW YORK / INTERPRETE DU 23/06/2014
par FreeDiomi le 23 juin 2014
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http://democratiechretienne.org/2014/06/23/lemprisonnement-arbitraire-du-depute-national-congolais-et-opposant-politique-radical-eugene-diomi-ndongala-serieusement-a-lordre-du-jour-a-present-dans-le-souterrains-administratif-du-secretaria/

DECLARATION CONJOINTE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE (DC) DU GROUPE DES QUATORZE (G14) ET DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE (MPP)

DECLARATION CONJOINTE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE (DC) DU GROUPE DES QUATORZE (G14) ET DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE (MPP)

par FreeDiomi le 11 juin 2014
LOGO DC MPP G14

LOGO DC MPP G14

DECLARATION CONJOINTE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE (DC) DU GROUPE DES QUATORZE (G14) ET DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE (MPP)

1. Nous, formation et regroupements politiques progressistes de la République Démocratique du Congo, à savoir : la Démocratie Chrétienne « DC ». le Groupe des Quatorze « G14 » et la Majorité Présidentielle Populaire « MPP » signataires de la présente déclaration, tenons à rappeler à l’opinion nationale et internationale que la crise de légitimité créée par la révocation illégale du Gouvernement LUMUMBA le 5 septembre ,1960 avait longtemps duré et demeure le fondement de l’instabilité politique et juridique de la RDC ;
2. Nous craignons que dès lors la crise politique générée par les Résultats des élections de 2011 qui ont permis l’usurpation par Monsieur Kabila de l’imperium de Président de la République a Monsieur ETIENNE TSHISEKEDI en qualité de Président de la République élu le 28 novembre 2011 ;
3. Raison pour laquelle, nous saluons à juste titre l’Initiative de Monsieur MARTIN KOBLER, le Représentant Spécial du Secrétaire Générale de l’ONU , d’organiser un dialogue politique inclusif conformément à l’esprit , et à la lettre de la Résolution S/RES/2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies de 2013 à l’Accord -Cadre d’ADDIS ABEBA .Nous adhérons à cet démarche salutaire pour le peuple congolais sur le plan politique, juridique, social et culturel dans notre pays ;
4. En effet nous avons l’intime conviction que seul un dialogue sincère entre filles et fils de ce pays peut mettre fin à cette nouvelle crise de légitimité qui paralyse le pays depuis le 28 novembre 2011 et peut baliser le paysage politique pour la paix ,la concorde nationale et des élections crédibles, transparentes et apaisées, fondées sur un consensus participatif reposant sur l’audit du fichier électoral et l’élaboration d’un calendrier électoral global qui accorde priorité aux élections législatives et présidentielle dans le respect de la Constitution ;
5 .Nous désapprouvons, de ce fait les menaces proférées par Monsieur Joseph Kabila le samedi 13 mai 2014 à l’endroit des Ambassadeurs accrédités en RDC à cause de leur soutien à ce dialogue ;
6. Qu’il cesse de vilipender et de traiter de terroristes les membres de la diaspora congolaise qui se battent corps et âme dans tous les fronts pour un avenir radieux de notre Nation ;
7. Nous continuons à exiger la libération sans condition des prisonniers politiques et particulièrement de l’Honorable Eugène DIOMI NDONGALA, Président National de la Démocratie Chrétienne et Porte Parole de la Majorité Présidentielle Populaire, MPP en sigle, comme préalable à tout dialogue politique.
Fait à Kinshasa, le 11 juin 2014
Salle de Fatima,
Pour la Démocratie Chrétienne, DC
Me. Pierrot Mampulu
PP
Pour le G14,
Le Coordonnateur,
Dr. Ezulua
Pour la Majorité Présidentielle Populaire, MPP,
M.me Pascaline Kudura,
Coordonnatrice
signature1 001 signature2 001
ezulua11614
https://www.youtube.com/watch?v=QDIc-Xm0RtA

http://democratiechretienne.org/2014/06/11/declaration-conjointe-de-la-democratie-chretienne-dc-du-groupe-des-quatorze-g14-et-de-la-majorite-presidentielle-populaire-mpp/

LES PRESIDENTS BARACK OBAMA ET FRANCOIS HOLLANDE OEUVRERAIENT ACTIVEMENT POUR QUE LE DEPUTE NATIONAL ET OPPOSANT POLITIQUE DE LA RDC,EUGENE DIOMI NDONGALA, SOIT LIBERE AVANT 2015 TANDIS QUE LES ACTEURS JUDICICARES A LA BASE DE SA PERSECUTION POLITIQUE AVEC LEUR COMMANDITAIRES PAIERAIENT CHER POUR LEUR AUDACE /INTERPRETE DU 07/06/2014

LES PRESIDENTS BARACK OBAMA ET FRANCOIS HOLLANDE OEUVRERAIENT ACTIVEMENT POUR QUE LE DEPUTE NATIONAL ET OPPOSANT POLITIQUE DE LA RDC,EUGENE DIOMI NDONGALA, SOIT LIBERE AVANT 2015 TANDIS QUE LES ACTEURS JUDICICARES A LA BASE DE SA PERSECUTION POLITIQUE AVEC LEUR COMMANDITAIRES PAIERAIENT CHER POUR LEUR AUDACE /INTERPRETE DU 07/06/2014

par FreeDiomi le 7 juin 2014
INTERPRETE DU 070614 001INTERPRETE07062014
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Gariel Mokia pour l’implication de la communauté internationale dans la libération de s prisonniers politiques Diomi et Kuthino

Gabriel Mokia pour l’implication de la communauté internationale dans la politique congolaise et particulièrement dans la libération des prisonniers politiques Eugène Diomi Ndongala et Ferdinando Kuthino

par FreeDiomi le 6 juin 2014
diomi et kutinoGabriel Mokia pour l’implication de la communauté internationale dans la politique congolaise et particulièrement dans la libération des prisonniers politiques Eugène Diomi Ndongala et Ferdinando Kuthino
Le président du MDECO (Mouvement des démocrates congolais), Gabriel Mokia s’est exprimé sur le face-à- face Joseph Kabila et les ambassadeurs accrédités à Kinshasa, la Capitale de la RD-Congo, réuni le samedi 30 mai au Palais de la Nation. Mokia a considéré cette réunion de manque de respect et de la considération à l’endroit de la communauté internationale.
Quand Kabila déclare que la communauté internationale n’a pas droit de s’inviter aux questions qui relèvent de la souveraineté nationale de la RD-Congo, Mokia rigole et voit ici une erreur grave de la part du président de la République. D’entre de jeu, l’opposant qui s’est entretenu hier dimanche 01 juin avec une équipe de la rédaction de CongoNews a remonté l’histoire pour démontrer que Kabila est ce qu’il est aujourd’hui grâce à cette même communauté internationale. Mokia rappelle que la communauté internationale que rejette aujourd’hui Kabila l’a porté au pouvoir partant de la rébellion de l’AFDL en 1997, passant par sa prise de pouvoir après l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, sa consolidation après le dialogue inter-congolais…
La même communauté internationale l’a accompagné à la victoire au terme des élections générales frauduleuses de 2006. De même qu’aux dernières élections chaotiques du 28 novembre 2011, la communauté internationale a fermé les yeux pour le maintenir aux affaires de l’Etat. «Cette communauté internationale que Joseph Kabila méprise ce jour, ferme également les yeux sur les exactions contre le droit de l’homme et le détournement des deniers publics. C’est étonnant ce tacle de Kabila contre elle», rapporte Gabriel Mokia. Dire aujourd’hui que la communauté internationale n’a pas droit de regard sur la RD-Congo, Kabila ignore l’histoire. Il devrait mettre un peu d’eau dans son vin avant de faire de telles déclarations humiliantes à l’égard des diplomates. Quand les Etats-Unis apportent ses trente millions des dollars pour appuyer l’organisation des prochaines élections, c’est déjà une implication des puissances internationales dans les questions rd-congolaises. Que Kabila arrête de distraire l’opinion.
La communauté internationale quand elle constate que Joseph Kabila veut changer la constitution pour ses intérêts personnels, quoi de plus normal pour elle de lui barrer la route. «C’est un manque de tenue, quand Kabila laisse son ministre de la communication s’en prendre aux diplomates avec une telle légèreté», déplore Mokia. Avant d’encourager les ambassadeurs à poursuivre avec des concertations avec les opposants et d’autres acteurs des forces vives de la République. Mokia s’insurge cependant contre toutes les démarches de la majorité présidentielle visant le prolongement du mandat de Kabila à travers des nombreuses réunions et messes noires organisés ici et là.

Mokia a profité de l’occasion pour inviter l’opposition à l’unité pour l’alternance en 2016. Il également plaidé pour la libération du pasteur Kutino et du député Eugène Diomi Ndongala. Il a fustigé les expulsions des RD-congolais du Congobrazza et souhaite la rupture des relations diplomatiques avec ce pays voisin.

Gérard Lemba
Kinshasa, 2/06/2014 (Congo News, via mediacongo.net)

http://democratiechretienne.org/2014/06/06/gabriel-mokia-pour-limplication-de-la-communaute-internationale-dans-la-politique-congolaise-et-particulierement-dans-la-liberation-des-prisonniers-politiques-eugene-diomi-ndongala-et-ferdina/

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA / VIDEO

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA / VIDEO

par FreeDiomi le 3 juin 2014
CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DChttps://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=k9yju5bSvyc

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA

CONCERNE : SITUATION GENERAL DU PAYS ; PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016 ; LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC
DRAPEAU DC
SITUATION GENERAL DU PAYS
Depuis plusieurs mois et plus particulièrement depuis la tenue du Forum Politique dénommé « Concertations Nationales », la RDC vit dans une situation de léthargie politique caractérisée par l’inapplication des résolutions de ce Forum National qui, malgré son déficit de représentativité, avait tant bien que mal mis en exergue la nécessité de libérer le prisonniers politiques de la RDC avant tout autre démarche de décrispation de la politique nationale et de relance du processus de démocratisation, manifestement en panne au Congo-Kinshasa
Force est de constater que depuis octobre 2013, malgré l’engagement formel des plus hautes autorités du pays, seulement quelques timides applications de ces engagements ont été concrétisés. Cela est d’autant plus inquiétant vu la persistance de la répression politique et le non-respect des droits civils et politiques des congolais. Rien n’est fait pour l’ouverture des espaces médiatiques publiques à l’opposition. Le droit de manifester pacifiquement n’est pas encore reconnu, dans les faits, car toute manifestation publique promue par les partis d’opposition est systématiquement réprimée ; les leaders de l’opposition non armée demeurent in prison à cause de leurs opinions politiques : le cas le plus grave est celui du Député Eugène Diomi Ndongala, Président National de la Démocratie Chrétienne qui fait l’objet d’un harcèlement politico-judiciaire violent et de longue date
Sur le plan économique, la prétendue croissance économique mise en exergue par l’Exécutif en place afin de souligner sa « performance économique » est, en réalité, caractérisé par une stagnation interne particulièrement néfaste pour les congolais qui ne bénéficient pas de ces prétendues performances macro-économiques. Le vraie visage de l’Economie congolaise est celui d’un pays où la corruption est endémique et où l’exploitation des ressources naturelles n’est ressentie ni sur le plan de l’accroissement des recettes budgétaires de l’Etat, ni en termes de création d’emplois et encore moins en terme de PIB pro capita de la population congolaise.
Sur le plan sécuritaire, malgré la défaite du mouvement M23 grâce à la mobilisation internationale et la mise en place d’une Force d’Intervention Internationale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national n’est pas du tout un acquis, surtout à cause du retard dans les reformes essentielles toujours annoncées mais jamais mises effectivement en place concernant l’Armée, la Sécurité et l’Administration publique.

A ce propos, la Démocratie Chrétienne déplore particulièrement l’inexistence, à ce jour, en RDC de service d’Etat civil numérique et effectivement opérationnel, capable de répondre à la nécessité d’identification nationale des congolais. A ce jour, les citoyens congolais ne disposent pas de pièce d’identité (et cela depuis 1997) mais de simples cartes d’électeurs dont la fiabilité n’est pas prouvée et dont la validité est temporaire. Egalement, il devrait être possible de modifier la Loi électorale pour permettre aux Congolais résidants à l’étranger de voter dans les Représentation diplomatiques de la RDC.

LE PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016
La Démocratie Chrétienne s’est déjà prononcée publiquement sur les faiblesses étonnantes du calendrier électoral présenté par le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI en sigle, M. Apollinaire Malu-Malu, dont le principal défaut est celui de se concerter essentiellement avec la majorité en place de la RDC et de ne pas tenir en considération les propositions de l’opposition politique, cela donnant du crédit à ceux qui contestent son impartialité et indépendance.

Voici, en résumé, la position et les observations de la DC à ce sujet :

Il semble impossible, à ce stade, d’organiser des élections locales régulières fin 2015 et même 2016, à cause de l’inexistence effective, sur le plan légal, de ces entités administratives qui d’ailleurs ne sont pas encore en place, la décentralisation administrative les concernant n’ayant pas été concrétisée comme prévu par la Constitution actuellement en vigueur. De plus, l’on se demande quelle serait-elle la crédibilité d’élections locales qui ne seraient pas précède par un recensement de la population ou, au moins, la constitution d’un nouveau fichier électoral.
D’une manière générale, la feuille de route de la CENI déposée le 30/01/2014 à l’Assemblée Nationale démontre que :

  1. Le processus électoral 2013-2016 accuse un grand retard évalué, par des structures techniques de la société civile, à 6 mois. Cela aura des répercussions sur l’ensemble du calendrier électoral, risquant d’hypothéquer le respect du délai constitutionnel en ce qui concerne la finalisation du cycle électoral ;
  2. A notre avis, ce qu’il ressort des données techniques rendue publiques, c’est l’impossibilité d’organiser les élections nationales et provinciales dans les meilleures conditions et avant 2016 ;
  3. La feuille de route de la CENI propose une démarche qui risquerait de conduire le processus vers l’impasse ;
  4. Par rapport à l’hypothèse de la CENI de l’élection des députés provinciaux au suffrage indirect pose les problèmes suivants : les élus provinciaux serait déconnectés de leur base électorale ;les Elus ne serait plus tenus à un devoir d’ « accountability » envers les administrés ; la majorité des partis politiques ne pourrait pas participer à la gouvernance des provinces qui serait le reflet de l’actuelle majorité ; Violer les textes juridiques sur lesquels la CENI fonde cependant la légalité de sa feuille de route à savoir, la Constitution (article 197), la Loi Electorale.
  5. L’organisation des élections municipales, urbaines et locales en 2015 est techniquement impossible à cause du fait que les exigences que la CENI elle-même érige en préalables dans sa feuille de route en réalité sont loin d’être réalisées. Il s’agit notamment : de la mise à disposition des moyens financiers suffisants ; de la finalisation du processus de décentralisation; de l’Elaboration d’un cadre légal révisé relatif aux élections provinciales (selon son projet de feuille de route « A » qui implique une révision Constitutionnelle rejetée par la majorité des forces politiques et sociales), sénatoriales, du gouvernorat, législatives et présidentielle ; d’une cartographie opérationnelle des villes, communes, quartiers, chefferies, secteurs et groupements claire et précise des entités territoriales ;
  6. Du Recensement Administratif de la population qui logiquement devra anticiper les scrutins ;
  7. L’installation effective des Tribunaux de Paix sur l’ensemble du territoire national, car ceux-ci sont chargés du contentieux électoral local et ils ne sont pas encore en place sur l’ensemble du territoire national et ceux qui sont théoriquement en place, n’ont pas de juges…Une autre raison qui justifie l’impossibilité d’organiser ces élections locales avant 2016 est le fait qu’elles nécessitent la mise en place de circonscriptions électorales locales au nombre de 7.265. Voilà pourquoi l’organisation préalable des élections municipales – comme prévoit la CENI dans son dernier calendrier – en 2015 risquerait d’amener la RDC vers un vide juridique et le chaos, handicapant le reste du processus électoral dont l’élection Présidentielle est très sensible.

Cela étant, voici les propositions la Démocratie Chrétienne :

Au regard des incongruences qui caractérisent la feuille de route de la CENI, la DC propose :
L’organisation prioritaire des Elections provinciales, législatives et présidentielle couplée ou bien échelonnées en 2015-2016. Nous soutenons que les élections municipales, urbaines et locales doivent être renvoyées après 2016. De plus, la DC défend le maintien du suffrage universel direct pour l’élection des députés provinciaux conformément à l’esprit de l’article 197 de la Constitution actuelle qui ne doit pas être modifiée.

DIOMI PRISONNIER POLITIQUE
LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES
Le processus de démocratisation de la vie politique en RDC ne pourrait évoluer sans la libération des prisonniers politiques. A cet effet la Démocratie Chrétienne tient à souligner l’engagement pris par les plus hautes autorités de l’Etat, face à la communauté tant nationale qu’internationale, de rendre la liberté aux personnalités politiques nommément identifiées, d’ailleurs, dans une résolution rendue publique des Concertations Nationales. Malgré cela, rien n’a été fait pour donner application à cet engagement formel du régime Kabila et soutenu par consensus par tous les participants. Particulièrement scandaleux est le harcèlement politique violent dont est victime la Démocratie Chrétienne en générale et sonPrésident Nationalen particulier, l’Honorable Eugène Diomi Ndongala, dont nous réclamons la libération immédiate.

En effet, il serait illusoire de faire croire à une véritable relance du processus de démocratisation en RDC – comme demandé d’ailleurs par l’Accord Global d’Addis-Abeba – sans la libération des prisonniers politiques encore incarcérés au Congo Démocratique.

A cet effet, la Démocratie Chrétienne demande aux Envoyés Spéciaux pour la Région des Grands Lacs de déployer tous les moyens diplomatiques dont ils disposent afin d’obtenir des responsables de la RDC la libération des prisonniers politiques, particulièrement ceux nommément identifiés par les résolutions des Concertations Nationales.
Vérité et Justice pour le Congo,
Fait à Kinshasa, le 02/06/2014
Pour le Bureau Politique de la
Démocratie Chrétienne,
M.me Nkolobise Okambiki
S.G. ai
CACHE DChttp://democratiechretienne.org/2014/06/03/conference-de-presse-du-bureau-politique-de-la-democratie-chretienne-ce-02062014-a-kinshasa-video/

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA / VIDEO

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA / VIDEO

par FreeDiomi le 3 juin 2014
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CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA

CONCERNE : SITUATION GENERAL DU PAYS ; PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016 ; LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC
DRAPEAU DC
SITUATION GENERAL DU PAYS
Depuis plusieurs mois et plus particulièrement depuis la tenue du Forum Politique dénommé « Concertations Nationales », la RDC vit dans une situation de léthargie politique caractérisée par l’inapplication des résolutions de ce Forum National qui, malgré son déficit de représentativité, avait tant bien que mal mis en exergue la nécessité de libérer le prisonniers politiques de la RDC avant tout autre démarche de décrispation de la politique nationale et de relance du processus de démocratisation, manifestement en panne au Congo-Kinshasa
Force est de constater que depuis octobre 2013, malgré l’engagement formel des plus hautes autorités du pays, seulement quelques timides applications de ces engagements ont été concrétisés. Cela est d’autant plus inquiétant vu la persistance de la répression politique et le non-respect des droits civils et politiques des congolais. Rien n’est fait pour l’ouverture des espaces médiatiques publiques à l’opposition. Le droit de manifester pacifiquement n’est pas encore reconnu, dans les faits, car toute manifestation publique promue par les partis d’opposition est systématiquement réprimée ; les leaders de l’opposition non armée demeurent in prison à cause de leurs opinions politiques : le cas le plus grave est celui du Député Eugène Diomi Ndongala, Président National de la Démocratie Chrétienne qui fait l’objet d’un harcèlement politico-judiciaire violent et de longue date
Sur le plan économique, la prétendue croissance économique mise en exergue par l’Exécutif en place afin de souligner sa « performance économique » est, en réalité, caractérisé par une stagnation interne particulièrement néfaste pour les congolais qui ne bénéficient pas de ces prétendues performances macro-économiques. Le vraie visage de l’Economie congolaise est celui d’un pays où la corruption est endémique et où l’exploitation des ressources naturelles n’est ressentie ni sur le plan de l’accroissement des recettes budgétaires de l’Etat, ni en termes de création d’emplois et encore moins en terme de PIB pro capita de la population congolaise.
Sur le plan sécuritaire, malgré la défaite du mouvement M23 grâce à la mobilisation internationale et la mise en place d’une Force d’Intervention Internationale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national n’est pas du tout un acquis, surtout à cause du retard dans les reformes essentielles toujours annoncées mais jamais mises effectivement en place concernant l’Armée, la Sécurité et l’Administration publique.

A ce propos, la Démocratie Chrétienne déplore particulièrement l’inexistence, à ce jour, en RDC de service d’Etat civil numérique et effectivement opérationnel, capable de répondre à la nécessité d’identification nationale des congolais. A ce jour, les citoyens congolais ne disposent pas de pièce d’identité (et cela depuis 1997) mais de simples cartes d’électeurs dont la fiabilité n’est pas prouvée et dont la validité est temporaire. Egalement, il devrait être possible de modifier la Loi électorale pour permettre aux Congolais résidants à l’étranger de voter dans les Représentation diplomatiques de la RDC.

LE PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016
La Démocratie Chrétienne s’est déjà prononcée publiquement sur les faiblesses étonnantes du calendrier électoral présenté par le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI en sigle, M. Apollinaire Malu-Malu, dont le principal défaut est celui de se concerter essentiellement avec la majorité en place de la RDC et de ne pas tenir en considération les propositions de l’opposition politique, cela donnant du crédit à ceux qui contestent son impartialité et indépendance.

Voici, en résumé, la position et les observations de la DC à ce sujet :

Il semble impossible, à ce stade, d’organiser des élections locales régulières fin 2015 et même 2016, à cause de l’inexistence effective, sur le plan légal, de ces entités administratives qui d’ailleurs ne sont pas encore en place, la décentralisation administrative les concernant n’ayant pas été concrétisée comme prévu par la Constitution actuellement en vigueur. De plus, l’on se demande quelle serait-elle la crédibilité d’élections locales qui ne seraient pas précède par un recensement de la population ou, au moins, la constitution d’un nouveau fichier électoral.
D’une manière générale, la feuille de route de la CENI déposée le 30/01/2014 à l’Assemblée Nationale démontre que :

  1. Le processus électoral 2013-2016 accuse un grand retard évalué, par des structures techniques de la société civile, à 6 mois. Cela aura des répercussions sur l’ensemble du calendrier électoral, risquant d’hypothéquer le respect du délai constitutionnel en ce qui concerne la finalisation du cycle électoral ;
  2. A notre avis, ce qu’il ressort des données techniques rendue publiques, c’est l’impossibilité d’organiser les élections nationales et provinciales dans les meilleures conditions et avant 2016 ;
  3. La feuille de route de la CENI propose une démarche qui risquerait de conduire le processus vers l’impasse ;
  4. Par rapport à l’hypothèse de la CENI de l’élection des députés provinciaux au suffrage indirect pose les problèmes suivants : les élus provinciaux serait déconnectés de leur base électorale ;les Elus ne serait plus tenus à un devoir d’ « accountability » envers les administrés ; la majorité des partis politiques ne pourrait pas participer à la gouvernance des provinces qui serait le reflet de l’actuelle majorité ; Violer les textes juridiques sur lesquels la CENI fonde cependant la légalité de sa feuille de route à savoir, la Constitution (article 197), la Loi Electorale.
  5. L’organisation des élections municipales, urbaines et locales en 2015 est techniquement impossible à cause du fait que les exigences que la CENI elle-même érige en préalables dans sa feuille de route en réalité sont loin d’être réalisées. Il s’agit notamment : de la mise à disposition des moyens financiers suffisants ; de la finalisation du processus de décentralisation; de l’Elaboration d’un cadre légal révisé relatif aux élections provinciales (selon son projet de feuille de route « A » qui implique une révision Constitutionnelle rejetée par la majorité des forces politiques et sociales), sénatoriales, du gouvernorat, législatives et présidentielle ; d’une cartographie opérationnelle des villes, communes, quartiers, chefferies, secteurs et groupements claire et précise des entités territoriales ;
  6. Du Recensement Administratif de la population qui logiquement devra anticiper les scrutins ;
  7. L’installation effective des Tribunaux de Paix sur l’ensemble du territoire national, car ceux-ci sont chargés du contentieux électoral local et ils ne sont pas encore en place sur l’ensemble du territoire national et ceux qui sont théoriquement en place, n’ont pas de juges…Une autre raison qui justifie l’impossibilité d’organiser ces élections locales avant 2016 est le fait qu’elles nécessitent la mise en place de circonscriptions électorales locales au nombre de 7.265. Voilà pourquoi l’organisation préalable des élections municipales – comme prévoit la CENI dans son dernier calendrier – en 2015 risquerait d’amener la RDC vers un vide juridique et le chaos, handicapant le reste du processus électoral dont l’élection Présidentielle est très sensible.

Cela étant, voici les propositions la Démocratie Chrétienne :

Au regard des incongruences qui caractérisent la feuille de route de la CENI, la DC propose :
L’organisation prioritaire des Elections provinciales, législatives et présidentielle couplée ou bien échelonnées en 2015-2016. Nous soutenons que les élections municipales, urbaines et locales doivent être renvoyées après 2016. De plus, la DC défend le maintien du suffrage universel direct pour l’élection des députés provinciaux conformément à l’esprit de l’article 197 de la Constitution actuelle qui ne doit pas être modifiée.

DIOMI PRISONNIER POLITIQUE
LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES
Le processus de démocratisation de la vie politique en RDC ne pourrait évoluer sans la libération des prisonniers politiques. A cet effet la Démocratie Chrétienne tient à souligner l’engagement pris par les plus hautes autorités de l’Etat, face à la communauté tant nationale qu’internationale, de rendre la liberté aux personnalités politiques nommément identifiées, d’ailleurs, dans une résolution rendue publique des Concertations Nationales. Malgré cela, rien n’a été fait pour donner application à cet engagement formel du régime Kabila et soutenu par consensus par tous les participants. Particulièrement scandaleux est le harcèlement politique violent dont est victime la Démocratie Chrétienne en générale et sonPrésident Nationalen particulier, l’Honorable Eugène Diomi Ndongala, dont nous réclamons la libération immédiate.

En effet, il serait illusoire de faire croire à une véritable relance du processus de démocratisation en RDC – comme demandé d’ailleurs par l’Accord Global d’Addis-Abeba – sans la libération des prisonniers politiques encore incarcérés au Congo Démocratique.

A cet effet, la Démocratie Chrétienne demande aux Envoyés Spéciaux pour la Région des Grands Lacs de déployer tous les moyens diplomatiques dont ils disposent afin d’obtenir des responsables de la RDC la libération des prisonniers politiques, particulièrement ceux nommément identifiés par les résolutions des Concertations Nationales.
Vérité et Justice pour le Congo,
Fait à Kinshasa, le 02/06/2014
Pour le Bureau Politique de la
Démocratie Chrétienne,
M.me Nkolobise Okambiki
S.G. ai
CACHE DChttp://democratiechretienne.org/2014/06/03/conference-de-presse-du-bureau-politique-de-la-democratie-chretienne-ce-02062014-a-kinshasa-video/

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA / VIDEO

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA / VIDEO

par FreeDiomi le 3 juin 2014
CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DChttps://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=k9yju5bSvyc

CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CE 02/06/2014 A KINSHASA

CONCERNE : SITUATION GENERAL DU PAYS ; PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016 ; LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC
DRAPEAU DC
SITUATION GENERAL DU PAYS
Depuis plusieurs mois et plus particulièrement depuis la tenue du Forum Politique dénommé « Concertations Nationales », la RDC vit dans une situation de léthargie politique caractérisée par l’inapplication des résolutions de ce Forum National qui, malgré son déficit de représentativité, avait tant bien que mal mis en exergue la nécessité de libérer le prisonniers politiques de la RDC avant tout autre démarche de décrispation de la politique nationale et de relance du processus de démocratisation, manifestement en panne au Congo-Kinshasa
Force est de constater que depuis octobre 2013, malgré l’engagement formel des plus hautes autorités du pays, seulement quelques timides applications de ces engagements ont été concrétisés. Cela est d’autant plus inquiétant vu la persistance de la répression politique et le non-respect des droits civils et politiques des congolais. Rien n’est fait pour l’ouverture des espaces médiatiques publiques à l’opposition. Le droit de manifester pacifiquement n’est pas encore reconnu, dans les faits, car toute manifestation publique promue par les partis d’opposition est systématiquement réprimée ; les leaders de l’opposition non armée demeurent in prison à cause de leurs opinions politiques : le cas le plus grave est celui du Député Eugène Diomi Ndongala, Président National de la Démocratie Chrétienne qui fait l’objet d’un harcèlement politico-judiciaire violent et de longue date
Sur le plan économique, la prétendue croissance économique mise en exergue par l’Exécutif en place afin de souligner sa « performance économique » est, en réalité, caractérisé par une stagnation interne particulièrement néfaste pour les congolais qui ne bénéficient pas de ces prétendues performances macro-économiques. Le vraie visage de l’Economie congolaise est celui d’un pays où la corruption est endémique et où l’exploitation des ressources naturelles n’est ressentie ni sur le plan de l’accroissement des recettes budgétaires de l’Etat, ni en termes de création d’emplois et encore moins en terme de PIB pro capita de la population congolaise.
Sur le plan sécuritaire, malgré la défaite du mouvement M23 grâce à la mobilisation internationale et la mise en place d’une Force d’Intervention Internationale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national n’est pas du tout un acquis, surtout à cause du retard dans les reformes essentielles toujours annoncées mais jamais mises effectivement en place concernant l’Armée, la Sécurité et l’Administration publique.

A ce propos, la Démocratie Chrétienne déplore particulièrement l’inexistence, à ce jour, en RDC de service d’Etat civil numérique et effectivement opérationnel, capable de répondre à la nécessité d’identification nationale des congolais. A ce jour, les citoyens congolais ne disposent pas de pièce d’identité (et cela depuis 1997) mais de simples cartes d’électeurs dont la fiabilité n’est pas prouvée et dont la validité est temporaire. Egalement, il devrait être possible de modifier la Loi électorale pour permettre aux Congolais résidants à l’étranger de voter dans les Représentation diplomatiques de la RDC.

LE PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016
La Démocratie Chrétienne s’est déjà prononcée publiquement sur les faiblesses étonnantes du calendrier électoral présenté par le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI en sigle, M. Apollinaire Malu-Malu, dont le principal défaut est celui de se concerter essentiellement avec la majorité en place de la RDC et de ne pas tenir en considération les propositions de l’opposition politique, cela donnant du crédit à ceux qui contestent son impartialité et indépendance.

Voici, en résumé, la position et les observations de la DC à ce sujet :

Il semble impossible, à ce stade, d’organiser des élections locales régulières fin 2015 et même 2016, à cause de l’inexistence effective, sur le plan légal, de ces entités administratives qui d’ailleurs ne sont pas encore en place, la décentralisation administrative les concernant n’ayant pas été concrétisée comme prévu par la Constitution actuellement en vigueur. De plus, l’on se demande quelle serait-elle la crédibilité d’élections locales qui ne seraient pas précède par un recensement de la population ou, au moins, la constitution d’un nouveau fichier électoral.
D’une manière générale, la feuille de route de la CENI déposée le 30/01/2014 à l’Assemblée Nationale démontre que :

  1. Le processus électoral 2013-2016 accuse un grand retard évalué, par des structures techniques de la société civile, à 6 mois. Cela aura des répercussions sur l’ensemble du calendrier électoral, risquant d’hypothéquer le respect du délai constitutionnel en ce qui concerne la finalisation du cycle électoral ;
  2. A notre avis, ce qu’il ressort des données techniques rendue publiques, c’est l’impossibilité d’organiser les élections nationales et provinciales dans les meilleures conditions et avant 2016 ;
  3. La feuille de route de la CENI propose une démarche qui risquerait de conduire le processus vers l’impasse ;
  4. Par rapport à l’hypothèse de la CENI de l’élection des députés provinciaux au suffrage indirect pose les problèmes suivants : les élus provinciaux serait déconnectés de leur base électorale ;les Elus ne serait plus tenus à un devoir d’ « accountability » envers les administrés ; la majorité des partis politiques ne pourrait pas participer à la gouvernance des provinces qui serait le reflet de l’actuelle majorité ; Violer les textes juridiques sur lesquels la CENI fonde cependant la légalité de sa feuille de route à savoir, la Constitution (article 197), la Loi Electorale.
  5. L’organisation des élections municipales, urbaines et locales en 2015 est techniquement impossible à cause du fait que les exigences que la CENI elle-même érige en préalables dans sa feuille de route en réalité sont loin d’être réalisées. Il s’agit notamment : de la mise à disposition des moyens financiers suffisants ; de la finalisation du processus de décentralisation; de l’Elaboration d’un cadre légal révisé relatif aux élections provinciales (selon son projet de feuille de route « A » qui implique une révision Constitutionnelle rejetée par la majorité des forces politiques et sociales), sénatoriales, du gouvernorat, législatives et présidentielle ; d’une cartographie opérationnelle des villes, communes, quartiers, chefferies, secteurs et groupements claire et précise des entités territoriales ;
  6. Du Recensement Administratif de la population qui logiquement devra anticiper les scrutins ;
  7. L’installation effective des Tribunaux de Paix sur l’ensemble du territoire national, car ceux-ci sont chargés du contentieux électoral local et ils ne sont pas encore en place sur l’ensemble du territoire national et ceux qui sont théoriquement en place, n’ont pas de juges…Une autre raison qui justifie l’impossibilité d’organiser ces élections locales avant 2016 est le fait qu’elles nécessitent la mise en place de circonscriptions électorales locales au nombre de 7.265. Voilà pourquoi l’organisation préalable des élections municipales – comme prévoit la CENI dans son dernier calendrier – en 2015 risquerait d’amener la RDC vers un vide juridique et le chaos, handicapant le reste du processus électoral dont l’élection Présidentielle est très sensible.

Cela étant, voici les propositions la Démocratie Chrétienne :

Au regard des incongruences qui caractérisent la feuille de route de la CENI, la DC propose :
L’organisation prioritaire des Elections provinciales, législatives et présidentielle couplée ou bien échelonnées en 2015-2016. Nous soutenons que les élections municipales, urbaines et locales doivent être renvoyées après 2016. De plus, la DC défend le maintien du suffrage universel direct pour l’élection des députés provinciaux conformément à l’esprit de l’article 197 de la Constitution actuelle qui ne doit pas être modifiée.

DIOMI PRISONNIER POLITIQUE
LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES
Le processus de démocratisation de la vie politique en RDC ne pourrait évoluer sans la libération des prisonniers politiques. A cet effet la Démocratie Chrétienne tient à souligner l’engagement pris par les plus hautes autorités de l’Etat, face à la communauté tant nationale qu’internationale, de rendre la liberté aux personnalités politiques nommément identifiées, d’ailleurs, dans une résolution rendue publique des Concertations Nationales. Malgré cela, rien n’a été fait pour donner application à cet engagement formel du régime Kabila et soutenu par consensus par tous les participants. Particulièrement scandaleux est le harcèlement politique violent dont est victime la Démocratie Chrétienne en générale et sonPrésident Nationalen particulier, l’Honorable Eugène Diomi Ndongala, dont nous réclamons la libération immédiate.

En effet, il serait illusoire de faire croire à une véritable relance du processus de démocratisation en RDC – comme demandé d’ailleurs par l’Accord Global d’Addis-Abeba – sans la libération des prisonniers politiques encore incarcérés au Congo Démocratique.

A cet effet, la Démocratie Chrétienne demande aux Envoyés Spéciaux pour la Région des Grands Lacs de déployer tous les moyens diplomatiques dont ils disposent afin d’obtenir des responsables de la RDC la libération des prisonniers politiques, particulièrement ceux nommément identifiés par les résolutions des Concertations Nationales.
Vérité et Justice pour le Congo,
Fait à Kinshasa, le 02/06/2014
Pour le Bureau Politique de la
Démocratie Chrétienne,
M.me Nkolobise Okambiki
S.G. ai
CACHE DChttp://democratiechretienne.org/2014/06/03/conference-de-presse-du-bureau-politique-de-la-democratie-chretienne-ce-02062014-a-kinshasa-video/

MEMORANDUM DE LA D.C. A L’INTENTION DES ENVOYES SPECIAUX POUR LA REGION DES GRANDS LACS

MEMORANDUM DE LA D.C. A L’INTENTION DES ENVOYES SPECIAUX POUR LA REGION DES GRANDS LACS

par FreeDiomi le 3 juin 2014
MEMO DC 020614

MEMORANDUM DE LA D.C. A L’INTENTION DES ENVOYES SPECIAUX POUR LA REGION DES GRANDS LACS

CONCERNE : SITUATION GENERAL DU PAYS ; PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016 ; LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA RDC
SITUATION GENERAL DU PAYS
Depuis plusieurs mois et plus particulièrement depuis la tenue du Forum Politique dénommé « Concertations Nationales », la RDC vit dans une situation de léthargie politique caractérisée par l’inapplication des résolutions de ce Forum National qui, malgré son déficit de représentativité, avait tant bien que mal mis en exergue la nécessité de libérer le prisonniers politiques de la RDC avant tout autre démarche de décrispation de la politique nationale et de relance du processus de démocratisation, manifestement en panne au Congo-Kinshasa
Force est de constater que depuis octobre 2013, malgré l’engagement formel des plus hautes autorités du pays, seulement quelques timides applications de ces engagements ont été concrétisés. Cela est d’autant plus inquiétant vu la persistance de la répression politique et le non-respect des droits civils et politiques des congolais. Rien n’est fait pour l’ouverture des espaces médiatiques publiques à l’opposition. Le droit de manifester pacifiquement n’est pas encore reconnu, dans les faits, car toute manifestation publique promue par les partis d’opposition est systématiquement réprimée ; les leaders de l’opposition non armée demeurent in prison à cause de leurs opinions politiques : le cas le plus grave est celui du Député Eugène Diomi Ndongala, Président National de la Démocratie Chrétienne qui fait l’objet d’un harcèlement politico-judiciaire violent et de longue date
Sur le plan économique, la prétendue croissance économique mise en exergue par l’Exécutif en place afin de souligner sa « performance économique » est, en réalité, caractérisé par une stagnation interne particulièrement néfaste pour les congolais qui ne bénéficient pas de ces prétendues performances macro-économiques. Le vraie visage de l’Economie congolaise est celui d’un pays où la corruption est endémique et où l’exploitation des ressources naturelles n’est ressentie ni sur le plan de l’accroissement des recettes budgétaires de l’Etat, ni en termes de création d’emplois et encore moins en terme de PIB pro capita de la population congolaise.
Sur le plan sécuritaire, malgré la défaite du mouvement M23 grâce à la mobilisation internationale et la mise en place d’une Force d’Intervention Internationale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national n’est pas du tout un acquis, surtout à cause du retard dans les reformes essentielles toujours annoncées mais jamais mises effectivement en place concernant l’Armée, la Sécurité et l’Administration publique.

A ce propos, la Démocratie Chrétienne déplore particulièrement l’inexistence, à ce jour, en RDC de service d’Etat civil numérique et effectivement opérationnel, capable de répondre à la nécessité d’identification nationale des congolais. A ce jour, les citoyens congolais ne disposent pas de pièce d’identité (et cela depuis 1997) mais de simples cartes d’électeurs dont la fiabilité n’est pas prouvée et dont la validité est temporaire. Egalement, il devrait être possible de modifier la Loi électorale pour permettre aux Congolais résidants à l’étranger de voter dans les Représentation diplomatiques de la RDC.

LE PROCESSUS ELECTORAL 2013/2016
La Démocratie Chrétienne s’est déjà prononcée publiquement sur les faiblesses étonnantes du calendrier électoral présenté par le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI en sigle, M. Apollinaire Malu-Malu, dont le principal défaut est celui de se concerter essentiellement avec la majorité en place de la RDC et de ne pas tenir en considération les propositions de l’opposition politique, cela donnant du crédit à ceux qui contestent son impartialité et indépendance.

Voici, en résumé, la position et les observations de la DC à ce sujet :

Il semble impossible, à ce stade, d’organiser des élections locales régulières fin 2015 et même 2016, à cause de l’inexistence effective, sur le plan légal, de ces entités administratives qui d’ailleurs ne sont pas encore en place, la décentralisation administrative les concernant n’ayant pas été concrétisée comme prévu par la Constitution actuellement en vigueur. De plus, l’on se demande quelle serait-elle la crédibilité d’élections locales qui ne seraient pas précède par un recensement de la population ou, au moins, la constitution d’un nouveau fichier électoral.
D’une manière générale, la feuille de route de la CENI déposée le 30/01/2014 à l’Assemblée Nationale démontre que :

  1. Le processus électoral 2013-2016 accuse un grand retard évalué, par des structures techniques de la société civile, à 6 mois. Cela aura des répercussions sur l’ensemble du calendrier électoral, risquant d’hypothéquer le respect du délai constitutionnel en ce qui concerne la finalisation du cycle électoral ;
  2. A notre avis, ce qu’il ressort des données techniques rendue publiques, c’est l’impossibilité d’organiser les élections nationales et provinciales dans les meilleures conditions et avant 2016 ;
  3. La feuille de route de la CENI propose une démarche qui risquerait de conduire le processus vers l’impasse ;
  4. Par rapport à l’hypothèse de la CENI de l’élection des députés provinciaux au suffrage indirect pose les problèmes suivants : les élus provinciaux serait déconnectés de leur base électorale ;les Elus ne serait plus tenus à un devoir d’ « accountability » envers les administrés ; la majorité des partis politiques ne pourrait pas participer à la gouvernance des provinces qui serait le reflet de l’actuelle majorité ; Violer les textes juridiques sur lesquels la CENI fonde cependant la légalité de sa feuille de route à savoir, la Constitution (article 197), la Loi Electorale.
  5. L’organisation des élections municipales, urbaines et locales en 2015 est techniquement impossible à cause du fait que les exigences que la CENI elle-même érige en préalables dans sa feuille de route en réalité sont loin d’être réalisées. Il s’agit notamment : de la mise à disposition des moyens financiers suffisants ; de la finalisation du processus de décentralisation; de l’Elaboration d’un cadre légal révisé relatif aux élections provinciales (selon son projet de feuille de route « A » qui implique une révision Constitutionnelle rejetée par la majorité des forces politiques et sociales), sénatoriales, du gouvernorat, législatives et présidentielle ; d’une cartographie opérationnelle des villes, communes, quartiers, chefferies, secteurs et groupements claire et précise des entités territoriales ;
  6. Du Recensement Administratif de la population qui logiquement devra anticiper les scrutins ;
  7. L’installation effective des Tribunaux de Paix sur l’ensemble du territoire national, car ceux-ci sont chargés du contentieux électoral local et ils ne sont pas encore en place sur l’ensemble du territoire national et ceux qui sont théoriquement en place, n’ont pas de juges…Une autre raison qui justifie l’impossibilité d’organiser ces élections locales avant 2016 est le fait qu’elles nécessitent la mise en place de circonscriptions électorales locales au nombre de 7.265. Voilà pourquoi l’organisation préalable des élections municipales – comme prévoit la CENI dans son dernier calendrier – en 2015 risquerait d’amener la RDC vers un vide juridique et le chaos, handicapant le reste du processus électoral dont l’élection Présidentielle est très sensible.

Cela étant, voici les propositions la Démocratie Chrétienne :

Au regard des incongruences qui caractérisent la feuille de route de la CENI, la DC propose :
L’organisation prioritaire des Elections provinciales, législatives et présidentielle couplée ou bien échelonnées en 2015-2016. Nous soutenons que les élections municipales, urbaines et locales doivent être renvoyées après 2016. De plus, la DC défend le maintien du suffrage universel direct pour l’élection des députés provinciaux conformément à l’esprit de l’article 197 de la Constitution actuelle qui ne doit pas être modifiée.

LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES
Le processus de démocratisation de la vie politique en RDC ne pourrait évoluer sans la libération des prisonniers politiques. A cet effet la Démocratie Chrétienne tient à souligner l’engagement pris par les plus hautes autorités de l’Etat, face à la communauté tant nationale qu’internationale, de rendre la liberté aux personnalités politiques nommément identifiées, d’ailleurs, dans une résolution rendue publique des Concertations Nationales. Malgré cela, rien n’a été fait pour donner application à cet engagement formel du régime Kabila et soutenu par consensus par tous les participants. Particulièrement scandaleux est le harcèlement politique violent dont est victime la Démocratie Chrétienne en générale et sonPrésident Nationalen particulier, l’Honorable Eugène Diomi Ndongala, dont nous réclamons la libération immédiate.

En effet, il serait illusoire de faire croire à une véritable relance du processus de démocratisation en RDC – comme demandé d’ailleurs par l’Accord Global d’Addis-Abeba – sans la libération des prisonniers politiques encore incarcérés au Congo Démocratique.

A cet effet, la Démocratie Chrétienne demande aux Envoyés Spéciaux pour la Région des Grands Lacs de déployer tous les moyens diplomatiques dont ils disposent afin d’obtenir des responsables de la RDC la libération des prisonniers politiques, particulièrement ceux nommément identifiés par les résolutions des Concertations Nationales.
Vérité et Justice pour le Congo,
Fait à Kinshasa, le 02/06/2014
Pour le Bureau Politique de la
Démocratie Chrétienne,
M.me Nkolobise Okambiki
S.G. ai
CACHE DC

http://democratiechretienne.org/2014/06/03/memorandum-de-la-d-c-a-lintention-des-envoyes-speciaux-pour-la-region-des-grands-lacs/

La DC dénonce les lacunes du calendrier publié par Malumalu /TEMPETE DES TROPIQUES

La DC dénonce les lacunes du calendrier publié par Malumalu /TEMPETE DES TROPIQUES
par FreeDiomi le 29 mai 2014
titre tempete28514 001tempete29514 001
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La DC dénonce les lacunes du calendrier publié par Malumalu

Diomi-Ndongala

Elections urbaines, municipales et locales

Dans un communiqué diffusé hier mercredi 28 mai 2014, la Démocratie Chrétienne (DC), parti cher au prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala, exprime son inquiétude à la suite de la publication d’un « calendrier lacuneux » des élections urbaines, municipales et locales, de la part du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), abbé Apollinaire Mulohongu Malumalu.
En effet, poursuit ce communiqué de la DC, l’échéancier électoral annoncé par le prélat présente des lacunes et des incohérences injustifiables par rapport à l’ensemble du processus électoral que tous les Congolais épris de paix et de justice souhaitent démocratique, libre et transparent.
A cela, insiste la DC, s’ajoute la présence « contestée » à la tête de la CENI de Malumalu, à cause de son « manque d’indépendance » par rapport à la « majorité artificielle » actuellement en place en RDC. « Voilà que le décor semble être planté pour un processus électoral, encore une fois, miné à la source », craint cette formation politique de l’Opposition.
Dans cette optique, la Démocratie Chrétienne tient à dénoncer les anomalies les plus macroscopiques du calendrier électoral qui vient d’être annoncé et qui curieusement se limite aux seuls scrutins locaux. Par exemple, note-t-il, ce calendrier ne donne aucune précision par rapport à l’identification des électeurs de différentes circonscriptions électorales.
En plus, relève-t-il, la CENI annonce, sans aucune date, la ténue d’un recensement de la population qui devra se tenir avant la les élections provinciales, législatives et présidentielles, dont le calendrier est encore indéterminé à ce jour. Ce qui est surprenant, martèle la DC, rien n’est dit par rapport à l’identification des électeurs pour les élections locales qui devraient avoir lieu en 2015.
En conséquence, constate ce parti, ces scrutins locaux devront se tenir sur la base du fichier électoral de dernières élections de décembre 2011. Pourtant, ce fichier manque de fiabilité, d’opacité, et revêt un caractère obsolète, quatre ans après les dernières élections.
A en croire cette formation politique de l’Opposition dont le leader est injustement incarcéré à Makala, Malumalu ne se limite pas à prévoir le recensement des électeurs seulement « après » les élections locales, mais il pousse son approximation jusqu’à ne donner aucune indication, ni de date, ni de budget, par rapport à la mise à jour du fichier électoral accompagné de la distribution qui s’avère nécessaire, après identification des électeurs, de nouvelles cartes d’électeurs.
Outre ces lacunes, la DC constate également que les mesures d’application de la décentralisation locale prévue par la Constitution ne sont pas encore adoptées à ce jour, au point que « nous vivons le paradoxe de prendre connaissance d’un calendrier électoral concernant des entités administratives dites locales qui ne sont pas encore effectivement en place conformément à la Constituions actuellement en vigueur en République Démocratique du Congo ».
A cela s’ajoute le constat que le Parlement n’a pas encore adopté la loi sur la répartition des sièges dans les nouvelles entités administratives, très probablement car celles-ci ne sont pas encore déterminées par l’exécutif sur la base d’un acte de mise en application de la loi sur la décentralisation administrative.
Toutes ces imperfections réunies, la DC doute de la volonté politique de la « majorité » au pouvoir de lancer effectivement un processus électoral crédible en RDC.
En plus, plutôt que coupler les élections locales et provinciales, la proposition de la CENI de faire élire les députés provinciaux à scrutin indirect n’est pas en faveur de la démocratie. Aussi, il sied de se demander la nature des institutions judiciaires qui prendront en charge le contentieux électoral local, vu la rareté des tribunaux de paix fonctionnant en RDC.
Ainsi, de ce qui précède, la DC demande que le recensement des électeurs précède toute échéance électorale, soit-elle locale ou nationale, et que le fichier électoral qui sera établi sur base du recensement de la population afin de déterminer le nombre d’élus dans chaque circonscription électorale ainsi que l’identification de ceux qui sont en âge de voter, fasse l’objet de publication, tout en étant transparent et consultable tant par la « majorité » que par l’Opposition. Pour la DC, le recensement est une solution palliative par rapport à la nécessité, pour le RDC, d’avoir un fichier d’état civil numérique ainsi que des cartes d’identité pour l’identification des citoyens.
De même, les élections locales, provinciales, législatives et présidentielles doivent être couplées afin de réduire le coût du processus, surtout pour respecter le délai constitutionnel en ce qui concerne la durée du mandat des animateurs des institutions.
Au Parlement, il lui est demandé d’adopter les lois concernant la répartition des sièges dans les circonscriptions locales, juridiquement indéterminées à ce jour.
Quant aux tribunaux de paix, ils doivent être opérationnels sur l’ensemble du territoire national afin d’administrer la justice mais aussi de répondre à leur obligation de dire le droit en tant que tribunaux locaux du processus électoral, conformément à la loi électorale.
Par Stone
http://latempete.info/la-dc-denonce-les-lacunes-du-calendrier-publie-par-malumalu/
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LIRE AUSSI:
LA DEMOCRATIE CHRETIENNE DENONCE LES LACUNES DU CALENDRIER ELECTORAL ANNONCE LE 26/05/2014 PAR LE PRESIDENT DE LA COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE /Communiqué DC du 28/05/2014
http://democratiechretienne.org/2014/05/28/la-democratie-chretienne-denonce-les-lacunes-du-calendrier-electoral-annonce-le-26052014-par-le-president-de-la-commission-electorale-independante-communique-dc-du-28052014/

http://wp.me/p18AQh-2fw

LA DEMOCRATIE CHRETIENNE DENONCE LES LACUNES DU CALENDRIER ELECTORAL ANNONCE LE 26/05/2014 PAR LE PRESIDENT DE LA COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE /Communiqué DC du 28/05/2014

LA DEMOCRATIE CHRETIENNE DENONCE LES LACUNES DU CALENDRIER ELECTORAL ANNONCE LE 26/05/2014 PAR LE PRESIDENT DE LA COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE /Communiqué DC du 28/05/2014
par FreeDiomi le 28 mai 2014

Capture280514
La Démocratie Chrétienne, D.C. en sigle, tient à exprimer son inquiétude à la suite de la publication d’un calendrier lacuneux des élections locales de la part du Président de la CENI, M. Apollinaire Malu-Malu, par la décision n°012/CENI/AP/14 du 26 mai 2014 portant publication du calendrier des élections "urbaines, municipales et locales ".
En effet, l’échéancier électoral annoncé par le prélat présente des lacunes et des incohérences injustifiables par rapport à l’ensemble du processus électoral que tous les congolais épris de paix et de justice souhaitent démocratique, libre et transparent.
Si à cela nous ajoutons la présence contestée à la tête de la Commission Electorale Nationale et Indépendant de M. Apollianire Malu Malu, à cause de son manque d’indépendance par rapport à la « majorité artificielle » actuellement en place en RDC, voilà que le décor semble être planté pour un processus électoral, encore une fois, miné à la source.
Dans cette optique, la Démocratie Chrétienne tient à dénoncer les anomalies les plus macroscopiques du calendrier électoral qui vient d’être annoncé et qui curieusement se limite aux seuls scrutins locaux:

1. Le calendrier électoral rendu public ces derniers jours par M. Malu-Malu ne donne aucune précision par rapport à l’identification des électeurs des différentes circonscriptions électorales. Curieusement, le très contesté Président de la CENI annonce, sans aucune date, la ténue d’un recensement de la population qui devra se tenir avant la tenue des élections provinciales, législatives et Présidentielles, dont le calendrier est encore indéterminé à ce jour ; ce qui est surprenant est que rien n’est dit par rapport à l’identification des électeurs pour les élections locales qui devraient avoir lieu en 2015. Voilà pourquoi, la seule déduction logique à en tirer de cette omission macroscopique c’est que ces scrutins locaux devront se tenir sur la base du fichier électoral des dernières élections de Décembre 2011. Ce fichier est connu par tous pour son manque de fiabilité, son opacité totale ainsi que son caractère obsolète, quatre ans après les dernières élections.
La décision n°012/CENI/AP/14 du 26 mai 2014 portant publication du calendrier des élections "urbaines, municipales et locales " annonce tout simplement un sibylline "Audit Externe" (?) du Fichier Electoral, sans aucune précision.
M. le Président de la CENI ne se limite pas à prévoir le Recensement des électeurs seulement « après » les élections locales mais il pousse son approximation jusqu’à ne donner aucune indication – ni de date ni de budget – par rapport à la mise à jour du fichier électoral accompagné de la distribution qui s’avère nécessaire, après identification des électeurs, des nouvelles cartes électorales.

Face à cette lacune de communication, nous en déduisons que le Président de la CENI compte tenir les élections locales sans identifier les électeurs, en se basant sur un fichier électoral remontant à 2011 et qui est jugé complètement vicieux, frauduleux, non actualisé et qui jetterai les fondations d’un processus électorale dépourvu de crédibilité, ce qui n’est ni envisageable, ni acceptable de la part des électeurs congolais.

2. Les mesures d’application de la décentralisation locale prévue par la Constitution ne sont pas encore adoptées à ce jour au point que nous vivons le paradoxe de prendre connaissance d’un calendrier électoral concernant des entités administratives dites « locales » qui ne sont pas encore effectivement en place conformément à la Constituions actuellement en vigueur en République Démocratique du Congo. A cela s’ajoute le constat que le Parlement n’a pas encore adopté la loi sur la répartition des sièges dans les nouvelles entités administratives, très probablement car celles-ci ne sont pas encore déterminées par l’Exécutif sur la base d’un Acte de mise en application de la loi sur la décentralisation administrative.
C’est sur la base de ce constat amère de carence de ce Calendrier Electoral des Elections Locales que la Démocratie Chrétienne doute de la volonté politique de la « majorité » au pouvoir de lancer effectivement un processus électoral crédible en RDC.

3. Plutôt que coupler les élections locales et provinciales, la proposition de la Commission Electorale dite Indépendante a proposé de faire élire les députés provinciaux à scrutin indirect. Cette proposition ne fait qu’ajouter encore plus de la confusion à ce tableau électoral si peu reluisant car cette « proposition » viole l’esprit et la lettre de l’actuelle Constitution, visant à réduire la représentativité démocratique des députés provinciaux et subsidiairement des tous les autres organes provinciaux et nationaux qui en découlent.
4. Les tribunaux de Paix qui sont censés traiter le Contentieux Electoral Local sont très rarement établis en province et dans les rares cas où ils sont présents « sur papier », ils manquent de juges dans la majorité des secteurs et des collectivités locales, surtout à l’intérieur du pays.
Il sied de se demander la nature des institutions judiciaires qui prendront en charge le contentieux électoral local, vu la rareté des Tribunaux de Paix déjà fonctionnant en RDC.

Vu ce qui précède, la DC demande :

1. Que le Recensement des électeurs précède toute échéance électorale, soit-elle locale ou nationale et que le fichier électorale, qui sera établi sur la base du recensement de la Population congolaise afin de déterminer le nombre d’Elus dans chaque circonscription électorale ainsi que de l’identification de ceux qui sont en âge de voter, fasse l’objet de publication, tout en étant transparent et consultable tant par la « majorité » que par l’ « opposition » ; Il sied de souligner que pour la DC, la solution du Recensement est, en soit, une solution palliative par rapport à la nécessité, pour le RDC, d’avoir un fichier d’état civil numérique ainsi que des cartes d’Identité pour l’identification des citoyens. Il est en effet déplorable qu’ à chaque élection la République soit obligée de débourser de sommes énormes pour identifier « provisoirement » ses citoyens, le temps d’un cycle électoral, alors qu’une gestion responsable de la « res publica » nécessiterait la tenue continuelle d’un fichier numérique d’Etat Civil, pour que les congolais puissent être appelés à désigner leurs représentants politiques à n’importe quel moment.
2. Que les élections locales, provinciales, législatives et présidentielles soient couplées afin de réduire les couts du processus et surtout afin de respecter le délai constitutionnel en ce qui concerne la durée du mandat des animateurs des institutions.
3. Que le parlement adopte les lois concernant la répartition des sièges dans les circonscriptions locales, juridiquement indéterminées à ce jour.
4. Que les Tribunaux de Paix soient opérationnels sur l’ensemble du territoire national, afin d’administrer la justice mais aussi afin de répondre à leur obligation de dire le droit en tant que Tribunaux locaux du processus électoral, conformément à la loi électorale.

Les Congolais doivent avoir le droit de voter mais aussi et surtout celui d’élire leurs dirigeants et pour ce faire le processus électoral ne devrait pas présenter les incohérences et les lacunes plus hautes mentionnées et jouir, plutôt, d’un consensus national. Faute de quoi, il faudra donner raison à ces forces politiques qui, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, soutiennent qu’en ce moment, en RDC, les conditions ne sont pas réunies pour la tenue d’un processus électorale crédible.

Vérité et justice pour le Congo,

Fait à Kinshasa, le 28/05/2014
Marc Mawete,
Porte-Parole de la
Démocratie Chrétienne, DC

dc@democratiechretienne.org

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Des ONGDH et des personnalités politiques créent un comité de soutien pour la libérat ion de Diomi Ndongala

Comité de soutien pour la Libération de Diomi Ndongala

Un groupe des défenseurs des droits de l’homme et des personnalités éprises de paix et de justice ont décidé, ce jour, d’unir leurs efforts pour mobiliser l’opinion nationale et internationale sur la condamnation politique du Président Eugène DIOMI NDONGALA et l’urgence d’obtenir sa libération.

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Des ONGDH créent un comité de soutien pour la libération de Diomi Ndongala

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DétailsCatégorie : SociétéPublié le 23 mai 2014Écrit par DONATIEN NGANDU MUPOMPAAffichages : 8

Droits de l’homme
Un groupe d’ONGDH a formé une dynamique en réaffirmant sa détermination à mener, dans les jours à venir, toutes les actions légales à tous les niveaux, pour obtenir la libération de Diomi Ndongala.
Hier jeudi 22 mai à la paroisse Notre-Dame de Fatima, les organisations non gouvernementales de défense des droits de l’Homme « Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) », « Anges du ciel (AC) », « Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCO) », « Ligue des Electeurs (LE) », Nouvelle Société civile (NSC) » Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme (VSV) » ont annoncé la naissance du Comité de soutien pour la libération d’Eugène Diomi Ndongala. Structure qui a pour président Me Georges Kapiamba, directeur exécutif de l’ACAJ.

A cette occasion, on a noté la présence de certains députés nationaux tels que Jean-Claude Vuemba, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, Emery Okundji. Il y avait aussi dans la salle certains membres des partis politiques de l’opposition comme Félix Tshisekedi, Jacquemain Shabani. Et même le professeur Kalele Kabila était de la partie.

Dans la déclaration de ces ONGDH, elles ont annoncé que le but de cette structure est d’obtenir sans condition la libération de Diomi Ndongala qui est, à leurs yeux, un prisonnier politique.

A cet effet, les représentants de ces ONGDH ont rappelé qu’après l’enlèvement de ce dernier et sa longue détention au secret, il fut de nouveau arrêté arbitrairement le 8 avril 2013 vers 23h00’ et placé sous mandat d’arrêt provisoire par le Procureur général de la République le 9 avril 2013.
Ils notent aussi que bien qu’à plusieurs reprises la Cour suprême de justice avait ordonné sa mise en résidence surveillée, qui signifie naturellement qu’il devait être sorti de la prison de Makala et détenu à sa résidence sous surveillance policière, le Procureur général de la République n’avait jamais exécuté fidèlement ces décisions en maintenant Diomi Ndongala dans sa cellule de la prison de Makala.
Que souffrant de crises aiguës du nerf sciatique accompagnées d’autres pathologies aggravées par les mauvaises conditions de sa détentions, soulignent-ils, il lui a été refusé d’accéder aux soins de santé appropriés, notamment à la clinique de Ngaliema, et ce, en violation du paragraphe 22, point 2 de l’Ensemble des règles minima des Nations unies pour le traitement des détenus.
Ils font aussi remarquer que depuis le 26 mars 2014, la Cour suprême de justice l’a condamné à la peine de 10 ans de prison ferme, alors qu’il ne lui avait jamais été donné la possibilité de se défendre valablement par rapport aux faits mis à sa charge ; et qu’en réalité l’objectif poursuivi était de le réduire au silence, car considéré comme dérangeant par ses prises de position sur la gestion des affaires de l’Etat.
Au cours de cette rencontre avec la presse, ces ONGDH ont condamné une fois de plus l’instrumentalisation de la justice par le gouvernement aux fins de réduire au silence les opposants politiques, comme dans le cas du président de la Démocratie chrétienne Eugène Diomi Ndongala. C’est pourquoi les responsables de ces organisations réclament sa libération sans condition et lancent l’appel que voici : « Nous demandons aux personnes éprises de paix, démocratie et justice d’en faire autant et de rejeter par tous les moyens légaux les attaques dirigées contre les membres de l’opposition politique ».
Pour finir, ces ONGDH demandent à la communauté internationale de conditionner tout soutien diplomatique ou financier au gouvernement de Kinshasa à la libération de tous les prisonniers politiques, dont le député Eugène Diomi Ndongala.
Pour sa part, Emmanuel Cole, président de l’ONGDH FBCP, a dressé un état des lieux de l’application de la loi d’amnistie, en relevant qu’une amnistie ne doit pas être sélective, et c’était cela l’esprit des concertations nationales.

Il faudrait noter qu’auparavant, il y a eu les témoignages de quelques invités comme le professeur Kalele qui a présenté Diomi Ndongala comme un modèle de persévérance, d’endurance et d’esprit de sacrifice. D’autres victimes comme le journaliste Verdict Mintuntwa et Mme Marie-Josée Kabungama ont aussi parlé de leur calvaire dans les geôles des services de sécurité et en prison avant de bénéficier de l’amnistie.

TEMOIGNAGES SUR LE COMBAT POLITIQUE DE DIOMI NDONGALA
https://www.youtube.com/watch?v=Ixp_L3cRTCE

https://www.youtube.com/watch?v=Ixp_L3cRTCE

LES TEMOIGNAGES DES HOMMES POLITIQUES AU LANCEMENT DU COMITE DE SOUTIEN A LA LIBERATION DE DIOMI NDONGALA / LE COMITE DE SOUTIEN

LES TEMOIGNAGES DES HOMMES POLITIQUES DE L’OPPOSITION SUR LE COMBAT DE DIOMI NDONGALA, PRISONNIER POLITIQUE EN RDC

22 mai 2014 22 mai 2014 / FreeDiomi / Modifier

comite1
ME. GEORGES KAPIAMBA (ACAJ), MEMBRE DU COMITE
COMITE2
M. MANKENDA RONSTIN , VSV DH, MEMBRE DU COMITE
MANKENDA VSVDH

VIDEO DES TEMOIGNAGES SUR LE PARCOURS POLITIQUE DU PRISONNIER POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA:

https://www.youtube.com/watch?v=Ixp_L3cRTCE

LES INTERVENTIONS DE :

- L’ HON. EMERY OKUNDJI (FONUS) TEMOIGNE DE L’ENGAGEMENT POLITIQUE D’EUGENE DIOMI NDONGALA;
TEMOIGNAGE DE L HON EMERY OKUNDJI
-L’ HON. LISANGA BONGANGA (FAC/OPPOSITION REPUBLICAINE) DONNE SON TEMOIGNAGE SUR LE COMBAT POLITIQUE NON VIOLENT D’EUGENE DIOMI NDONGALA
HON LISANGA BONGANGA
– L’HON. VUEMBA PARLE DE SON COLLEGUE ET FRERE EUGENE DIOMI NDONGALA
HON VUEMBA
M.ME PASCALINA KUDURA DE LA MPP (MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE) DONNE SON TEMOIGNAGE SUR LE PORTE PAROLE DE LA MPP ET DE SON COMBAT POUR LA VERITE ET LA JUSTICE EN RDC
M.ME PASCALINE KUDURA MPP
M. JACQUEMAIN SHABANI RAPPELLE DU COMBAT COURAGEUX D’EUGENE DIOMI NDONGALA AVANT , PENDANT ET APRES LA CAMPAGNE ELECTORALE DE 2011, AU PERIL DE SA VIE ET LES MAINS NUES FACE AUX KALAKNIKOV, EN TANT QUE COMPAGNON DE L’ANCIEN SECRETAIRE GENERAL DE L’UDPS DES MARCHES POUR LA TRANSPARENCE DU FICHIER ELECTORAL
M. JACQUEMAIN SHABANI
L’HON. FELIX ANTOINE TSHISEKEDI (UDPS) RAPPELLE LA CARRURE D’HOMME POLITIQUE D’EUGENE DIOMI NDONGALA ET SON COURAGE FACE AU MARTYRE DONT IL EST VICTIME
HON FELIX ANTOINE TSHISEKEDI
– LE PROF. KALELE (UDPS) : "DIOMI NDONGALA EST UN MODHELE DE PERSEVERANCE DANS LE COMBAT DEMCRATIQUE POUR TOUS LES CONGOLAIS" – LA LUTTE PACIFIQUE EST PLUS DANGEUREUSE QUE CELUI ARMEE ET ELLE S’ACCOMPAGNE COMME TOUTE LUTTE DE LIBERATION A LA PRISON ET A LA MORT. NOUS DEVONS ARRACHER LA LIBERATION D’EUGENE DIOMI NDONGALA"
prof kalele
– M.ME KIBUNGANA, VICTIME DE VIOLATION DES DROITS DE L HOMME ET ACCUSEE DU COMPLOT INSURECTIONNEL DIT "DIOMI NDONGALA/IMPERIUM", AMNISTIEE
m.me KIBUNGANA
– M. VERDICT MITUNTWA, ATTACHE DE PRESSE D’EUGENE DIOMI NDONGALA, (DEMOCRATIE CHRETIENNE) FAUSSEMENT ACCUSEE DE COMPLOT DANS LE MONTAGE DENOMME "DIOMI NDONGALA/IMPERIUM" – IL A FAIT L ‘OBJET DE TORTURES – AMNISTIE
VERDICT MITUNTWA

Capture230514

Déclaration des ONG des droits de l’homme membres du Comité de soutien pour la libération de l’Honorable Eugène DIOMI NDONGALA

Nous, organisations de défense des droits de l’homme, membres du Comité de soutien pour la libération sans condition de l’Honorable Eugène DIOMI NDONGALA, prisonnier politique ;

Rappelant qu’après son enlèvement et sa longue détention au secret, il fut de nouveau arrêté arbitrairement le 08/04/2013 vers 23 heures et placé sous mandat d’arrêt provisoire par le Procureur Général de la République le 09/04/2013 ;

Qu’alors qu’à plusieurs reprises la Cour Suprême de Justice avaitordonné sa mise à résidence surveillée, qui signifie naturellement qu’il devait être sorti de la prison de Makala et détenu à sa résidence sous surveillance policière, le Procureur Général de la République n’avait jamais exécuté fidèlement ces décisions en maintenant le député DIOMI NDONGALA dans sa cellule de la prison de Makala ;

Que souffrant de crises aiguës de nerf sciatique accompagnées d’autres pathologies aggravées par les mauvaises conditions de sa détention, il lui a été refusé d’accéder aux soins appropriés notamment à la clinique comme Ngaliema, et ce, en violation du paragraphe 22, point 2 de l’Ensemble des règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus ;

Que depuis le 26 mars 2014, la Cour suprême de justice l’a condamné à la peine de 10 ans de prison ferme alors qu’il ne lui avait jamais été donné la possibilité de se défendre valablement par rapport aux faits mis à sa charge; et qu’en réalité l’objectif poursuivi était de le réduire au silence, car considéré comme dérangeant par ses prises position sur la gestion des affaires de l’Etat ;

Nous condamnons une fois de plus l’instrumentalisation de la justice par le Gouvernement aux fins de réduire au silence les opposants politiques, comme dans c’est le cas du Président de la Démocratie Chrétienne, M. Eugène DIOMI NDONGALA ;

Nous réclamons sa libération sans condition ;

Nous demandons aux personnes éprises de paix, démocratie et justice d’en faire autant et de rejeter par tous les moyens légaux les attaques dirigées contre les membres de l’opposition politique;

Nous demandons à la communauté internationale de conditionner tout soutien diplomatique ou financier au Gouvernement de Kinshasa à la libération de tous les prisonniers politiques dont le député Eugène DIOMI NDONGALA ;

Nous réaffirmons notre détermination à mener, dans les jours à venir, toutes les actions légales à tous les niveaux, pour obtenir sa libération.

Fait à Kinshasa, le 22 mai 2014

COMITE DE SOUTIEN
Association congolaise pour l’Accès la justice (ACAJ)
Anges du Ciel (AC)
Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP)
Ligue des Electeurs (LE)
Nouvelle Société Civile (NSC)
Voix de Sans Voix (VSV)
http://comitedesoutienliberationdiomindongala.wordpress.com/2014/05/22/les-temoignages-des-hommes-politiques-de-lopposition-sur-le-combat-de-diomi-ndongala-prisonnier-politique-en-rdc-a-loccasion-du-lancement-du-comite-de-soutien-a-la-liberation-de-diomi-ndongala/

LES TEMOIGNAGES DES HOMMES POLITIQUES AU LANCEMENT DU COMITE DE SOUTIEN A LA LIBERATION DE DIOMI NDONGALA / LE COMITE DE SOUTIEN

LES TEMOIGNAGES DES HOMMES POLITIQUES DE L’OPPOSITION SUR LE COMBAT DE DIOMI NDONGALA, PRISONNIER POLITIQUE EN RDC

22 mai 2014 22 mai 2014 / FreeDiomi / Modifier

comite1
ME. GEORGES KAPIAMBA (ACAJ), MEMBRE DU COMITE
COMITE2
M. MANKENDA RONSTIN , VSV DH, MEMBRE DU COMITE
MANKENDA VSVDH

VIDEO DES TEMOIGNAGES SUR LE PARCOURS POLITIQUE DU PRISONNIER POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA:

https://www.youtube.com/watch?v=Ixp_L3cRTCE

LES INTERVENTIONS DE :

- L’ HON. EMERY OKUNDJI (FONUS) TEMOIGNE DE L’ENGAGEMENT POLITIQUE D’EUGENE DIOMI NDONGALA;
TEMOIGNAGE DE L HON EMERY OKUNDJI
-L’ HON. LISANGA BONGANGA (FAC/OPPOSITION REPUBLICAINE) DONNE SON TEMOIGNAGE SUR LE COMBAT POLITIQUE NON VIOLENT D’EUGENE DIOMI NDONGALA
HON LISANGA BONGANGA
– L’HON. VUEMBA PARLE DE SON COLLEGUE ET FRERE EUGENE DIOMI NDONGALA
HON VUEMBA
M.ME PASCALINA KUDURA DE LA MPP (MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE) DONNE SON TEMOIGNAGE SUR LE PORTE PAROLE DE LA MPP ET DE SON COMBAT POUR LA VERITE ET LA JUSTICE EN RDC
M.ME PASCALINE KUDURA MPP
M. JACQUEMAIN SHABANI RAPPELLE DU COMBAT COURAGEUX D’EUGENE DIOMI NDONGALA AVANT , PENDANT ET APRES LA CAMPAGNE ELECTORALE DE 2011, AU PERIL DE SA VIE ET LES MAINS NUES FACE AUX KALAKNIKOV, EN TANT QUE COMPAGNON DE L’ANCIEN SECRETAIRE GENERAL DE L’UDPS DES MARCHES POUR LA TRANSPARENCE DU FICHIER ELECTORAL
M. JACQUEMAIN SHABANI
L’HON. FELIX ANTOINE TSHISEKEDI (UDPS) RAPPELLE LA CARRURE D’HOMME POLITIQUE D’EUGENE DIOMI NDONGALA ET SON COURAGE FACE AU MARTYRE DONT IL EST VICTIME
HON FELIX ANTOINE TSHISEKEDI
– LE PROF. KALELE (UDPS) : "DIOMI NDONGALA EST UN MODHELE DE PERSEVERANCE DANS LE COMBAT DEMCRATIQUE POUR TOUS LES CONGOLAIS" – LA LUTTE PACIFIQUE EST PLUS DANGEUREUSE QUE CELUI ARMEE ET ELLE S’ACCOMPAGNE COMME TOUTE LUTTE DE LIBERATION A LA PRISON ET A LA MORT. NOUS DEVONS ARRACHER LA LIBERATION D’EUGENE DIOMI NDONGALA"
prof kalele
– M.ME KIBUNGANA, VICTIME DE VIOLATION DES DROITS DE L HOMME ET ACCUSEE DU COMPLOT INSURECTIONNEL DIT "DIOMI NDONGALA/IMPERIUM", AMNISTIEE
m.me KIBUNGANA
– M. VERDICT MITUNTWA, ATTACHE DE PRESSE D’EUGENE DIOMI NDONGALA, (DEMOCRATIE CHRETIENNE) FAUSSEMENT ACCUSEE DE COMPLOT DANS LE MONTAGE DENOMME "DIOMI NDONGALA/IMPERIUM" – IL A FAIT L ‘OBJET DE TORTURES – AMNISTIE
VERDICT MITUNTWA

Capture230514

Déclaration des ONG des droits de l’homme membres du Comité de soutien pour la libération de l’Honorable Eugène DIOMI NDONGALA

Nous, organisations de défense des droits de l’homme, membres du Comité de soutien pour la libération sans condition de l’Honorable Eugène DIOMI NDONGALA, prisonnier politique ;

Rappelant qu’après son enlèvement et sa longue détention au secret, il fut de nouveau arrêté arbitrairement le 08/04/2013 vers 23 heures et placé sous mandat d’arrêt provisoire par le Procureur Général de la République le 09/04/2013 ;

Qu’alors qu’à plusieurs reprises la Cour Suprême de Justice avaitordonné sa mise à résidence surveillée, qui signifie naturellement qu’il devait être sorti de la prison de Makala et détenu à sa résidence sous surveillance policière, le Procureur Général de la République n’avait jamais exécuté fidèlement ces décisions en maintenant le député DIOMI NDONGALA dans sa cellule de la prison de Makala ;

Que souffrant de crises aiguës de nerf sciatique accompagnées d’autres pathologies aggravées par les mauvaises conditions de sa détention, il lui a été refusé d’accéder aux soins appropriés notamment à la clinique comme Ngaliema, et ce, en violation du paragraphe 22, point 2 de l’Ensemble des règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus ;

Que depuis le 26 mars 2014, la Cour suprême de justice l’a condamné à la peine de 10 ans de prison ferme alors qu’il ne lui avait jamais été donné la possibilité de se défendre valablement par rapport aux faits mis à sa charge; et qu’en réalité l’objectif poursuivi était de le réduire au silence, car considéré comme dérangeant par ses prises position sur la gestion des affaires de l’Etat ;

Nous condamnons une fois de plus l’instrumentalisation de la justice par le Gouvernement aux fins de réduire au silence les opposants politiques, comme dans c’est le cas du Président de la Démocratie Chrétienne, M. Eugène DIOMI NDONGALA ;

Nous réclamons sa libération sans condition ;

Nous demandons aux personnes éprises de paix, démocratie et justice d’en faire autant et de rejeter par tous les moyens légaux les attaques dirigées contre les membres de l’opposition politique;

Nous demandons à la communauté internationale de conditionner tout soutien diplomatique ou financier au Gouvernement de Kinshasa à la libération de tous les prisonniers politiques dont le député Eugène DIOMI NDONGALA ;

Nous réaffirmons notre détermination à mener, dans les jours à venir, toutes les actions légales à tous les niveaux, pour obtenir sa libération.

Fait à Kinshasa, le 22 mai 2014

COMITE DE SOUTIEN
Association congolaise pour l’Accès la justice (ACAJ)
Anges du Ciel (AC)
Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP)
Ligue des Electeurs (LE)
Nouvelle Société Civile (NSC)
Voix de Sans Voix (VSV)
http://comitedesoutienliberationdiomindongala.wordpress.com/2014/05/22/les-temoignages-des-hommes-politiques-de-lopposition-sur-le-combat-de-diomi-ndongala-prisonnier-politique-en-rdc-a-loccasion-du-lancement-du-comite-de-soutien-a-la-liberation-de-diomi-ndongala/

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LES TEMOIGNAGES DES HOMMES POLITIQUES DE L’OPPOSITION SUR LE COMBAT DE DIOMI NDONGALA, PRISONNIER POLITIQUE EN RDC

22 mai 2014 22 mai 2014 / FreeDiomi / Modifier

comite1
ME. GEORGES KAPIAMBA (ACAJ), MEMBRE DU COMITE
COMITE2
M. MANKENDA RONSTIN , VSV DH, MEMBRE DU COMITE
MANKENDA VSVDH

VIDEO DES TEMOIGNAGES SUR LE PARCOURS POLITIQUE DU PRISONNIER POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA:

https://www.youtube.com/watch?v=Ixp_L3cRTCE

LES INTERVENTIONS DE :

- L’ HON. EMERY OKUNDJI (FONUS) TEMOIGNE DE L’ENGAGEMENT POLITIQUE D’EUGENE DIOMI NDONGALA;
TEMOIGNAGE DE L HON EMERY OKUNDJI
-L’ HON. LISANGA BONGANGA (FAC/OPPOSITION REPUBLICAINE) DONNE SON TEMOIGNAGE SUR LE COMBAT POLITIQUE NON VIOLENT D’EUGENE DIOMI NDONGALA
HON LISANGA BONGANGA
– L’HON. VUEMBA PARLE DE SON COLLEGUE ET FRERE EUGENE DIOMI NDONGALA
HON VUEMBA
M.ME PASCALINA KUDURA DE LA MPP (MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE) DONNE SON TEMOIGNAGE SUR LE PORTE PAROLE DE LA MPP ET DE SON COMBAT POUR LA VERITE ET LA JUSTICE EN RDC
M.ME PASCALINE KUDURA MPP
M. JACQUEMAIN SHABANI RAPPELLE DU COMBAT COURAGEUX D’EUGENE DIOMI NDONGALA AVANT , PENDANT ET APRES LA CAMPAGNE ELECTORALE DE 2011, AU PERIL DE SA VIE ET LES MAINS NUES FACE AUX KALAKNIKOV, EN TANT QUE COMPAGNON DE L’ANCIEN SECRETAIRE GENERAL DE L’UDPS DES MARCHES POUR LA TRANSPARENCE DU FICHIER ELECTORAL
M. JACQUEMAIN SHABANI
L’HON. FELIX ANTOINE TSHISEKEDI (UDPS) RAPPELLE LA CARRURE D’HOMME POLITIQUE D’EUGENE DIOMI NDONGALA ET SON COURAGE FACE AU MARTYRE DONT IL EST VICTIME
HON FELIX ANTOINE TSHISEKEDI
– LE PROF. KALELE (UDPS) : "DIOMI NDONGALA EST UN MODHELE DE PERSEVERANCE DANS LE COMBAT DEMCRATIQUE POUR TOUS LES CONGOLAIS" – LA LUTTE PACIFIQUE EST PLUS DANGEUREUSE QUE CELUI ARMEE ET ELLE S’ACCOMPAGNE COMME TOUTE LUTTE DE LIBERATION A LA PRISON ET A LA MORT. NOUS DEVONS ARRACHER LA LIBERATION D’EUGENE DIOMI NDONGALA"
prof kalele
– M.ME KIBUNGANA, VICTIME DE VIOLATION DES DROITS DE L HOMME ET ACCUSEE DU COMPLOT INSURECTIONNEL DIT "DIOMI NDONGALA/IMPERIUM", AMNISTIEE
m.me KIBUNGANA
– M. VERDICT MITUNTWA, ATTACHE DE PRESSE D’EUGENE DIOMI NDONGALA, (DEMOCRATIE CHRETIENNE) FAUSSEMENT ACCUSEE DE COMPLOT DANS LE MONTAGE DENOMME "DIOMI NDONGALA/IMPERIUM" – IL A FAIT L ‘OBJET DE TORTURES – AMNISTIE
VERDICT MITUNTWA

Capture230514

Déclaration des ONG des droits de l’homme membres du Comité de soutien pour la libération de l’Honorable Eugène DIOMI NDONGALA

Nous, organisations de défense des droits de l’homme, membres du Comité de soutien pour la libération sans condition de l’Honorable Eugène DIOMI NDONGALA, prisonnier politique ;

Rappelant qu’après son enlèvement et sa longue détention au secret, il fut de nouveau arrêté arbitrairement le 08/04/2013 vers 23 heures et placé sous mandat d’arrêt provisoire par le Procureur Général de la République le 09/04/2013 ;

Qu’alors qu’à plusieurs reprises la Cour Suprême de Justice avaitordonné sa mise à résidence surveillée, qui signifie naturellement qu’il devait être sorti de la prison de Makala et détenu à sa résidence sous surveillance policière, le Procureur Général de la République n’avait jamais exécuté fidèlement ces décisions en maintenant le député DIOMI NDONGALA dans sa cellule de la prison de Makala ;

Que souffrant de crises aiguës de nerf sciatique accompagnées d’autres pathologies aggravées par les mauvaises conditions de sa détention, il lui a été refusé d’accéder aux soins appropriés notamment à la clinique comme Ngaliema, et ce, en violation du paragraphe 22, point 2 de l’Ensemble des règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus ;

Que depuis le 26 mars 2014, la Cour suprême de justice l’a condamné à la peine de 10 ans de prison ferme alors qu’il ne lui avait jamais été donné la possibilité de se défendre valablement par rapport aux faits mis à sa charge; et qu’en réalité l’objectif poursuivi était de le réduire au silence, car considéré comme dérangeant par ses prises position sur la gestion des affaires de l’Etat ;

Nous condamnons une fois de plus l’instrumentalisation de la justice par le Gouvernement aux fins de réduire au silence les opposants politiques, comme dans c’est le cas du Président de la Démocratie Chrétienne, M. Eugène DIOMI NDONGALA ;

Nous réclamons sa libération sans condition ;

Nous demandons aux personnes éprises de paix, démocratie et justice d’en faire autant et de rejeter par tous les moyens légaux les attaques dirigées contre les membres de l’opposition politique;

Nous demandons à la communauté internationale de conditionner tout soutien diplomatique ou financier au Gouvernement de Kinshasa à la libération de tous les prisonniers politiques dont le député Eugène DIOMI NDONGALA ;

Nous réaffirmons notre détermination à mener, dans les jours à venir, toutes les actions légales à tous les niveaux, pour obtenir sa libération.

Fait à Kinshasa, le 22 mai 2014

COMITE DE SOUTIEN
Association congolaise pour l’Accès la justice (ACAJ)
Anges du Ciel (AC)
Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP)
Ligue des Electeurs (LE)
Nouvelle Société Civile (NSC)
Voix de Sans Voix (VSV)
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ACCORD TANZANIE-RDC: LA RDC VA FINANCER DES PORTS, DES CHEMINS DE FER, MEME DES BATEAUX ….TANZANIENS ?!

LA RDC VA FINANCER DES PORTS, DES CHEMINS DE FER, MEME DES BATEAUX ….TANZANIENS ?!

par FreeDiomi le 13 mai 2014
GOOD BUSINESS

Sécurité régionale & business :

Kinshasa : Kikwete a rencontré "Kabila". De quoi ont-ils parlé?

GOOD BUSINESS

Jakaya Kikwete et "Joseph Kabila" à Dar es Salam

Arrivé à Kinshasa dans la soirée de vendredi 9 mai, le président tanzanien Jakaya Mrisho Kikwete et "Joseph Kabila" n’ont pas parlé seulement de la sécurité régionale. Depuis le déploiement des éléments des forces spéciales de l’armée tanzanienne au Nord Kivu, les deux hommes seraient devenus "très proches". Les deux "familles présidentielles", mêmement. Il semble que cette "proximité" se serait muée en "partenariat en affaires".
"Joseph Kabila" et son homologue tanzanien devait avoir un entretien en tête-à-tête, vendredi soir, à la Cité de l’Union africaine. Un diner a été offert à Jakaya M. Kikwete qui a effectué sa première visite officielle au Congo démocratique.
Avant de reprendre son avion samedi matin à destination de l’Angola, Kikwete et "Kabila" ont eu une seconde entrevue. Interrogé par la télévision nationale (RTNC), le dirigeant tanzanien a commencé par saluer "le retour de la paix" dans la province du Nord Kivu. Pour mémoire, un millier d’éléments des forces spéciales tanzaniennes forme aux côtés des soldats sud africains et malawites la brigade d’intervention de la Mission onusienne au Congo conformément à la résolution 2098 du 28 mars 2013 du Conseil de sécurité.

De quoi les deux hommes ont-ils parlé? Selon Kikwete, ils ont évoqué des questions politiques et économiques, surtout sur la coopération économique entre les deux pays. "Jakaya" a sans doute omis d’ajouter que les deux "familles présidentielles" sont devenues très "intimes" au point qu’elles ont développé un "partenariat" en affaires. Quelques faits parlent.

A l’époque où il était président du PRP (Parti de la révolution populaire), Laurent-Désiré Kabila a vécu la totalité de sa vie en exil en Tanzanie. Cette politique d’hospitalité fut inaugurée par le président Julius Nyerere à l’endroit des leaders des mouvements de libération du continent.
Dans une interview accordée au quotidien bruxellois "Le Soir" en juin 2006, la dame Sifa Mahanya – qui est présentée à tort ou à raison comme étant la génitrice de Joseph, Jaynet et Zoé – lança un "scoop" en annonçant que le successeur de Mzee a fait son service militaire dans l’armée tanzanienne à Mbeya. Le principal intéressé en parle de manière furtive dans sa "note biographique" – bourrée de demi-vérités – publiée jadis par l’ancien porte-parole à la Présidence congolaise, Kudura Kasongo Muana Lwaba.
Brigade d’intervention de la Monusco
Plusieurs analystes ont été surpris par l’empressement de l’actuel chef de l’Etat tanzanien à déployer les forces combattantes de son pays à l’Est du Congo pour "mâter" les rebelles du M23. Quelle était sa profonde motivation? Il semble que "Jakaya" aurait pris cette décision contre l’avis des "services" de son pays. Trois militaires tanzaniens ont péri lors des affrontements.
Dans un article daté du 12 février intitulé par «La vérité sur le déploiement des troupes tanzaniennes au Congo», le journal en ligne «News of Rwanda» rapportait que "Jakaya" et "Joseph" sont devenus proches à tel point que les deux familles sont associées en affaires.

De même, la première dame de la Tanzanie, bien connue sous le nom de Mama Salma Kikwete, et la soeur jumelle du président Kabila sont associées dans une société d’exportation des minerais à partir de Mikocheni, un faubourg de Dar es Salam.

Les dames auraient par ailleurs deux magasins de luxe dénommés Renzo et Virago. On y vendrait uniquement des habits et des bijoux de luxe. Un détail : "Jaynet" a été "élue" députée nationale à Kalemie une ville où elle ne possède aucune adresse connue. Kalemie se trouve de l’autre côté du lac Tanganyika.
Le beauf venu de Tanzanie
Dans une lettre n°SR/001/2014 datée du 13 janvier 2014 adressée à "Joseph Kabila" ainsi qu’au Premier ministre Augustin Matata Ponyo, des syndicalistes de la Gécamines dénoncent le "pillage systématique" des ressources minières de cette société au niveau de la mine de Lupoto, en territoire de Kipushi (groupement Inakiluba).

"Nous constatons depuis un certain temps, écrivent-ils, l’invasion de cette concession de la Gécamines par des milliers de personnes encadrées par des hommes en uniforme empêchant ainsi l’entreprise Gécamines de mettre en exécution son plan de redressement". "Nous sollicitons votre implication personnelle pour chasser du lieu les pilleurs de nos ressources minières", ajoutent-ils. Silence au somment de l’Etat.

Dans un rapport confidentiel établi, début février dernier, les services de sécurité de la province du Katanga attiraient l’attention de "la hiérarchie" sur un éboulement qui a eu lieu dans cette mine de Lupoto. Bilan : plusieurs creuseurs tués.

Ces "services" avaient cependant "oublié" d’indiquer l’implication d’un membre de la "famille présidentielle" dans cette tragédie. L’homme vit à Lubumbashi. Il s’agit d’un certain Bakari Juma, de nationalité tanzanienne. Il serait l’époux de "Sissi", une des sœurs (?) du "raïs". Selon des sources bien informées le nommé Juma a l’habitude de recourir aux membres de la garde républicaine basés dans l’ex-Shaba pour assurer la sécurité de sa "concession". Quelle destination prennent les minerais amassés? Toute la question est là.

Un ministre tanzanien à Kin
«Joseph Kabila» a reçu, mardi 18 mars, à Kinshasa, le ministre tanzanien des Transports. Son nom : Harrison G. Mwakyembe. L’entretien a tourné autour des accords conclus entre les deux pays dans le domaine des transports aérien, ferroviaire et lacustre. Porteur d’un message écrit de son chef de l’Etat, l’émissaire tanzanien de préciser à la presse que la missive concerne le «renforcement et la redynamisation des relations de coopération entre Dar Es-Salaam et Kinshasa».

Le ministre Mwakyembe soulignera que «les accords conclus avec son homologue de la RDC portent essentiellement sur la réhabilitation et la modernisation, par les deux parties, des ports tanzaniens de Dar Es-Salaam et de Kigoma, en vue de rendre plus fluide la circulation des marchandises».

Inimaginable! Pendant que la SNCC (Société nationale congolaise de chemins de fer) poursuit sa descente en enfer à cause notamment de la vétusté de son matériel, le Congo de "Joseph Kabila" va financer la modernisation des ports tanzaniens.

Selon Mwakyembe toujours, «il est aussi prévu la réhabilitation par les deux pays des locomotives en panne afin de relancer les activités de la société tanzanienne de chemin de fer». Par ailleurs, un autre accord a été signé. Aux termes de celui-ci, la compagnie aérienne « Air Tanzania » va exploiter l’itinéraire Dar Es-Salaam-Kinshasa via Lubumbashi. Dans une seconde phase, le transporteur aérien tanzanien pourra desservir la partie orientale du Congo particulièrement les provinces du Kivu. Enfin, les deux parties ont pris l’engagement d’acheter un ou deux bateaux pour relier le port tanzanien de Kigoma à celui de Kalemie, dans la province du Katanga.
Dans une interview accordée au magazine parisien «Jeune Afrique» (voir n°2776 daté du 23 au 29 mars 2014), le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, fait une déclaration en apparence banale. Une déclaration qui appelle pourtant la plus haute attention des ex-Zaïrois : «(…). Vous savez, la Chine investit massivement en Afrique de l’Est : 10 milliards de dollars rien qu’en Tanzanie, transformée en une sorte de hub pour l’exportation des minerais à destination de la Chine. (…) ». Et pourtant, la Tanzanie est plus réputée pour ses richesses touristiques que pour ses ressources minières…
Baudouin Amba Wetshi © Congoindépendant 2003-2014
http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=8915

http://t.co/Ko5HBfwtmt

ACCORD TANZANIE-RDC: LA RDC VA FINANCER DES PORTS, DES CHEMINS DE FER, MEME DES BATEAUX ….TANZANIENS ?!

LA RDC VA FINANCER DES PORTS, DES CHEMINS DE FER, MEME DES BATEAUX ….TANZANIENS ?!

par FreeDiomi le 13 mai 2014
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Sécurité régionale & business :

Kinshasa : Kikwete a rencontré "Kabila". De quoi ont-ils parlé?

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Jakaya Kikwete et "Joseph Kabila" à Dar es Salam

Arrivé à Kinshasa dans la soirée de vendredi 9 mai, le président tanzanien Jakaya Mrisho Kikwete et "Joseph Kabila" n’ont pas parlé seulement de la sécurité régionale. Depuis le déploiement des éléments des forces spéciales de l’armée tanzanienne au Nord Kivu, les deux hommes seraient devenus "très proches". Les deux "familles présidentielles", mêmement. Il semble que cette "proximité" se serait muée en "partenariat en affaires".
"Joseph Kabila" et son homologue tanzanien devait avoir un entretien en tête-à-tête, vendredi soir, à la Cité de l’Union africaine. Un diner a été offert à Jakaya M. Kikwete qui a effectué sa première visite officielle au Congo démocratique.
Avant de reprendre son avion samedi matin à destination de l’Angola, Kikwete et "Kabila" ont eu une seconde entrevue. Interrogé par la télévision nationale (RTNC), le dirigeant tanzanien a commencé par saluer "le retour de la paix" dans la province du Nord Kivu. Pour mémoire, un millier d’éléments des forces spéciales tanzaniennes forme aux côtés des soldats sud africains et malawites la brigade d’intervention de la Mission onusienne au Congo conformément à la résolution 2098 du 28 mars 2013 du Conseil de sécurité.

De quoi les deux hommes ont-ils parlé? Selon Kikwete, ils ont évoqué des questions politiques et économiques, surtout sur la coopération économique entre les deux pays. "Jakaya" a sans doute omis d’ajouter que les deux "familles présidentielles" sont devenues très "intimes" au point qu’elles ont développé un "partenariat" en affaires. Quelques faits parlent.

A l’époque où il était président du PRP (Parti de la révolution populaire), Laurent-Désiré Kabila a vécu la totalité de sa vie en exil en Tanzanie. Cette politique d’hospitalité fut inaugurée par le président Julius Nyerere à l’endroit des leaders des mouvements de libération du continent.
Dans une interview accordée au quotidien bruxellois "Le Soir" en juin 2006, la dame Sifa Mahanya – qui est présentée à tort ou à raison comme étant la génitrice de Joseph, Jaynet et Zoé – lança un "scoop" en annonçant que le successeur de Mzee a fait son service militaire dans l’armée tanzanienne à Mbeya. Le principal intéressé en parle de manière furtive dans sa "note biographique" – bourrée de demi-vérités – publiée jadis par l’ancien porte-parole à la Présidence congolaise, Kudura Kasongo Muana Lwaba.
Brigade d’intervention de la Monusco
Plusieurs analystes ont été surpris par l’empressement de l’actuel chef de l’Etat tanzanien à déployer les forces combattantes de son pays à l’Est du Congo pour "mâter" les rebelles du M23. Quelle était sa profonde motivation? Il semble que "Jakaya" aurait pris cette décision contre l’avis des "services" de son pays. Trois militaires tanzaniens ont péri lors des affrontements.
Dans un article daté du 12 février intitulé par «La vérité sur le déploiement des troupes tanzaniennes au Congo», le journal en ligne «News of Rwanda» rapportait que "Jakaya" et "Joseph" sont devenus proches à tel point que les deux familles sont associées en affaires.

De même, la première dame de la Tanzanie, bien connue sous le nom de Mama Salma Kikwete, et la soeur jumelle du président Kabila sont associées dans une société d’exportation des minerais à partir de Mikocheni, un faubourg de Dar es Salam.

Les dames auraient par ailleurs deux magasins de luxe dénommés Renzo et Virago. On y vendrait uniquement des habits et des bijoux de luxe. Un détail : "Jaynet" a été "élue" députée nationale à Kalemie une ville où elle ne possède aucune adresse connue. Kalemie se trouve de l’autre côté du lac Tanganyika.
Le beauf venu de Tanzanie
Dans une lettre n°SR/001/2014 datée du 13 janvier 2014 adressée à "Joseph Kabila" ainsi qu’au Premier ministre Augustin Matata Ponyo, des syndicalistes de la Gécamines dénoncent le "pillage systématique" des ressources minières de cette société au niveau de la mine de Lupoto, en territoire de Kipushi (groupement Inakiluba).

"Nous constatons depuis un certain temps, écrivent-ils, l’invasion de cette concession de la Gécamines par des milliers de personnes encadrées par des hommes en uniforme empêchant ainsi l’entreprise Gécamines de mettre en exécution son plan de redressement". "Nous sollicitons votre implication personnelle pour chasser du lieu les pilleurs de nos ressources minières", ajoutent-ils. Silence au somment de l’Etat.

Dans un rapport confidentiel établi, début février dernier, les services de sécurité de la province du Katanga attiraient l’attention de "la hiérarchie" sur un éboulement qui a eu lieu dans cette mine de Lupoto. Bilan : plusieurs creuseurs tués.

Ces "services" avaient cependant "oublié" d’indiquer l’implication d’un membre de la "famille présidentielle" dans cette tragédie. L’homme vit à Lubumbashi. Il s’agit d’un certain Bakari Juma, de nationalité tanzanienne. Il serait l’époux de "Sissi", une des sœurs (?) du "raïs". Selon des sources bien informées le nommé Juma a l’habitude de recourir aux membres de la garde républicaine basés dans l’ex-Shaba pour assurer la sécurité de sa "concession". Quelle destination prennent les minerais amassés? Toute la question est là.

Un ministre tanzanien à Kin
«Joseph Kabila» a reçu, mardi 18 mars, à Kinshasa, le ministre tanzanien des Transports. Son nom : Harrison G. Mwakyembe. L’entretien a tourné autour des accords conclus entre les deux pays dans le domaine des transports aérien, ferroviaire et lacustre. Porteur d’un message écrit de son chef de l’Etat, l’émissaire tanzanien de préciser à la presse que la missive concerne le «renforcement et la redynamisation des relations de coopération entre Dar Es-Salaam et Kinshasa».

Le ministre Mwakyembe soulignera que «les accords conclus avec son homologue de la RDC portent essentiellement sur la réhabilitation et la modernisation, par les deux parties, des ports tanzaniens de Dar Es-Salaam et de Kigoma, en vue de rendre plus fluide la circulation des marchandises».

Inimaginable! Pendant que la SNCC (Société nationale congolaise de chemins de fer) poursuit sa descente en enfer à cause notamment de la vétusté de son matériel, le Congo de "Joseph Kabila" va financer la modernisation des ports tanzaniens.

Selon Mwakyembe toujours, «il est aussi prévu la réhabilitation par les deux pays des locomotives en panne afin de relancer les activités de la société tanzanienne de chemin de fer». Par ailleurs, un autre accord a été signé. Aux termes de celui-ci, la compagnie aérienne « Air Tanzania » va exploiter l’itinéraire Dar Es-Salaam-Kinshasa via Lubumbashi. Dans une seconde phase, le transporteur aérien tanzanien pourra desservir la partie orientale du Congo particulièrement les provinces du Kivu. Enfin, les deux parties ont pris l’engagement d’acheter un ou deux bateaux pour relier le port tanzanien de Kigoma à celui de Kalemie, dans la province du Katanga.
Dans une interview accordée au magazine parisien «Jeune Afrique» (voir n°2776 daté du 23 au 29 mars 2014), le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, fait une déclaration en apparence banale. Une déclaration qui appelle pourtant la plus haute attention des ex-Zaïrois : «(…). Vous savez, la Chine investit massivement en Afrique de l’Est : 10 milliards de dollars rien qu’en Tanzanie, transformée en une sorte de hub pour l’exportation des minerais à destination de la Chine. (…) ». Et pourtant, la Tanzanie est plus réputée pour ses richesses touristiques que pour ses ressources minières…
Baudouin Amba Wetshi © Congoindépendant 2003-2014
http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=8915

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ACCORD TANZANIE-RDC: LA RDC VA FINANCER DES PORTS, DES CHEMINS DE FER, MEME DES BATEAUX ….TANZANIENS ?!

LA RDC VA FINANCER DES PORTS, DES CHEMINS DE FER, MEME DES BATEAUX ….TANZANIENS ?!

par FreeDiomi le 13 mai 2014
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Kinshasa : Kikwete a rencontré "Kabila". De quoi ont-ils parlé?

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Jakaya Kikwete et "Joseph Kabila" à Dar es Salam

Arrivé à Kinshasa dans la soirée de vendredi 9 mai, le président tanzanien Jakaya Mrisho Kikwete et "Joseph Kabila" n’ont pas parlé seulement de la sécurité régionale. Depuis le déploiement des éléments des forces spéciales de l’armée tanzanienne au Nord Kivu, les deux hommes seraient devenus "très proches". Les deux "familles présidentielles", mêmement. Il semble que cette "proximité" se serait muée en "partenariat en affaires".
"Joseph Kabila" et son homologue tanzanien devait avoir un entretien en tête-à-tête, vendredi soir, à la Cité de l’Union africaine. Un diner a été offert à Jakaya M. Kikwete qui a effectué sa première visite officielle au Congo démocratique.
Avant de reprendre son avion samedi matin à destination de l’Angola, Kikwete et "Kabila" ont eu une seconde entrevue. Interrogé par la télévision nationale (RTNC), le dirigeant tanzanien a commencé par saluer "le retour de la paix" dans la province du Nord Kivu. Pour mémoire, un millier d’éléments des forces spéciales tanzaniennes forme aux côtés des soldats sud africains et malawites la brigade d’intervention de la Mission onusienne au Congo conformément à la résolution 2098 du 28 mars 2013 du Conseil de sécurité.

De quoi les deux hommes ont-ils parlé? Selon Kikwete, ils ont évoqué des questions politiques et économiques, surtout sur la coopération économique entre les deux pays. "Jakaya" a sans doute omis d’ajouter que les deux "familles présidentielles" sont devenues très "intimes" au point qu’elles ont développé un "partenariat" en affaires. Quelques faits parlent.

A l’époque où il était président du PRP (Parti de la révolution populaire), Laurent-Désiré Kabila a vécu la totalité de sa vie en exil en Tanzanie. Cette politique d’hospitalité fut inaugurée par le président Julius Nyerere à l’endroit des leaders des mouvements de libération du continent.
Dans une interview accordée au quotidien bruxellois "Le Soir" en juin 2006, la dame Sifa Mahanya – qui est présentée à tort ou à raison comme étant la génitrice de Joseph, Jaynet et Zoé – lança un "scoop" en annonçant que le successeur de Mzee a fait son service militaire dans l’armée tanzanienne à Mbeya. Le principal intéressé en parle de manière furtive dans sa "note biographique" – bourrée de demi-vérités – publiée jadis par l’ancien porte-parole à la Présidence congolaise, Kudura Kasongo Muana Lwaba.
Brigade d’intervention de la Monusco
Plusieurs analystes ont été surpris par l’empressement de l’actuel chef de l’Etat tanzanien à déployer les forces combattantes de son pays à l’Est du Congo pour "mâter" les rebelles du M23. Quelle était sa profonde motivation? Il semble que "Jakaya" aurait pris cette décision contre l’avis des "services" de son pays. Trois militaires tanzaniens ont péri lors des affrontements.
Dans un article daté du 12 février intitulé par «La vérité sur le déploiement des troupes tanzaniennes au Congo», le journal en ligne «News of Rwanda» rapportait que "Jakaya" et "Joseph" sont devenus proches à tel point que les deux familles sont associées en affaires.

De même, la première dame de la Tanzanie, bien connue sous le nom de Mama Salma Kikwete, et la soeur jumelle du président Kabila sont associées dans une société d’exportation des minerais à partir de Mikocheni, un faubourg de Dar es Salam.

Les dames auraient par ailleurs deux magasins de luxe dénommés Renzo et Virago. On y vendrait uniquement des habits et des bijoux de luxe. Un détail : "Jaynet" a été "élue" députée nationale à Kalemie une ville où elle ne possède aucune adresse connue. Kalemie se trouve de l’autre côté du lac Tanganyika.
Le beauf venu de Tanzanie
Dans une lettre n°SR/001/2014 datée du 13 janvier 2014 adressée à "Joseph Kabila" ainsi qu’au Premier ministre Augustin Matata Ponyo, des syndicalistes de la Gécamines dénoncent le "pillage systématique" des ressources minières de cette société au niveau de la mine de Lupoto, en territoire de Kipushi (groupement Inakiluba).

"Nous constatons depuis un certain temps, écrivent-ils, l’invasion de cette concession de la Gécamines par des milliers de personnes encadrées par des hommes en uniforme empêchant ainsi l’entreprise Gécamines de mettre en exécution son plan de redressement". "Nous sollicitons votre implication personnelle pour chasser du lieu les pilleurs de nos ressources minières", ajoutent-ils. Silence au somment de l’Etat.

Dans un rapport confidentiel établi, début février dernier, les services de sécurité de la province du Katanga attiraient l’attention de "la hiérarchie" sur un éboulement qui a eu lieu dans cette mine de Lupoto. Bilan : plusieurs creuseurs tués.

Ces "services" avaient cependant "oublié" d’indiquer l’implication d’un membre de la "famille présidentielle" dans cette tragédie. L’homme vit à Lubumbashi. Il s’agit d’un certain Bakari Juma, de nationalité tanzanienne. Il serait l’époux de "Sissi", une des sœurs (?) du "raïs". Selon des sources bien informées le nommé Juma a l’habitude de recourir aux membres de la garde républicaine basés dans l’ex-Shaba pour assurer la sécurité de sa "concession". Quelle destination prennent les minerais amassés? Toute la question est là.

Un ministre tanzanien à Kin
«Joseph Kabila» a reçu, mardi 18 mars, à Kinshasa, le ministre tanzanien des Transports. Son nom : Harrison G. Mwakyembe. L’entretien a tourné autour des accords conclus entre les deux pays dans le domaine des transports aérien, ferroviaire et lacustre. Porteur d’un message écrit de son chef de l’Etat, l’émissaire tanzanien de préciser à la presse que la missive concerne le «renforcement et la redynamisation des relations de coopération entre Dar Es-Salaam et Kinshasa».

Le ministre Mwakyembe soulignera que «les accords conclus avec son homologue de la RDC portent essentiellement sur la réhabilitation et la modernisation, par les deux parties, des ports tanzaniens de Dar Es-Salaam et de Kigoma, en vue de rendre plus fluide la circulation des marchandises».

Inimaginable! Pendant que la SNCC (Société nationale congolaise de chemins de fer) poursuit sa descente en enfer à cause notamment de la vétusté de son matériel, le Congo de "Joseph Kabila" va financer la modernisation des ports tanzaniens.

Selon Mwakyembe toujours, «il est aussi prévu la réhabilitation par les deux pays des locomotives en panne afin de relancer les activités de la société tanzanienne de chemin de fer». Par ailleurs, un autre accord a été signé. Aux termes de celui-ci, la compagnie aérienne « Air Tanzania » va exploiter l’itinéraire Dar Es-Salaam-Kinshasa via Lubumbashi. Dans une seconde phase, le transporteur aérien tanzanien pourra desservir la partie orientale du Congo particulièrement les provinces du Kivu. Enfin, les deux parties ont pris l’engagement d’acheter un ou deux bateaux pour relier le port tanzanien de Kigoma à celui de Kalemie, dans la province du Katanga.
Dans une interview accordée au magazine parisien «Jeune Afrique» (voir n°2776 daté du 23 au 29 mars 2014), le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, fait une déclaration en apparence banale. Une déclaration qui appelle pourtant la plus haute attention des ex-Zaïrois : «(…). Vous savez, la Chine investit massivement en Afrique de l’Est : 10 milliards de dollars rien qu’en Tanzanie, transformée en une sorte de hub pour l’exportation des minerais à destination de la Chine. (…) ». Et pourtant, la Tanzanie est plus réputée pour ses richesses touristiques que pour ses ressources minières…
Baudouin Amba Wetshi © Congoindépendant 2003-2014
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CARNET D’UN PRISONNIER POLITIQUE EN R.D.CONGO

CARNET D’UN PRISONNIER POLITIQUE EN R.D.CONGO


EUGENE DIOMI NDONGALA: PONA KONGO

Vedette

CARNET D’UN PRISONNIER POLITIQUE EN R.D.CONGO

Je suis enfermé dans une cellule depuis presque deux ans. Avant j’étais détenu au secret dans des geôles des services de sécurité et maintenant dans le mouroir appellé "Prison de Makala".
Malgré ce calvaire, j’ai appris à utiliser la force de mon esprit pour casser les murs odieux de cet espace inhumain d’un mètre et demi par deux, pour voyager très loin avec mon esprit, caressant la canopée toujours verte des forets du Congo, le sable fin de Moanda ou la surface du majestueux fleuve Congo.
Je suis libre car mon esprit est libre et mon âme est légère car je ne me reproche de rien et, bien au contraire, j’ai pleine conscience de la responsabilité d’assumer mon combat pour la vérité et la justice au Congo qui, à cause d’une inversion sémantique déplorable mais très frequente à nos latitudes, est appelé "Démocratique".
Il fallait dire "NON": c ‘était plus fort que moi. Dire Non à l’imposture; dire Non à l’énième holdup up électorale de novembre 2011; dire Non à la volonté de voler l’espoir de tout un peuple, le peuple congolais, le peuple des "damnés de la terre" depuis trop longtemps.
Voilà pourquoi j’ai décidé d’écrire ce Carnet: pour laisser une mémoire de ce sacrifice et de cette lutte PONA KONGO.
"Les congolais seront libres quand il écriront leur propre histoire", a-il dit un jour Patrice Emery Lumumba

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10 mai 2014

PONA KONGO: NOUS CONGOLAIS, LES DAMNES DE LA TERRE

Le 26 Novembre 2011 : le dernier jour de campagne électorale marqué par le sang des congolais massacrés à l’aéroport de Ndjili: voilà pourquoi j’ai choisi de condamner l’imposture

Comment effacer ces images insoutenables de ma mémoire? Comment oublier l’image d’Etienne Tshisekedi debout, pendant des heures, dans son véhicule tenant tête à l’inspecteur de la Police congolaise, le Général Bisengimana, qui lui barrait la route afin de l’empêcher de rejoindre la capitale, Kinshasa, où il devait tenir son dernier meeting de campagne électorale au stade des Martyrs ?
Le Président Tshisekedi et ses accompagnateurs venaient de risquer leurs vies, car l’atterrissage de leur avion avait été refusé par la Tour de Contrôle de l’aéroport International de Kinshasa à plusieurs reprises, alors qu’ ils rentraient du Bas-Congo, où un énième bain de foule de centaines de milliers de Ne-Kongo avait accompagné et salué le candidat du peuple jusqu’au Pont Marechal. Le même bain de foule s’était reproduit dans toutes les provinces du Congo.
Après avoir quitté la ville de Matadi, l’avion de Etienne Tshisekedi avait tourné dans les cieux pendant des heures avant d’être autorisé, au dernier moment, d’ atterrir à l ‘Aéroport de Ndjili, à quelques minutes seulement d’une panne sèche qui aurait provoqué inévitablement son crash.
Arrivés à Ndjili, tout commença à basculer: les partisans de Tshisekedi étaient brutalement éloigné et nous qui étions sur place pour l’accompagner jusqu’au stade des Martyrs, nous nous retrouvions encerclés par les chars de combats, par des petits blindés et des voitures de police qui nous empêchaient de sortir pas seulement de l’aéroport mais même de nos véhicules.
Pris au piège dans nos voitures, nous essayions d’entamer une négociation avec nos bourreaux mais les pourparlers furent infructueux au point que les esprits s’échauffèrent et pour la première fois le Président Tshisekedi, toujours debout dans son véhicule et face à face avec l’Inspecteur Général de la Police "kabiliste", perdra sa patience légendaire et il commença à traiter l’officier de tous les noms d’oiseaux. La Garde Républicaine encercla tout l’aéroport où un nombre important de citoyens congolais étaient arrivé pour accueillir leur leader, malgré le différentes barricades érigées par les forces du désordre tout au long le Boulevard Lumumba. J’ai l’impression de les entendre encore entonner des chants en honneur de Tshisekedi et nous, les responsables des plateformes de soutien au candidat à la Présidence de la République, essayions d’alerter la presse et la Monusco de ce qui était en train de se passer dans un aéroport international où tous les vols avaient été annulés.
L’appel lancé à la MONUSCO curieusement n’avait abouti à rien: nous faisoins face à l’attitude indifférente des fonctionnaires de la structure onusienne qui nous parlaient comme s’ils avaient plus urgent à faire… Nous comprenions vite que nous devions compter seuelement sur nous même: d’abord, il fallait protéger le Président Tshisekedi, dont l’altercation avec Bisengimana était devenue âpre; après, rechercher un moyen pour briser le cordon militaire qui nous cernait en plein parking de l’aéroport international.
La présence de la presse internationale comme Al-Jazira, nous était de réconfort car jamais on aurait pu imaginer la suite des évènements dont la chaine du Qatar détient les enregistrements vidéo.
Nos téléphones sonnaient en continuation: on nous signalait que la garde dite "Républicaine" (encore une inversion sémantique) avait ouvert le feu sur les congolais qui voulaient se rendre à l’aéroport pour accueillir leur candidat à l’élection présidentielle. Beaucoup de Kinois étaient en train d’être fauchés par les balles réelles tirées à bout portant et d’autres étaient tenus à distance par des bombes lacrymogènes ou bien des canons à eau, une eau mélangée avec des substances corrosives et toxiques qui brulaient la peau des infortunées qui en étaient aspergés.
En quelques minutes, tout à commencé à basculer autour de nous: la garde républicaine, la police et les militaires de la forces terrestre ont commencé à ouvrir le feu sur les citoyens congolais qui étaient regroupés tout au tour de l’aéroports, les mains nues face au kalachnikovs.
Nous tous, prisonniers dans nos voitures, incapables même d’ouvrir les portières, fûmes, au début, surpris; c’était une scène incompréhensible et extrement violente :
les jeunes, les vieux, les femmes présents dans le parking de l’aéroport internationale de Ndjili, commencèrent à fuir de tous les cotés pour échapper aux balles réelle et même aux militaires et à la police qui volaient les appréhender physiquement. Beaucoup perdaient leurs chausseurs, leurs vêtements essayant de fuir dans toutes les directions. Les scènes les plus affreuses furent celles des vieux, des dames et des jeunes qui tombaient comme du gibiers sous les balles de leurs affreux "chasseurs". Après 20 minutes de tirs d’armes à feu qui tonnaient dans toutes les directions, le parking autour des voitures du cortège du candidat Tshisekedi se vida, la fumée des fusils et des gaz lacrymogène se dispersa et autour de nous, ouvrant les fenêtres des voitures, nous pouvions compter un grand nombre d’ hommes et de femmes blessés et aussi des nombreux cadavres.
Les policiers entouraient complètement les voitures du cortège de Tshisekedi et ils étaient si proches qu’ils nous empêchaient d’ouvrir les portières. La nuit tomba et les militaires de la GR commencèrent à ramasser les corps sans vie et les blessés, tous conduit vers une destination inconnue. Le parking de l’aéroport était plein de chaussures abandonnées par ceux qui avaient fuit ou ils étaient tombés sous les balles.
L’air était devenu à peine respirable car les gaz lacrymogènes commençaient à peine à se dissiper. Nous n’avions d’autre choix que de rester dans les voitures et ainsi, passer la nuit, craignant que les affreux autour de nous puissent s’empreindre physiquement aussi à notre candidat.
Nous étions des otages mais aussi des témoins gênants du carnage qui avait eu lieu sous nos yeux.
Je me rappelle du visage ensanglanté d’un jeune qui touchait sa tête ouverte par une blessure béante et qui nous regardait et regardait sa main ensanglantée et qui répétait inlassablement: pourquoi, pourquoi, pourquoi, avant de tomber à terre.
Il n’y avait ni de croix rouge ni d’ ambulance de la Monusco: les blessés et les morts étaient brutalement jetés sur les camions militaires et acheminés vers une destination inconnue.
La nuit était interrompue par des coups de balles sporadiques. Notre prise en otage n’ avait pas ému ni la communauté internationale ni la Monusco. Al- Jazira arriva à retransmettre dans son journal télévisée les images indescriptibles du carnage mais cela resta impuni, derangeant à peine l’indifférence habituelle du reste du monde envers ce qui touche les damnés de la terre, nous le peuple congolais.
Le matin suivant, la police politique aux ordres du Général Bisengimana ouvra son blocus et permetta au cortège de quitter l’aéroport de Ndjili. Tout au long le Boulevard Lumumba, les indices de ce qui avait eu lieu la veille étaient nombreux: des bombes lacrymogènes explosées, des traces de sang et encore et toujours ces babouches, ces chausseurs abandonnées par les kinois soumis à la "mattanza" du 26 novembre 2011.
Le 27 novembre 2011 je me suis dit qu’ une lutte âpre contre un adversaire capable de tout nous attendait: "PONA KONGO", il faillait continuer à se battre, les mains nues face aux kalachnikovs.
Malgré les menaces, les tortures et les humiliations de toutes sortes subies, je ne cesserai jamais de condamaner l’imposture: je le dois aux kinois tombés le 26 novembre 2011, les martyrs méconnus et sans sepulture d’une Démocratie qui doit encore naitre.
Je suis certain que l’histoire me donnera raison.

Eugène Diomi Ndongala,
Carnet d’un Prisonnier Politique en RDC

http://diomiponakongo.wordpress.com/